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8c> pieds. Son tronc, qui est très-droít,en a jusqu’à 50 ou 60, sur 3 à 4 de dia-mètre , & est couronné par une cimesphérique , médiocrement touffue , for-mée par des branches menues , cylin-driques , longues, opposées en croix, &écartées fous un angle de quarante degrésou environ. L’écorce qui les recouvre ,ainsi que le tronc , est mince , unie ,liste, luisante, communément blanche, &facile à séparer par lames minces, comme'un papier , ou une membrane , qui, vuesde loin du côté opposé au soleil, mon-trent un mélange agréable des couleursde Piris ; savoir , le rouge , le jaune &le verd : regardées de près , ces lamesressemblent assez à des cartes géographi-ques ; mais leurs couleurs diminuent àmesure qu’elles sechent, & on n’en voitque de foibles traces fur Pécorce des ar-bres qui font morts, par ce qu’elle dépendentièrement de Phumidité qui abreuveles vaisseaux de cette écorce ; leur boisest blanc , fongueux, mou , formé deplusieurs cercles peu épais , mais biensensibles par les fibres grossières qui lescomposent.
Les feuilles font opposées deux à deuxen croix , placées fur les branches à desdistances assez grandes les unes des au-tres , elliptiques, pointues aux deux ex-trémités , longues de quatre à cinq pou-ces, une à deux fois moins larges , feches,fermes , peu ondées, entier es , noirâtresen dessus, cendré-pâles en destous, re-levées d’une côte longitudinale , aiguë ,tranchante, à six ou huit nervures al-ternes de chaque côté ; & portées fur unpédicule cylindrique fort court.
Des aisselles des feuilles supérieures ,fort alternativement une fleur astez sem-blable à celle du gérofiier , composée d’uncalice à cinq denticules fur Povaire ,d’une corolle à cinq pétales , arrondis ,courts, une fois plus longs ; de cinq éta-mines égales au calice , & d’un styleavec une stigmate simple. L’ovaire quiest fous la fleur est simple , liste , uni,cylindrique, fort peu plus long que large,& devient en mûrissant une baie ou écorcecomparable à celle du myrte , à une logefermée qui ne s’ouvre point, & qui con-Tome I V.
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tient beaucoup de graines petites , trian-gulaires & brunes.
Qualité. L ’ay alla est rare ; il croît futles bords sabloneux des fleuves , sur-tout du Sapalewa dans l’île de Ceram :lorsqu’on le coupe il rend beaucoupd’eau.
Usages. Son bois n’est pas employé ,parce qu’il n’est pas de durée. Les Malaysenlèvent seulement íon écorce pour lamâcher avec l’arec ou le betel, commecontre-poison , & toutes les fois que leurcorps est languissant & comme engourdi.
Remarques. Uayalla est , comme l’onvoit, un nouveau genre de plante quidoit être placé dans la seconde section dela famille des onagres, à côté du blakea.
Rumphe nous apprend que fur lesmontagnes de la même île de Ceram ,on en voit une autre espece que lesMalays appellent eaju farajfa & cajaswangì , parce que son écorce est mar-quée de grandes taches qui imitent desfleurs , & qu’elle est si unie , si polie »,que les fourmis même ne peuvent ymonter. ( M. Ao ARS o N. )
* AYAMONTE, ( Geog.) petite villemaritime d’Espagne dans l’Andalousie ,fur le côté oriental de l’embouchure dela Guadiana. Long. 10. 35. lat. 37. 9.
* AYAN , ( Geog. ) la côte à' Ay anou d’Ajen est en Afrique , dans la hauteEthiopie , depuis la ligne équinoctialejusqu’au douzième degré de latitude mé-ridionale , ce qui fait environ trois centslieues de longueur fur l’Océan ou la merde Zanguebar ; elle en a environ cent qua-rante fur le détroit de Babel mande!, ou.fur la mer Arabique ; elle est divisée enquatre royaumes, d ’Adel , d’Adea , deMandagano , & de Brava .
AYE, ( Ge'ogr. ) petite ville d’An-gleterre , dans la province de Suffolk ,entre Ipfwich & Norwich. Elle est dansun pays couvert de bois , & dans unesituation champêtre des plus agréablesLong. 19. lat. $ 2. 40. {C. A.)
* AYEN, ( Ge'ogr.) petite ville deFrance, dans le Limofin , généralité deLimoges , élection de Brives.
* AYERBE , ( Ge'ogr. anc . & mod. )petite ville d’Espagne , en Arragon, que
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