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fleurs en épi, fans cependant dire qu’ila les deux sexes séparés fur deux individusdifférents ; mais dans fa figure les fleursfont hermaphrodites , ou au moins lesfemelles font solitaires , axillaires, & nonen épi, comme dans Yagallocbum ; lesfruits font aussi différents, de forte queYaytuy forme un genre particulier voisinde Y agallocbum , dans la famille des ti-thymales , voyez, notre 4Ze. famille ,•volume II , page 355. ( M. ADAN-sov. )
AYUNE , f. m. ( Hift. nat. Botan. )arbre de la famille des cistes , ainsi nomméà Amboine , & très-bien gravé , quoiquefans détails , par Rumphe dans son Her-barium Amboïnicum , sous la dénomi-nation de arbor nuda , volume III , pag.89 , planche LlX. Les Malays rappellentboa tay camblng , c’est-à-dire , arbre auxcrottes de bouc, à cause de la figure deson fruit ; les habitans d’Amboine ay une ,ay uni n & aynehu ; ceux de Leytimorefajfiffe rû ivel , c’est-à-dire , percent decoco ; & ceux de Soyan ay hua laha , quiveut dire fruit sanguin.
Cet arbre est des plus minces que l’onconnoiffe relativement à fa hauteur quiest de 40 à 50 pieds. Son tronc est très-droit, ou peu sinueux , ferme , simple ,élevé de huit à dix pieds fur trois à quatrepouces au plus de diamètre , recouvertd’une écorce si fine , qu’elle ressembleà une membrane lisse, & couronné parune cime conique élancée , deux à troisfois plus longue que large , formée debranches rares, alternes, menues, lon-gues , fermes , ouvertes sous un anglede 45 degrés , & arquées en bas par lepoids des feuilles.
Celles-ci sont au nombre de cinq à dix ,disposées circulairement & alternative-ment fur chaque branche , assez serrées,elliptiques , pointues aux deux bouts ,longues de sept à dix pouces : deux foismoins larges , entieres , molles , d’unverd obscur ou noirâtre en dessus, cen-drées en dessous , relevées d’une côte àflx ou huit nervures, comme opposéesde chaque côté, & portées fur un pédi-cule cylindrique , menu & court, à l’o-yjginç duquel on voit deux stipules en
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écailles qu! tombent peu après leur dé-4véloppement.
I)e faisselle de chaque feuille fort unépi égal à elles ou d’un tiers plus long ,couvert d’un bout à fautre d’environ 2Çà 30 fleurs , à calice purpurin ou tubeirregulier pointu en dessus , en demi-lune & sinueux en dessous, caduc, auquelsuccède une baie ovoïde , de la gran-deur & forme d’une crotte de bouc oud’une prune un peu ridée extérieurement,d'abord verd-pâle , ensuite purpurine ,enfin noire , à chair peu épaisse, succu-lente , d’une saveur acide , astringente ,à peu près comme la prunelle mûre oulejambos sauvage , à une loge contenantun osselet ovoïde, oblong & ridé ; lorsi-qu’on mange ce fruit, il tache la boucheen violet noir, comme fait l’airelle oule myrtil.
Lieu. Vayune croît à Amboine & àCelebe dans les plus hautes & les plusépaisses forêts des vallons les plus ombra-gés. II fleurit en juillet , & ses fruits sontmûrs en Septembre & Octobre.
Qualìte's. Son bois est compact, trés-homogene , très- durable, & brun commecelui du bore auquel il supplée ; il est stdur , qu’on a beaucoup de peine à faireployer ses brandies.
Usages. Ses fruits fe mangent, plutôtcomme rafraîchissants , qu’à cause de leurgoût. Les femmes en donnent à leursenfants comme un astringent, légèrementfudorifique, qui les empêche de pisser aulit. Us fervent aussi à teindre les toilesen noir ; pour cela on ensevelit ces toilespendant trois jours avec ses baies piléesdans une terre noire fangeuse. Les Ma-lays les emploient encore pour teindreleur riz en noir dans certains jours defête. Son bois sert à faire des manchesde haches & des maillets ; on en fait aussides faussets pour percer le cocos & lejaka , appellé tsjampadaha , pour sondersi leur amande est suffisamment mûre.
Remarques. Rumphe nous ayant laisseignorer de quelle nature sont la corolle &les étamines de Vayune , nous ne pou-vons absolument décider si cet arbre ap-partient à la famille des châtaigniers.Néanmoins jl nous paroît avoir plus de