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furellement dans la famille des pista-chiers , entrele mal-naregam & le manga.Voyez, nos familles des plantes impri-mées en I7Í9 , "volume 1 /. n°. 44, page34 Aoanson. )
AYTON oh AITON , ( Géogr. anc.& mod. ) petite ville de Grece , dans laLivadie, à cinq lieues au nord des Dar-danelles de Lepante. On croit que c’estl’ancienne ville d’Etoile , appellée Ca-lydon ae/u'l
AYTPE , ( Gebg. ) petite ville deFrance dans le pays d’Aunis, environ àune lieue fud-est de la Rochelle. Le foldes environs produit du bled excellent& beaucoup de vin. ( C A. )
AYTUY , f. m. ( Hlfi. nat. Botanìq.plante ainsi nommée à Amboine & très-bien figurée par Fumphe dans son Her-barìum Amboînicum , volume III , pag.213 , planche CXXXVI 1 I , sous le nomd ’Icbtbyoclonos llttorea. Les habitantsd’Amboine rappellent aytuy , aytohî &ay pue.
C’est un arbre de moyenne grandeur ,haut de 25 à 30 pieds , à tronc tantôtsolitaire, tantôt double , menu , élevéde 10 à 12 pieds, siir cinq à six poucesde diamètre , & couronné par une cimeconique, épaisse, à peine une fois pluslongue que large , composée de branchesalternes, menues, longues, disposées cir-culairement & ouvertes fous un angle de40 degrés ou environ.
Chaque branche porte 10 à 12 feuillesdisposées d’une maniéré assez lâche alter-nativement & circulairement fur touteleur longueur. Ces feuilles font ellipti-ques , pointues aux deux extrémités ,longues de quatre à cinq pouces , deuxfois moins larges, dentelées légèrementdans leur contour , assez épaisses, lisses,d’un verd bleuâtre , relevées en dcííbustl’une côte & de huit à dix paires de ner-vures comme, opposées , peu sensibles &portées horizontalement fur un pédiculecylindrique, assez court.
De faisselle de chaque feuille fort unefleur hermaphrodite, petite , d’un verdjaunâtre , pendante fur un pédoncule égalâ celui de la feuille. Cette fleur consistecn trois étamines fort courtes & en un
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ovaire sphérique, terminé par un style& un stigmate simple ; l’ovaire en mû-rissent devient une capsule sphérique ,dure, de cinq lignes de diamètre, d'a-bord verte tachée de cendré, enfin cen-dré-noire, marquée de six sillons donttrois plus profonds , â trois loges qui nes’ouvrent point, & qui contiennent cha-cune une graine triangulaire , variée decendré & de brun; la troisième de cesgraines avorte pour l'ordinaire.
Culture, léaytuy est assez rare à Am-boine dans le canton d’Hitoe , où il croîtdans les forêts, fur le rivage ou dans lesplaines voisines de la mer. Il fleurit enmai & juin. Chaque capsule en tombantà terre produit seulement deux plantesparce que fa troisième loge est stérile.
Qiialltés. En quelque endroit qu’onblesse cet arbre , il répand un suc laiteux& visqueux , mais en petite quantité. Sonécorce est d’un verd noirâtre. Son boisest blanc, mou & léger , mais durable 3& n’est nullement sujet aux vers.
Usages. U aytuy est mis au rang desarbres laiteux pernicieux. C’est pourquoion n’en fait presque d’autre usage qued’employer son fruit pour empoisonnerles poissons. Pour cet effet , on fait dansles rivières une petite enceinte où l’onplonge des petites corbeilles pleines deses fruits pilés grossièrement, & que l’onbat avec des baguettes jusqu’à ce queseau en devienne mousseuse & couverted’écume. Alors on voit les poissons ren-fermés dans l’enceinte, surnager morts ;on les mange sens qu’ils incommodentaucunement.
II paroît que la qualité venimeuse deces fruits réside particulièrement dansleur capsule ou coque, car les enfantsI’ouvrent-& en mangent sens danger lesamandes qui sont douces & à-peu-prcsdu goût de celles du nanari. Son boisbien soc sort à faire des sabots.
Remarques. Quoique Rumphe nouslaisse ignorer si l ’aytuy a un calice , nousne pouvons guere douter qu’il n’en aitun, & nous remarquons dans se descrip-tion une irrégularité facile à rectifier ;car en comparant cet arbre au bois d’aigle.agallççbum 3 il dit qu’il a de même ses