Band 
Tome quatrième.
Seite
174
JPEG-Download
 

*74 A Z Y

les végétaux farineux plus aises à digé-rer , mais en même temps plus sujets âs’aigrir. C’est pourquoi le pain fans levainne convient qu’à ceux dont Pestomac estrempli d’acide. Aux autres il pese surPestomac , & ne fait qu’incommoder sansprocurer aucun avantage ; car le chyle

A Z Y

qui en résulte est visqueux , épais îjgluant, & chargé d’impuretés. (N).

* AZYMITES, s. m. pi. nom que lesschismatiques Grecs donnent aux catho-liques Romains ; parce qu’ils se serventde pain azyme ou sans levain dans lesacrifice de la messe. Voyez, ÀZYME.

î ..— >

B

B s. m. ( Gram. ) c’est la secondelettre de Palphabet dans la plupart, des langues, & la premiere desconsonnes.

Dans Palphabet de P ancien Irlandois , leb est la premiere lettre, & 14 en est ladix-septieme.

Les Ethiopiens ont un plus grand nom-bre de lettres que nous , & n’observentpas le même ordre dans leur alphabet.

Aujourd’hui les maîtres des petitesécoles, en apprenant à lire , font pro-noncer be , comme on le prononce dans laderniere syllabe de tom-be , il tombe : ilsfont dire austî , avec un e muet, de fe ,me, pe ; ce qui donne bien plus de facilitépour assembler ces lettres avec celle quiles suivent. C’est une pratique que sau-teur de la Grammaire générale du P. R.avoit conseillé il y a cent ans, & dontil parle comme de la voie la plus naturellepour montrer à lire facilement en toutesfortes de langues ; parce qu’on ne s’ar-rête point au nom particulier que l’on adonné à la lettre dans Palphabet, mais onn’a égard qu’au son naturel de la lettre ,lorsqu’elle entre en composition avecquelqu’autre.

Le b étant une consonne , il n’a de sonqu’avec une voyelle ; ainsi quand le btermine un mot, tels que Achab , Joab,Jlíoab , Oreb , Job , Jacob , après avoirformé le b par l’approche des deux levresl’une contre P autre , on ouvre la bouche &on pousse autant d’air qu’il en faut pourfaire entendre un e muet , & ce n’estqu’alors qu’on entend le b. Cet e muetest beaucoup plus foible que celui qu’on

B

entend dans syllabe , Arabe , Eufebe ,globe, robbe. Voyez, CONSONNE.

Les Grecs modernes , au lieu de direalpha , beta , disent alpha , vit a : mais ilparoît que la prononciation qui étoit autre-fois la plus autorisée & la plus générale ,étoit de prononcer beta.

Il est peut-être arrivé en Grece à l’égardde cette lettre, ce qui arrive parmi nousau b : la prononciation autorisée est de direbe ; cependant nous avons des provinces oùl’on dit ve. Voici les principales raisonsqui font voir qu’on doit prononcer beta.

Eufebe, au livre X. de la préparationévange'lique , ch. vj. dit que Valpha desGrecs vient de 1 ’aleph des Hébreux, & quebeta vient de b et h : or il est évident qu’onne pourroit pas dire que vit a vient debeth , sur-tout étant certain que les Hé-breux ont toujours prononcé beth.

Eustathe dit que /3» , p? , est un sonsemblable au bêlement des moutons &des agneaux , & cite ce vers d’un ancien :

Isfatuus pcrinde ac ovisbe , be dìcens incedit.

Saint Augustin , au lìv. II. de Doct.christ, dit que ce mot & ce son beta est lenom d’une lettre parmi les Grecs, & queparmi les Latins beta est le nom d’uneherbe & nous P appelions encore aujour-d’hui bete ou bete-rave.

Juvénal a aussi donné le même nom àcette lettre :

Hoc discunt omnes ante alpha & betapuellet.

Belus , pere de Ninus , roi des Assy-riens , qui fut adoré comme un dieu parles Babyloniens , est appellé , &

P on dit encore la statue de Beel,