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Tome quatrième.
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quel les Italiens & les autres peuples detEurope répetent le b , parce qu’ils n’ontpoint d’autre nom pour exprimer la noteque l.s François appellent st. Foyez,Gamme.

B MOL ou BÉMOL , caractère deMusique qui a à-peu-près la figured’unb , & fait abaisser d’un semi-ton mineurla note à laquelle il est joint.

Guy d’Arezzo ayant autrefois donnédes noms aux íîx notes de l'octave laislà laséptieme sans autre nom que celui de lalettre b , qui lui est propre , comme le câ Y ut, le d au ré, &c. Or ce b se chan-toit de deux maniérés ; lavoir , à un tonau-dessus du la selon Tordre naturel de lagamme , ou seulement à un semi-ton dumême la , lorsqu’on vouloit conjoindreles deux tétracordes. Dans le premiercas , le fi sonnant assez durement à causedes trois tons consécutifs , on jugea qu’ilfaisoit à T oreille un effet semblable à celuique les corps durs & anguleux font à lamain ; c’est pourquoi on Tappella b dur oub quarre , b quadro : dans le second casau contraire , on trouva que le fi étoitextrêmement doux à Toreille ; c’est pour-quoi on Tappella b mol , & par la mê-me analogie on Tauroit pu appeller brond.

II y a deux maniérés d’employer le bfnol : Tune accidentelle , quand dans lecours du chant on le place à la gauched’une note ; cette note est presque tou-jours la note sensible dans les tons ma-jeurs , & quelquefois la sixième note dansles tons mineurs , quand il n’y a pas à laclé le nombre de bémols qui doit y être.Le b mol accidentel n’altere que la notequ’il touche , ou tout au plus , cellesqui dans la même mesure se trouventfur le même degré , sans aucun signecontraire.

L’autre maniéré est d’employer le bmol â la clé , & alors il agit dans toutela fuite de T air , & fur toutes les notesqui font placées parallèlement à lui fur lamême ligne ou dans le même espace , àmoins qu’il ne soit contrarié accidentelle-ment par quelque dièse ou b quarre , ouque la clé ne change.

La position des b mois à la dé n’est

B

pas arbitraire ; en voici la raison. Ils sonsdestinés à changer le lieu des semi-tons deTechelle : or ces deux demi-tons doiventtoujours garder c-ntr’eux un intervalleprescrit , c’est-à-dire il faut que leursnotes homologues soient entr’elles à ladistance d’une quarte d’un côté & d’unequinte de l’autre ; ainsi la note mi infé-rieure de son semi-ton , tait au grave laquinte du fi , qui est son homologue dansTautre semi-ton , & à T aigu la quarte dumême fi ; & la note fi tait au grave laquarte du mi , & à í’aigu la quinte dumême mi.

Si, par exemple, on donnoit un b molau mi , le semi-ton changeroit de lieu, &se trouveroit descendu d’un degré entrele ré & le mi b mol. Or dans cette positionil est évident que les deux semi-tons negarderaient plus entr’eux la distanceprescrite ; car le re 'qui seroít la note in-férieure de Tun , feroit au grave la sixtedu fi , son homologue dans T autre , & àT aigu la tierce du même fi ; & cefi fe-roit au grave la tierce du ré, & à T aigula sixte du même ré : ainsi les deux semi-tons serpient trop près d’un côté , & tropéloignés de Tautre,

L’ordre des b mois ne doit donc pascommencer par mi , ni par aucune autrenote de T octave que par^r , la feule quin’a pas le même inconvénient ; car bienque le semi - ton y change de place , &cédant d’être entre 1 efi & Yut , descendeentre le fi b mol & le la , toutefois Tordreprescrit n’est point détruit ; carie la ,dans ce nouvel arrangement, se trouved’un côté à la quarte, & de Tautre à laquinte de mi son homologue , & récipro-quement.

La même raison qui fait placer le pre-mier b mol sur le si, fait mettre le secondsur le mi, & ainsi de suite , en montantde quarte , ou en descendant de quintejusqu’au fol , auquel on s’arrête ; parceque le b mol de Y ut qu’on trouveroit en-suite , ne différé point du fi dans la prati-que. Cela fait donc une fuite de cinq bmois dans cet ordre.

1 * 3 4 y

m h fi > l<t ) té i fol.

Toujours