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d’autres que c’étoit Saturne ou le Soleil.L’historien Jofephe appelle le Dieu desPhéniciens Baal ou Bel , dont Virgileparle dans l’Enéide, comme d’un Roi deTyr :
Impteviique moropateram , quam Belus & omnes
A Belo J'oliti.
Godwín , fondé fur la ressemblance, desnoms, croit que le Baal des Phéniciensest le même que Moloch : le premiersignifie seigneur , & le second , princeou rot. Cependant d’autres pensent queces peuples adoroient Saturne fous lenom de Moloch , & Jupiter fous celuide Baal ; car ils appelloient ce dernierdieu , Baal semen - , le seigneur du ciel.Quoiqu’il en soit de ces différentes opi-nions , le culte de Baal fe répandit chezles Juifs , & fut porté à Carthage parîes Tyriens. ses fondateurs. On lui facri-fioit des victimes humaines & des enfans ,en mémoire de ce que fe trouvant en-gagé dans une guerre dangereuse , il parason fils des ornemens royaux , & l’im-mola fur un autel qu’il avoir dressé lui—même. Jérémie reproche anx Juifs qu’ilsbrûîoient leurs enfans en holocauste de-vant P autel de Baal ; & dans un autreendroit , que dans la vallée d’Ennon ilsfaifoient passer leurs enfans par le feu enPhonneur de Moloch. Les, Rabbins pourdiminuer Phorreur de cette idolâtrie ,s’en font tenus à cette seconde cérémo-nie. Non comburebant illos , disent-ils deleurs ancêtres , sed tantum traducebantïllos per ignem. Mais fi dans le culte deBaal il n’en coûtoit pas toujours la vieá quelqu’un, ses autels au moins étoier.tsouvent teints du sang de ses propresprêtres , comme il paroît par le fameuxsacrifice où Elie feS défia. Jncïdebant fejuxta rhum fuum cultrïs & lanceolis ,do ne c profunderentur sanguine. Lib. III.Reg. Voyez, Belus. ( G )
* BAÁLA, ( Gébg. sainte. ) ville dela Palestine dans la tribu de Juda, oùI’arche fut en dépôt pendant soixante &dix ans. 3.1 y eut dans la tribu de Judaune autre ville de même nom, qui passaensuite dans celle de Siméon.
' L A AI. A j montagne de Ja Palestine, qui
B Á A
bornóit la tribut de Juda du côté durNord.
BAALAM, ville de Palestine dans.la demi-tribu de Manafsès, en deça du-Jourdain.
* § BAALATH, ( Geogr. facr. ) ville-de la tribu de Dan, près de Gazara-Jofephe la nomme Baleth.
* BAALATH-BEER. ou Baal-Ber ,
( Geogr. facrée) ville de la frontière dela tribu de Siméon. On croit que c’estla même que Pamath.
* BAAL-BERITH, (Myth.) Ce motest composé de baal , seigneur, & deberith , alliance, dieu de s alliance. C’estsous ce nom que les Carthaginois, & avanteux les Phéniciens prenoient à témoinles dieux dans leurs alliances.
BAAL-GAD ou- BAGAD , ou BE-G-AD , ( Hïjl. anc..&Myth. ) idoles desSyriens j leur nom est composé de baal ,seigneur, & de gad , hasard ou fortune ».dieux de la fortune ou du hasard. Ledieu du hasard est , après le dieu dutonnerre, & un de ceux qui a. dû avoirle premier des autels parmi les hommes..
* BAAL-HASOR , Géog. sainte. ) lieuvoisin de la tribu d’Ephraim , où Absa-lon vengea le viol de sa sœur Tha-niar.
* BAAL-HERMON,. ( Géog. sainte )montagne au de-là du Jourdain, au nordde la tribu de Manastes , à laquelle untemple de Baal donnoit son nom.,
BAALITES,, f. m., pi. (, Hïjl. anc. )secte d’impies, parmi le peuple d’Israël.Us adoroient Baal , ou P idole de Bel..Nous lisons dans le troisième livre desRois , qu’Achab & Jefabel facrifioienttous les jours à cette idole, & qu’Elieayant convaincu de superstition les prê-tres dé ce faux dieu par un miracle qu’ilfit à la vue d’Achab & du peuple , cessacrificateurs au nombre de quatre centcinquante furent tous mis à mort. An-cien Tcftament ,. ///. lïv. des. Rois, ch.xviij. Fby. Baal. (G)
* BAALMEON , ( Géog. sainte. >ville de la Palestine , rebâtie par la tribude Ruben.
§ « baal -PHARASIM , ( Géog-
facr. ) C’étòit un endroit de la vallée do