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Tome quatrième.
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BAC

* BACLER un bateau,terme de Comm.& de Riv. ) c’est placer dans le port unbateau commodément & sûrement pourla charge & la décharge de ses marchan-dises ; ce qui s’exécute en Rattachant avecdes cables & cordages à des anneaux fixésaux ponts & fur le rivage pour ceteíFet.

BACONISME ou PHILOSOPHIEDE BACON. Bacon , Baron de Verulam,& Vicomte de S. Alban , naquit en An-gleterre Pan 1560. Il donna dans íbn en-fance des marques de ce qu’il devoir êtreun jour ; & la reine Elizabeth eut occa-sion plusieurs fois d’admirer la sagacitéde son esprit. 11 étudia la philosophied’Aristote dans l’université de Cambrid-ge ; & quoiqu’il n’eût pas encore seizeans , il apperçut le vuide & les absur-dités de ce jargon. II s’appliqua ensuiteà l’étude de la politique & de la juris-prudence , & son mérite l’éleva à la di-gnité de chancelier sous le roi Jacquespremier. 11 fut accusé de s’ètre laissécorrompre par argent Lc le roi Payantabandonné , il fut condamné parla cham-bre des Pairs à une amende d’environquatre cents mille livres de notre mon-noie ; il perdit fa dignité de Chancelier ,& fut mis en prison. Peu de temps après,le roi le rétablit dans tous ses biens & danstous les honneurs qu’i! avoir perdus :mais ses malheurs le dégoûtèrent des af-faires , & augmenteront fa passion pourl’étude. Enfin il mourut âgé de 66 ans,& si pauvre, qu’on dit que quelques moisavant fa mort il avoir prié le roi Jacquesde lui envoyer quelques secours , pourlui épargner la honte de demander l'au-mône dans fa vieillesse. II falloir qu’il eûtété ou bien désintéresse ou bien prodi-gue , pour être tombé dans une si grandeindigence.

Le Chancelier Bacon est un de ceuxqui ont le plus contribué à l’avancementdes Sciences. Il connut très - bien sim-£eisection de la Philosophie scholastique,& il enseigna les seuls moyens qu’il yeût pour y remédier. « 11 ne conoissoir» pas encore la nature , dit un grandr> homme , mais il savoir & indiquoit» tous les chemins qui mençnt à elle.

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„ Il avoir méprisé de bonne heure tout» ce que les universités appelloient la» Philosophie , & il faisoit tout ce qui„ dépendoit de lui , afin que les com-„ pagnies instituées pour la perfection» de la raison humaine , ne continuas->5 sent pas de la gâter par leurs quid->, dités, leurs horreurs du vuide , leurs>, formes substantielles, & tous ces mots» impertinents , que non-seulement l’i-,, gnorance rendoit respectables , mais„ qu’un mélange ridicule avec la religion„ avoir rendu sacrés ».

Il composa deux ouvrages pour per-fectionner les Sciences. Le premier estintitulé de Vaccroissement & dt la di-gnité' des Sciences : il y montre l’étatoù elles se trou voient alors , &: indiquece qui restoit à découvrir pour les ren-dre parfaites. Mais il ajoûte qu’il ne fautpas espérer qu’on avance beaucoup canscette découverte , íì on ne se sert d'au-tres moyens que de ceux dont on s’étoitservi jusqu’alors. Il fait voir que la Lo-gique qu’on enseignent dans les écolesétoit plus propre à entretenir les dispu-tes qu’à éclaircir la vérité , & qu’elle en-seigne, t plutôt à chicaner fur les motsqu’à pénétrer dans le fond des choses.II dit qu’Aristote , de qui nous tenonscet art, a accommodé sa physique à falogique , au lieil de faire fa logique pourfa physique ; & que renversant Tordrenaturel , i!a assujetti la fin aux moyens.C’est aussi dans ce premier ouvrage qu’ilpropose cette célébré division des scien-ces qu’on a suivie en partie clans ceDictionnaire. V. le discours préliminaire.

C’est pour rémédier aux défauts dela Logique ordinaire , que Bacon com-posa son second ouvrage intitulé Nouvelorgane des Sciences : il y enseigne uneLogique nouvelle, dont le principal butest de montrer la maniéré de faire unebonne induction, comme la fin princi-pale de la logique d’Arillote est de faireun bon syllogisme. Bacon a toujours re-gardé cet ouvrage comme son chef-d’œu-vre , il fut dix-huit ans à le composer.,Voici quelques-uns de ses axiomes quiferont connoitre l’étendue des vues dece grand génie»