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longues de trois pouces, ondées , enfon-cées perpendiculairement ou divergentes,fous un angle de quarante-cinq degrés,s’éleve un faisceau de trente à quarantefeuilles environ , triangulaires, longuesde trois à huit pouces , larges de deuxlignes , écartées fous un angle de qua-rante-cinq degrés , formant à leur origineune gaine entiere , par laquelle elless’embrasiènt réciproquement. Ce faisceauest comme composé de trois à quatrefaisceaux ou bourgeons plus petits , cha-cun de dix feuilles environ , du centreduquel fort une tige triangulaire brune ,d’une ligne à une ligne & demie au plusde diamètre , longue de huit à neuf pou-ces, simple, couronnée par quatre feuillestriangulaires , semblables â celles des ra-cines , mais plus petites , longues de troisà quatre pouces , fans gaine , pendantesen bas fous un angle de quarante-cinqdegrés.
Au sommet de cette tige , & du centrede ces quatre feuilles , sort une têtesphérique , brune , sessile , de fìx àsept lignes de diamètre , fermée de l’af-lémblage d’une centaine de fleurs herma-phrodites , consistantes chacune en uncalice à deux feuilles ou deux valvestriangulaires , pointues , concaves , ennacelle , comprimée par les côtés , & àdos aigu , en une corolle à deux valves ,pareilles à celles du calice , en trois éta-mines à anthères jaunes , & en un ovairecouronné de deux styles , à deux stigmatesen pinceau : flovaire , en mûrissant , de-vient une graine nue , ovo'.'de , brune.
Qualités. Les racines fibreuses du ba-dera ont une saveur acre , & une odeuraromatique très-agréable , sor-tout lors-qu’elles sont feches.
Culture. Cette plante est vivace , & semultiplie par les rejetions ou faisceauxqu’on sépare , ou qui se séparent d eux-mêmes du maître faisceau.
Usages. Les Malabaies oignent leurcorps avec l’huile , dans laquelle on a faitcuire certe plante , pour en dissiper lesdémangeaisons. Sa décoction dans l’eau ,appaiíè la soif, & celle de ses racines seboit avec succès dans les fièvres ardentes.Remarques. Le badera n’& encore été
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rapporté par aucun botaniste à son genrenaturel. Van-Rheede l’a rapporté à celuidu mottenga ; mais le mottenga , d’aprèsla disposition de ses fleurs en têtes , com-posées d’épis , applatis par les côtés , &d’après les tubercules odoriférants de sesracines, nous paroît être une espece desouches , au lieu que le badera nous pa-roít convenir parfaitement dans toutesses parties , à une plante que nous avonsdécouverte au Sénégal , qui a les fleurstelles que nous les avons décrites , &que nous pouvons astiuer , d’après nosobservations, être un genre voisin de labob art a de M. Linné , mais différent dansla section des souchets , que nous avonsfait la neuvième dans la famille des gra-mens. Voye^ nos Familles des plantes ,partie II , page 41. ( M. Adanson. )* BADIANE ( Semence de ) , ouANIS DE LA CHINE ( Histoire na-turelle Ù Matière méd. ) c’eít un fruitqui représente la figure d’une étoile ; ilest composé de six , sept, ou d’un plusgrand nombre de capsules qui se réunis-sent en un centre comme des rayons ;elles sont triangulaires , longues de cinq,huit & dix lignes , larges de trois, nnpeu applqties & unies & par la hase. Cescapsules ont deux écorces , une exté-rieure , dure , rude , raboteuse , jaunâ-tre , bu de couleur de rouille de fer ;l’autre , intérieure , presqii’esseuse , lisse& luisante. Elles s’ouvrent en deux pan-neaux par le dos, lorsqu’elies sont feches& vieilles , & ne donnent chacune qu’unseul noyau listé, luisant, applati, de lacouleur de la graine de lin ; lequel , sousune coque m ince & fragile , renfermeune amande blanchâtre , grasse , douce ,agréable au goût, & d’une faveur quitient de celle de Panis & du fenouil ,mais qui est plus douce. La capsule a îegoût du fenouil , un peu d’acidité, &une odeur seulement un peu plus péné-trante. Ce fruit vient Hes Philippines,de la Tartarie & de la Chine ; l’aibre qûile porte s’appelle panfipanfi ; son troncest gros & brancliu ; il s’éleve à la hau-teur de deux brasses & plus. De ses bran-ches sortent quinze feuilles alternes , ra-rement grenelées , pointues , longue
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