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Tome quatrième.
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d’un palme, & larges d’un pouce & demi.Les fleurs sont , à ce qu’on dit, en grap-pes , grandes comme celles du poivre,& paraissent comme un amas de pi ti-sseurs chattons.

La semence de badiane donne de l’huileessentielle , limpide , subtile & plus pé-nétrante que celle d’anis ; elle en a lespropriétés. Les Orientaux lui donnent lapréférence ; elle fortifie l’estomac, cbafsoles vents & excite les urines. Lçs Chinoisla mâchent après le repas ; ils Pinfusentauffi , avec la racine de ninzin, dans Peauchaude , & en boivent en forme de thé.Les Indiens en tirent aujourd’hui un es-prit ardent anisé , que les Hoilandois ap-pellent anis arak , & dont on fait grandcas.

BADIGEON , f. m. en Architeclure ,est un enduit jaunâtre qui se fait de pou-dre de pierre de Saint-Leu , détrempéeavec de Peau : les maçons s’en ferventpour distinguer les naissances d'avec lespaneaux , fur les enduits & ravalements.Les sculpteurs Pemploient aussi pour ca-cher les défauts des pierres coquillieres ,& les faire paraître d’une même cou-leur.

BADIGEONNER , c’est colorer avecdu badigeon un ravalement en plâtre ,fait fur un pan de bois , ou fur un murde moellon , de brique , &c. La plupartdes ouvriers mettent au badigeon de l’o-cre pour le rendre plus jaune , mais iln’y en faut point, cette teinte devantplutôt imiter la pierre dure d’Arcueil ,qui est presque blanche , que celle deSaint-Leu , qui est plus colorée. ( P. )

BADINANT , adj. ( Manege. Onappelle ainsi un cheval qu’on mene aprèsun carossè attelé de six chevaux , pour lemettre a la place de quelqu’un des au-tres qui pourrait devenir hors d’état deservir. On l’appelle auffi le volontaire. ( V -

BADIRI , s. m. ( Hift. nat. botaniq. )plante de la famille des arons , décrite ,fans aucune figure , par Rumphe , dansson Herbarium Amboinicum , volume V.page 487 , sous la dénomination à'ap-pendi erecta , du nom Malays tapanawabadin , qui veut dire tapanawa eleye ounon rampant.

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C’est une plante traçante , qui croîtdans les forêts les plus épaisses & les plusombragées , fans s’élever au-delà de qua-tre ou cinq pieds , & fans s’implanter furles arbres , mais en s’appuyant seulementsur les arbrisseaux voisins d’elle. Sa tigeest peu sinueuse , épaisse dsonviron unpouce, comme marquée de plusieurs arti-culations , qui ne font que les vestiges desfeuilles qui font précédemment tombées,cendrée-verte , comme herbacée, fon-gueuse intérieurement, & remplie d’unemoelle tendre , & fe divise , à la hauteurd’un pied environ , ën plusieurs branchesassez souples.

Les feuilles couronnent le sommet decette tige & de ses branches , où ellesfont disposées circulairement & fort rap-prochées ,, portées fur un pédicule de-mi-cylindrique , creusé en canal , & quiforme une graine fendue jusqu’à son ori-gine , qui embrasse néanmoins tout letour de la tige. Chaque feuille est ellip-tique , pointue aux deux extrémités,longue d’un pied , large de cinq pouces ,d’un verd noirâtre , épaisse , lisse , unie,entiere , marquée d’un profond sillon endessus & relevée en dessous d’une côte op-posée,fans aucune nervure : ellen’est pointarticulée fur son pédicule , comme dans laplupart des autres efpeces de tapanawa.

Ses fleurs sortent de l’aiíïelle des feuil-les, enveloppées d’abord , comme dansl’anapul , dans une gaine qui , en Rou-vrant , les laisse voir d’abord comme uneefpece d’épi ou de chatton pendant, cou-vert de petites fleurs sessiles , jaunes-fon-cées, composées d’un calice à quatre feuil-les de quatre étamines & d’un ovaire. Cesovaires , en mûrissant, deviennent cha-cun une baie ovoïde , de la grandeur &forme d’une olive , d’un beau rouge desang , à une loge, contenant une grainede même forme.

Qualités. Toute cette plante a unefaveur fade d’abord , mais qui ensuite estacre & mordicante, comme dans Yartum& le dracunculus.

Usages. Les habitants d’Amboine nefont aucun usage médicinal de cette plan-te ; ils emploient feulement ses branchessouples avec leurs feuilles, pour fouetter