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Tome quatrième.
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BAH

menes , & de confondre le genre du bahelavec celui du columnea . plutôt que des’en rapporter aux botanistes Van-Rheede , Plumier & Browne , qui ontvu & observé ces plantes vivantes dansleur pays natal. II n’est pas de botanistesensé qui ne voie avec peine la réflexionsuivante, que M. Linné fait à l’occaíìonde sa columnea longifolia , page 427 , deson Syftema natures , édition 1 2, où ildit , générés certe achimenes Brownii ,an columnece ? ( M. A n Ares ON.)

BAHEM. Dans le I. liv. des Macha-lées , il est dit que le Roi Démétriusécrivit au grand prêtre Simon en ces ter-mes : coronam auream Ù bahem quammi/ìjìis , JuJ'cepimus. Les uns croyent quece nom bahem signifie des perles ; d’au-tres un habit. Le Grec, au lieu de bahem ,lit bainam , que Grotius dérive de bais ,une branche de palmier. Ce sentimentparoît le meilleur. U étoit asîèz ordinaired’envoyer ainsi des couronnes & despalmes d’or aux Rois vainqueurs enforme de présens. Machab. I. ch. xiij.v. 37. Syr. ad 1. Machab. xiij 37.( G )

BAHIR , c’est-à-dire illustre. Buxtorfa remarqué dans fa bibliothèque des Rab-bins , que les Juifs ont un livre de cenom. II ajoute que c’est le plus anciende tous les livres des Rabbins; qu’il yest traité des plus profonds mystères dela cabale ; que ce livre n’a point étéimprimé ; qu’on en voit seulement plu-sieurs paíîages dans les ouvrages des Rab-bins ; que fauteur se nommoit RubbiNeconia Ben Hakkana , & qu’il vivoit,selon les Juifs , en même temps queJonathan, auteur de la paraphrase Chal-daique , c’est-a-dire environ quarante ansavant Jésus - Christ. Le même Buxtorfs’est servi du témoignage de ce livre pourprouver l’antiquité des points voyelles ,qui sont écrits au texte Hébreu de laBible : mais cette preuve est mauvaise ,le bahir n etant point un ouvrage auflxancien qu il a prétendu. M. Simon a misdans le catalogue des auteurs Juifs , quel’on a depuis peu imprimé en Hosande ,un petit livre intitulé Bahir : mais ildît qu’i! n y a pas cfapparence que ce soit

BAH ru

l’ancien bahir des Juifs , qui est beaucoup, plus étendu. ( G )

* BAHREIN ou BAHRAIN , (Geog.)province de l’Arabie heureuse , sur legolfe Persique , avec île de même nom.

1 BAHU , s. m. en Architecture ; c’estle profil bombé du chaperon d’un mur,de l’appui d’un quai , d’un parapet ,d’une terrasse ou d’un fossé, & d’une ba-lustrade.

BâHU. On dit, en termes des Jardinage ,qu’une platebande , qu’une planche ouqu’une couche de terre est en bahu , lors-qu’elle est bombée sur sa largeur pourfaciliter l’écoulement des eaux , & mieuxélever les fleurs. Les p'atebandes se fontaujourd’hui en dos d’âne ou de ca pe ,c’est - à - dire en glacis à deux égouts.

(P)

§ BAHURIM , (Géogr. sac r. ) villageastèz près de Jérusalem , tirant vers leJourdain , où Semeï , fils de Géra , vintau devant de David & le chargea d’in-jure & d’imprécations. II. Rois ; chap.xvj. f. 5. V~oye 7 Calmet , Bonsrerius.(Ci

* BAHUS , ( Geog. ) ville de Suede,capitale du gouvernement de même nom,fur un rocher , dans une île formée parla Gothelbe. Long. 29. 2.0. lat, 57. jï.

BAHUTIER , f. m. ouvrier dont lemétier est de faire des bahus , coffres ,valises, malles , &c. & autres ouvragesde cette nature , couverts de peau deveau , de vache , d’ours , &c. mais nonde chagrin. Les ouvrages en chagrin fontréservés aux Gaîniers. Les Bahutiers fontde la communauté des Coffretiers.

BAI , adj. ( Manège.) poil de chevaltirant fur le rouge. Ce poil a plusieursnuances , savoir bai clair , bai doré , baibrun , bai chatain , bai cerijc, bai miroitéou à miroir , lorsqu’on distingue destaches rondes semées par tout le corps ,& d’un bai plus clair que le reste ducorps. ( V )

BAJA , f. m. ( Hist. nat. Botaniq. )nom Brame d’une eí’pece de lizeron ,convolvulus , du Malabar , très-bien gra-vée par Van-Rheede au volume VIU,planche XXVII , page ;i , de l’on Hor-tus Malabaricus , sous son nom Malabare

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