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Baie , ( Ge'og. anc. ) ville d’Italie dansce qne nous appelions aujourd’hui la terrede Labour , proche de Naples, à l’occi-dent. Il n’en reste rien qu’un souterreinappelle le Cento Camaralle , les cent pe-tites chambres , & quelques ruines dupont que Caligula voulut construire fur leGolfe qui te paroi t Baie de Pouzzol. Onprésume que les Cento Camaralle íer-voient de casernes à la chiourme Romaine.
B A JET , f. m. ( Hift. nat. Conchyo-logie. ) nom d’une eí’pece d’huître , ainsinommée par les Negres oualofes du Sé-négal , & dont nous avons publié en1757 une figure à la planche XIV, page101 de notre Histoire naturelle des co-quillages du Sénégal. Rumphe paroîten avoir fait graver une semblable fousle nom à’ostreum plicatum majus , àla planche XLVII , figure C de son Mu-fceum , page 156.
Cette huître s’observe entre Pile deCorée & le Cap Verd, autour des îlesde la Magdeleine , où elle n’est pas fortcommune : elle s’attache aux rochers parson battant inférieur.
Sa coquille est plus épaisse que cellede l’huître ordinaire , mais fort applatie& presque ronde : souvent même sa lar-geur , qui est de trois pouces, exceded’une quatrième partie fa longueur,prise du sommet à l’extrêmité opposée.Une quinzaine de grosses cannelures trian-gulaires , & garnies ordinairement depointes applaties en forme de crête ,souvent rameuses, prennent naissance dusommet qui est pointu , & vont le ré-pandre , comme autant de rayons , fur facirconférence.
II n’y a de différence entre le battantsupérieur & sinférieur , qu’en ce quele premier ne fait point de creux inté-rieurement vers le sommet \ «Bailleursils ont la même épaisseur, & chacunquinze dents triangulaires en zigzags,qui font l’alternative avec les quinzecannelures.
Au-dehors, cette coquille est cou-leur de rose ; elle est blanche au-dedans,& bordée d’un pourpre trcs-foncé. Latache livide , qui désigne le lieu de Rat-tache du muscle } est placée beaucoup
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au-dessus du milieu de la longueur desbattans & vers leur droite. (M. Adan -son. )
BAIGNER, v. act. ( Gramm . ) c’estplonger un corps nud dans seau , ouplus généralement dans un fluide, afinque ses parties en soient appliquées im-médiatement à la peau. Voye\ Bain.
BAIGNER , í’e dit en Fauconneriede l’oiseau de proie, lorsque de lui—même il se jette dans seau, ou qu’il semouille à k pluie , ou qu’on le plongedans seau quand on le poivre.
BAIGNEUR . f. m. (Hist. anc.) valetdes bains chez les anciens. Athenée ditque ces fortes de domestiques avoientune chanson particulière : mais s’il étoitpermis aux personnes qui servoient auxbains de chanter , il n’étoit point hon-nête à ceux qui fe baignoient d’en faireautant ; car Théophraste , chap. vj. descaracl. faisant la peinture de shotnmegrossier , le représente chantant dans lebain. ( G )
Baigneur, f. m. c’est celui qui tientdes bains chez lui pour la commoditédu public. Les Baigneurs font appellésEtuvistes , & font corps avec les Perru-quiers-Barbiers.
BAIGNEUX-LES-JUIFS , ( Géogr. )
petite ville de Bourgogne, dans le Duê-mois , bailliage de la Montagne, avecprévôté royale & mairie, etablie dès1337. Son surnom vient de ce que lesJuifs y ont une habitation considérable,dans un château situé au Vergèr-au-Duc.Ils en furent chastes au XV siecle , par lecrédit de Jean le Grand, alors Capitaine-Châtelain de Buigneux. La famille desle Grand, qui a donné des officiers auxderniers Ducs de Bourgogne, est originairede Baigneux. M. le Bossu, capitaine,chevalier de Saint-Louis, auteur d’unebonne Relation du Canada , où il a bienservi, donnée en 2 volumes, en 1765,est né en cette ville, aussi-bien queRouben de Baigneux , tabellion & phy-sicien du Duc Philippe de Rouvre, dontil reçut le testament en 1361. Le DucHugues IV accepta , en 12.4.3 > k pastàgede Baigneux , que lui offrit l’Abbéd’Ogny , pour avoir fa protection ; ie