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Duc y bâtit en 1245 un hébergement,hebergamentum , en 1259 le Duc & l’Abbése réunirent pour affranchir les habitansde Baigneux & leurs meix de tailles & decorvées, moyennant quatre fols payablesà la S. Rémi. ( C j
BAIGNOIRE , f. f. est une cuve decuivre rouge de quatre pieds & demi delongueur , fur deux & demi de largeur,arrondie par ses angles, & qui a environ 26pouces de hauteur , servant à prendre lebain. Ces baignoires font étamées en de-dans pour empêcher le verd-de-gris , &font souvent décorées en dehors de pein-tures à l’huile relatives à leur usage. Pourplus de propreté & de commodité , l’onpose dans le dedans des linges piqués,des oreillers, &c. aux deux côtés de cesbaignoire , dans lesquelles on fe tientastis : à leurs extrémités.supérieures fontplacés deux robinets à droite & à gau-che , l’un pour distribuer de l’eau chaudeamenée de l’étuve , P autre de l’eau froideamenée du réservoir. Au fond de la bai-gnoires est pratiquée une bonde que l’onleve pour faire écouler l’eau à mesureque l’on a besoin d’en remettre de lachaude , ou de la renouveller , selon letemps que l’on veut rester au bain. Cettebonde fermée contient l’eau , &c lorf-qu’elle est levée elle la précipite dans untuyau de décharge qui l’expulse dans lesbasses cours ou dans les puisards prati-qués exprès.
Ces baignoires font ordinairement pla-cées dans des niches qui prennent le plussouvent la forme d’un de leurs grandscôtés , & font couvertes d’un baldaquinou impérial décoré de mousseline , toilede coton , toile peinte ou perse ; commeil s’en voit au château de S. Cloud , deSceaux , 6c.
Par œconomie ces baignoires se fontquelquefois de bois , & se portent enville chez les particuliers , lorl’qu’iîsfont obligés pendant l’hyver de prendreles bains, par indisposition ou autrement.
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M. Burette dans les Món. de l'Aead.des Belles - Lettres , remarque que dansles thermes des anciens il y avoit deuxfortes de baignoires 3 les unes fixes , ík
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les autres mobiles ; & que parmi cesdernieres on en trouvoit de faites exprèspour être suspendues en l’air , & danslesquelles on joignoit le plaisir de sebaigner à celui d’être balancé , & commebercé par le mouvement qu’on imprimoità la baignoire. ( G )
Les baignoires de cuivre font l’ou-vrage des Chauderonniers ; les Tonne-liers font & relient celles de bois.
BAIGNOIRE, che \[ les Hongrieurs ; c’estainsi qu’ils appellent la poelle dans laquelleils font chauffer l’eau d’alun & le soifqu’ils emploient dans l’apprêt de leurscuirs.
* BAIGORRI , (le) Ge'og. petitpays de France dans la baffe Navarre,entre les confins de la haute Navarreà l’occident , & le pays de Cise à l’o-rient.
* BAIKAL , lac de Sibérie d’où fortla riviere d’Angara. Long. 115. 130.
BAIL , f. m. terme de Droit , est uneconvention par laquelle on transféré àquelqu’un la jouistànce ou l’uíage d’unhéritage , d’une maison , ou autre sortede bien , ordinairement pour un tempsdéterminé , moyennant une rente paya-ble à certains temps de Tannée que lebailleur stipule à son profit , pour luitenir lieu de la jouissance ou de l’ufagedont il se dépouille. Il y a austi des bauxpar lesquels on promet de faire certainsouvrages pour un certain prix. Voye\Louage , Location.
Le bail des choses qui produisent desfruits est ce qu’on appelle bail à ferme.Voye1 Ferme.
Le bail des choses qui ne rapportentpoint de fruits est ce qu’on appelle bailà Iryer. Voye^ Loyer.
Chez les Romains les baux ne se faî—soient pas pour un temps plus long quecinq années. Parmi nous ils ne passentjamais neuf ans , à moins qu’ils ne soientà vie ou emphytéotiques. Voye\ EMPHY-TÉOTIQUE.
Les baux se font pardevant notaire oufous seing privé. Ils font également obli-gatoires d’une & d’autre maniéré : seule-ment s’ils ne font faits que fous signa-ture privée , ils n’emportent point hypo-