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de connaître , pour apprécier la maniéréd’agir des bains ; & parmi les fonctionsanimales, celles cju’il faut principalements’arréter à considérer, font la circulation,la respiration , la transpiration & les sé-crétions.
V. Les vaisseaux charient un fluideconnu fous le nom de masse humorale.Leur diamètre diminue ou augmente,& leur action fur la masse humorale estplus ou moins forte, suivant que lesfibres qui composent ces vaisseaux fontplus ou moins relâchées , plus ou moinstendues. Voye^ Vaisseaux.
VI. Les nerfs servent de conducteursq un fluide subtil, principal mobile defoutes les actions méchaniques, VoyeçEsprits animaux , Nerfs. Ils trans-mettent à l’ame l’impression des objetsqui les touchent. Le plus &: le moins dedensité & de tension de leurs enveloppes,la plus ou moins grande liberté de com-munication avec les parties d’où ils tirentleur origine, influent fur leur sensibilité.Toute irritation qui en menace l’inté-grité , donne naissance aux spasmes & auxconvulsions, Voye\ CQNVUISION,Spasme.
VII. La peau qui recouvre la surfaceexterne du corps , est formée d’un entre-lacement très-serré de fibres organiques,de vaisseaux & de nerfs , terminés enLoupe. Elle amortit l’impression des ob-jets extérieurs par la fermeté de son tissu ,plie doit à ses nerfs la sensibilité dont elleçst douée.
La surface intérieure du corps est éga-lement recouverte d’une membrane moinsferme & moins épaisse que la peau, maisqui , comme elle, modifie l’action dessubstances qui la touchent, & est sensibleà raison des nerfs qui s’y épanouistènt.L’une & l’autre font percées d’une infinitéd’ouvertures connues fous le nom depores , dont les uns absorbent les fluidesqui leur sons présentés, & les autres exha-lent les humeurs que le jeu des vaistèaux
Î >ousse â leur circonférence. Cette exha-aifon est nommée transpiration ; ondonne le nom à'absorption à la fonction4es pores absorbants. yoye\ PEAU , Po-bps, Transpiration.
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VÏÏL Le tissu cellulaire immédiate-ment placé fous la peau , s’enfonce danstoutes les parties méme les plus intimes,les enveloppe , les pénétré ; & formé dedeux especes de sacs adossés l’un contrel’autre , suivant l’observation lumineusede M. de Bordeu, devient à la fois & leréservoir & le conducteur de la graisse,& d’une infinité d’humeurs qui s’y dé-posent. Voyei Tissu cellulaire , ouCorps muqueux.
IX. Par le tissu , il se forme une cotres,pondance sensible entre toutes les parties.
U en est une autre qu’on nomme sym-pathie , dont les nerfs sont les organes& qni dépend de l’origine commune desfibres nerveuses.
Les vaisseaux, par leur communica-tion réciproque, en établissent un troi-sième genre.
X. La masse humorale, qui, sous cenom, comprend le sang , la lymphe
la matière de toutes les sécrétions, f V.Lymphe , Sécrétions , Sang , ) estd’autant plus dense , que le rapport dela partie rouge du sang, à la partie sé-reuse , est plus grand , & d’autant moinsque la sérosité domine davantage -, d’au-tant plus fluide qu’elle est moins vis-queuse ; d’autant plus acre . que la partiegélatineuse & la musqueusc ont été plusatténuées , plus animalisées, & que le selammoniac est plus développé, plus à nud ,& la partie aqueuse moins abondante •d’autant plus douce , qu’elle contient plusde molécules aqueuses, & que les mu-cilagineuscs & les gélatineuses font plusrapprochées de l’e'tat de mucilage. L’étatsain exige que la masse humorale soit dansune proportion convenable avec les vais-,seaux. Elle peut excéder cette propor-tion , ou par une augmentation absolue,ou par une augmentation relative ; dansle premier cas, il y a pléthore vraie ,qui dépend d’un excès réel de la massehumorale ; dans le second , c’est une plé-thore fausse, qui résulte de la raréfaction decette méme masse humorale, ou de ce quele rétrécissement du calibre des vaisseauxfait que l’efpace qui doit contenir leshumeurs, n’est plus proportionné à leurquantité,