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XI. On sait par les expériences de M.Haller, que c’est par son volume & par fcsqualités particulières, que le sang irritele cœur & les vaisseaux , & sollicite leuraction. On sait encore que la niasse hu-morale circule , à l’aide des vaisseaux ,par le jeu des nerfs & des muscles , &cette circulation très-rapide dans quel-ques vaistèaux , très-lente dans d’autres ,insensible dans la plupart d’entr’eux,condense , atténue, perfectionne , dépureou altéré ce fluide , suivant l’énergiedes ressorts qui le mettent en mouve-ment.
XII. Les organes où s’operent le plussensiblement cette élaboration de la massehumorale , sont les poumons & la peau.Dans les premiers, par leur développe-ment & leur construction alternatives,& par l’effet de l’air qui s’y insinue ( V.POUMONS. ) dans la peau , par la fermetéde son tissu , dont la force résistante estaugmentée par le poids de l’atmoíphere.Voyei Peau.
XIII. L’action & la réaction des solides& des fluides , mettent en jeu les mo-lécules ignées répandues dans les parti-cules humorales ; il en résulte une cha-leur qu on nomme animale , à raison dufoyer qui la produit ; elle donne au corpsune température indépendante de cellequ’il partage avec ceux qui, comme lui ,sont exposés dans l’atmosphere , à la causegénérale de la chaleur. Les zi , 3 i où33 e degrés du thermomètre de Réaumur,sont ceux de la chaleur d’un homme sain.Les différents degrés de cette chaleursont relatifs au ton des solides & à laqualité des humeurs ; elle est foible àproportion du relâchement des uns &de I’aquosité des autres , forte , suivantque ceux-ci sont plus denses ou plus acres,& que ceux-là sont plus fermes ou plusfacilement mis en jeu. Le mouvement &les différents états maladifs l’ont portéejusqu’au 36 & 37e degré , même quel-quefois jusqu’au 4.0e.
Un mouvement intestin dans les hu-meurs est le produit de cette chaleur.
Voye^ Chaleur animale Putri-dité.
XIV. C’est de la combinaison de ceTome IV .
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mouvement avec celui qui est impriméà la masse humorale, par le jeu des or-ganes de la circulation , que résultentFes différents degrés de perfection oud’imperfection de l’hœmatose. ( V^oyeçHcEMATOSE. ) Les sécrétions & les ex-crétions sont encore des effets de cesmouvements combinés. La configurationdes organes secrétoires & excrétoires,entrent comme élément dans l’exercice deces fonctions importantes. Voye ç Ex-crétions , Sécrétions.
XV. Il est encore dans le corps hu-main , un principe d’action , qu’on con-noît par les effets qu’il produit , un êtrespirituel de qui dépendent les fonctionsintellectuelles, & qui agistànt fur les or-ganes par le moyen des nerfs , en sus-pend ou en accéléré les mouvements , engêne ou favorise les fonctions , suivantqu’il est plus ou moins désagréablementaffecté par les objets physiques ou méta-physiques. Voye\ Ame , Nature.
XVI. De cette organisation du corps ,il résulte que la liberté de toutes lesfonctions dépendant du jeu de tous lesorganes , & l’action de ces organes , del’activité du principe vital, de la qualitddes humeurs , & de l’état des fibres or-ganiques & similaires ; la santé consistedans l’état parfait des humeurs & desfibres , dans la régularité des mouve-ments de l’ame , & conséquemment peutêtre altérée par le vice du ton des fibres ,par la distraire de la maíïè humorale, parles erreurs du principe'fpirituel ; qu’ainíîtout ce qui pourra maintenir ou rétablirdans les fibres un ton modéré , les relâ-cher quand elles seront trop tendues , lestendre quand elles seront trop relâchées ,tout ce qui pourra raréfier les humeurstrop denses , condenser celles qui seronttrop raréfiées , favoriser l’évacuation decelles qui seront viciées ou surabondan-tes , suppléer à celles dont la quantitéfera trop peu considérable, edulcorer lesacrimonieuses , animaliser celles qui nele seront point assez , mettre enfin dansun état de souplesse désirable, les organessoumis à l’action de l’ame , & ceux quidoivent l’avertir des besoins du corps,& par là régler ses efforts ou exciter son