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cations que ces remedes peuvent'remplir.On se dispensera par les mêmes motifsde désigner les contre - indications quidoivent engager à ne pas employer cesbains. C’est dans des traités faits ex pro-fessa s ur cet objet, qu’il faut s’attendre à-à en trouver Pexposition.
On fera seulement observer que lesdifférents états malladifs des solides & des Ifluides présentant des indications diffé-rentes & exigeant dans les bains des qua- jlités capables de changer les modifica- .fions , Péta t de relâchement contre-in-dique les bains relâchants , celui de -tension les bains toniques, &c. &c.
On ajoutera qu’en modifiant diverle-ínent nos solides &: nos fluides , les bainsíont un moyen sûr de favoriser ou demodérer les effets de différents remedes.
II résulte du point de vue en généralsous lequel on vient de présenter lesbains , qu’il n’est peut-être point de re~inede d'une utilité plus étendue ; qu’ilsfont capables non seulement de guérir,mais encore de prévenir une infinité demaladies ; qu’un usage réfléchi & bienraisonné des différentes especes de bainspeut réformer les tempéraments & pro-duire dans nos corps des révolutions fa-vorables aux fonctions corporelles & mêmeaux intellectuelles ; qu’une délicatesse blâ-mable fait mal à propos redouter lesbains froids , qui ont été mis en usagedepuis les temps les plus reculés ; qu’on2 -ra obligation à M. Pomme d’avoir fa-tmiliarilé les François avec les bains deeettc efpece, employés depuis long-tempspar les Russes & les Anglois avec beau-coup d’avantage ; mais qu'il íeroit dan-gereux de croire , avec cet auteur , quetoutes les maladies spasmodiques exigent1 usage des bains froids. Enfin, qu’on doitregretter que la coutume de porter deschemises de toile de lin ou de chanvre ,an lieu de tuniques de laine aient faitabandonner les bains publics, & qu’onpeut elperer que le gouvernement favo-risera de pareils établissements , avec lesprécautions que la pureté des mœurs> /ì les circonstances né lui per-mettent pas de les ordonner. Les bonseffets de ceux que M-Poitevin a construitsTome IV.
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fur îa Seine doivent engager â en établirde pareils , au moins dans les grandesvilles , où la dépravation des mœurs rendphis nécessaires les moyens de s’opposcrà !a dégradation de l’efpece humaine , &à la dépopulation, qui en est une fuite iné-vitable. ( M. M. )
BAIN , en Chimie , se dit d’une cha-leur modérée par un intermède mis en-tre le feu & la matière fur laquelle onopéré , & ce bain est différemment nom-mé, selon les différents intermèdes qu’ony employé.
L’est pourquoi on dit bain de merou par corruption bain-marie , lorsquele vase qui contient la matière sur bi-queile on opéré , est posé dans un au-tre vaisseau plein -d’eau , de forte quele vase soit entouré d’eau , que levaisseau qui contient l’eau , soit im-médiatement pose fur le feu. Voye% nosfigures de Chimie. On pourroit auííi em-ployer d'autres fluides que l’eau commel’huile , le mercure même , pour trans-mettre différentes chaleurs : ce qui fe-roit différentes efpeecs de bain - marie.
On dit bain de vapeur , lorsque levase qui contient la matière est seule-ment exposé à la vapeur de Peau , quiest sur le sou, Voye ^ nos figures. Lebain de vapeur dans un vaisseau ouvert,ou qui laisse échapper la vapeur qui s’ex-hale de l’eau , est moins fort , c’est-à-dire d’une chaleur plus douce que ne ladonne le bain-marie de Peau bouillante :mais si le vaisseau est fermé exactement,& qu’on pousse le feu dessous , il de-vient plus fort que le bain marie ; il tientalors de la force de la machine de Papin ,ce qui fait voir qu’on peut faire un bainde vapeur trè-fort, au lieu que le bainmarie ne peut avoir que les différens de-grés de chaleur de Peau tiède , de Peauchaude , de l’eau frémissante, & de l’eaubouillante. Ií est vrai que la chaleur dePeau bouillante n’est point une chaleurinvariable ; elle est différente selon quel’eau est différente , & suivant la diffé-rente pesanteur de Pair. L’eau bouil-lante qui tient en dissolution des, sels,est plus chaude qu’une eau bouillante quii servit simple & pure. Voy. Digestoire.