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La chaleur de Peau bouillante est plusgrande quand le baromètre est plus élevé,c’est-à-dire qtiand Pair est plus pesant; &elle est moindre quand le baromètre est
Í ilusbas, c’est-à-dire quand Pair est pluséger. L’eau bouillante , fur le sommetd’une haute montagne, a moins de cha-leur que l’eau bouillante dans un fond,parce que plus Pair est pesant, & plus ilpreste fur la surface de Peau, & parconséquent plus il s’oppofe à P échappe-ment des parties de feu qui font en mou-vement dans Peau , & qui la traversent.
' C’est pourquoi la plus grande chaleur quepuisie avoir l’eau , n’est pas dans le tempsqu’elle bout le plus fort, c’est dans lepremier instant qu’elle commence à bouil-lir. Ces connoistànces ne font pas inu-tiles : il faut y faire attention pour cer-taines expériences.
On dit bain de sable ou de cendre ,lorl'qu’au lieu d’eau on met du fable oude la cendre. V. nos figures de Chimie.
Bains vaporeux , font des termes deMédecine qui ne signifient autre chose que‘ce qu’on entend en Chimie par bain devapeur. Le bain vaporeux est une efpeced’étuve qui fe fait en exposant le maladeà la vapeur chaude d’une eau médicinale ,ou de décoction d’herbes appropriées à lamaladie qu’on veut guérir. (M)
BAIN , en Chimie fi? à la Monnoie ;on dit qu’un métal est en bain , lors-que le feu l’a mis en état de fluidité :c’est alors qu’on le remue ou qu’on lebraise avec des cuillères de fer, si c’estargent ou cuivre : pour l’or, il ne febrade point avec le fer, mais avec uneefpece de béquille faite de terre à creuset,& cuite. Voyei Brasser , Brassoir,Quille.
Bain , est un terme générique ; il seprend chez un grand nombre d’artistes ,& pour les liqueurs, & pour les vaisseauxdans lesquels ils donnent quelques prépa-rations à leurs ouvrages.
Bain o«Bouin , terme d?Architecture ;on dit maçonner à bain ou à bouin demortier , lorfqu’on pose les pierres, qu’onjette les moellons , & qu’on assied lespavés en plein mortier. (P)
BAIN ) mettre à bain , en maçonne -
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rie , c’est employer à la liaison des par—ties d’un ouvrage, la plus grande quan-tité de plâtre qu’il est possible ; on fe ferCdu mot bain , parce qu’alors les pierresou moellons font entièrement couverts &enduits de tout côté.
BAIN , c’est ainsi que les Plumafiìersappellent une poelle de cuivre battu danslaquelle ils plongent ou jettent les plu-mes qu’ils veulent /nettre en couleur. Usdonnent aussi ce nom à la matière colo-rante contenue dans la poelle.
BAIN , fe dit che% les Teinturiers , oude la cuve qui contient les ingrédientsdans lesquels on met les étoffes pour lescolorer , ou des ingrédients mèche con-tenus dans la cuve ; ainsi l’on dit mettre aubain , & Pon dit aussi bain d'alun , bainde cochenille , &c.
BAIN, ( chevaliers du ) Hifi. mod,ordre militaire institué par Richard II.Roi d’Angleterre, qui en fixa le nom-bre à quatre , ce qui n’empêcha pasHenri IV. son successeur de 1 augmenterde quarante - deux ; leur devise étoit ,tres in uno ,* trois en un seul, pour signi-fier les trois vertus théologales. Leurcoutume étoit de fe baigner avant quede recevoir les éperons d’or : mais celane s’obfervaque dans le commencement,& s’abolit ensuite peu à peu, quoique lebain fût Porigine du nom de ces cheva-liers , & que leurs statuts portassent quec’étoit pour acquérir une pureté de cœurfi? avoir Famé monde , c’est-à-dire pure.L’ordre de chevaliers du bain ne fe con-féré presque jamais, si ce n’est au cou-ronnement des Rois , ou bien à l'installa-tion du prince de Galles ou d’un ducd’Yorc. Ils portent un ruban rouge enbaudrier. Camden & d’autres écrivainsdisent que Henri IV. en fut Pinstituteuren 1399, à cette occasion: ce Princeétant dans le bain , un chevalier lui ditque deux veuves étoient venues lui de-mander justice ; & dans ce moment iîfauta hors du bain , en s’écriant, que lajuftice envers J‘es sujets étoit un devoirpréférable au plaisir de se baigner, &ensuite il créa un ordre de chevaliersdu bain : cependant quelques auteurssoutiennent que cet ordre existoit long-