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Tome quatrième.
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chaleur. On dit communément que c’estle soleil ; d’autres croient que c’est lefeu ; & quelques-uns rapportent qu’au-trefois parmi les peuples, le grand dieuThor étoit appelle Thkrmes ou Aijke ,quand ils l’invoquoient pour la conser-vation de leur vie, & pour être défen-dus contre les insultes des démons; maisqu’rl étoit nommé Baive lorsqu’ils luidemandoient de la lumière & de la cha-leur. Ces idolâtres n’ont aucune figureparticulière de ce Dieu, soit parce qu'ilest visible de lui-même , ou plutôt parceque selon les plus intelligents dans lesmystères de cette superstition, Thor &Baive , ne sont qu’une même divinité,adorée sous différents aspects. Scheffer,hijî. de Laponie , distingue cependantThor de Baive. Thor est le premierDieu des Lapons , Storjunkare le second,Baive n’est que le troisième. (G)

* BAIÍAN , ( Géog. ) ville de Perseclans le Ghirvan , à l’extrêmité du golfede Guillaíi, sur la mer Caspienne. Long.89. lat. 40. 20.

BAKELEYS, (Hisi. nat. (Econ. dom.)espece de bœufs à bosse, ou bisons. Onen voit chez les Hottentots de toutetaille, comme aux Indes. Les Hottentotsles élèvent avec un grand foin, & lestraitent avec tant de douceur , que cesanimaux sensibles, affectionnés & intel-ligents , font pour eux par amour, cequ’ils ne font chez nous que par crainte.Ils les élèvent pour la guerre comme lesIndiens font les éléphants. Ils fe laissentgouverner & .font dociles à la voix deleurs conducteurs comme le font leschiens. Ils font fiers , hardis, féroces ,propres à garder & à défendre les trou-peaux contre les voleurs. Ils fervent ausside monture & de trait. (L)

* ifAKINGLE , {Géog.) l’une desPhilippines, dans l’océan de la Chine ;elle a douze ou quinze lieues de tour.

BAKISCH, voyez Bacar.

* BALAAT ou BAÂLATH , (Géog.sainte. ) ville de Palestine, dans la tribude Dan.

BALADIN, f. m. danseur, farceur ,bouffon , qui en dansant , en parlantou en agissant, fait des postures de bas

bal

comique. Le bon goût fembloit avoirbanni des spectacles de France ces sortesde caractères , qui y étoient autrefois ften usage. L'opéra comique les y avoitfait revivre. La sagesse du gouvernementen abolissant ce spectacle , aussi dange-reux pour les mœurs que préjudiciableau progrès & à la perfection du goût, lesa fans doute bannis pour jamais. jAoye^Opéra comique.

BALADOIRE, adj. dans baladoire ,il se décline : ce font des danses contrelesquelles les saints canons, les peres del’églife & la discipline ecclésiastique sesoiît élevés avec tant de force : les payensmêmes réprouvoient ces danses licen-cieuses. Les danseurs & les danseuses lesexécutoient avec les pas & les gestes lesplus indécents. Elles étoient en usage lespremiers jours de Pan & le premier jourde mai. Voye^ Danse.

Le pape Zachanc en 744 sit un décretpour les abolir, ainsi que toutes les dan-ses qui se faisoient sous prétexte de ladanse sacrée.

I! y a plusieurs ordonnances de nosrois qui les défendent, comme tendantesà la corruption totale des mœurs. Recueild’édits , ordonnances ù déclarations desrois de France. (B)

BALAFO, f. m. ( Luth. ) espece d’ins-trument des Negres , qui ressemble beau-coup à notre claquebois , avec cette dif-férence que fous les touches ils suspen-dent des calebastès vu id es qui augmen-tent le son, d’autant plus qu’elles fontproportionnées aux touches, les plusgrandes étant fous les plus grandes tou-ches. Les voyageurs qui ont décrit cetinstrument, quoiqu'ils diffèrent en quel-ques circonstances, s’accordent pourtanttous à donner la description qu’on vientde voir : ils ajoutent qu’on en toucheavec deux baguettes garnies de cuir pouradoucir le son, & que ce Ion a de loinde la ressemblance avec celui d’une orgue.Les Negres qui jouent du balafo , & quequelques nations appellent guiriots , &d’autres juddìcs, ont quelquefois desanneaux de métal autour des bras, dontle son fe joint à celui de l’instrument.{F. D. C.)