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concavité d'un côté, & l’autred’un an- *tre côté, ou ce qui revient au meme ,
si les deux convexités fe regardent, alors©n dit simplement qu elles fe touchent.Ainsi le point baisant & le point touchantfont différents. , .
On emploie plus particulièrement leterme de baiser, pour exprimer le con-tait de deux courbes qui ont la mêmecourbure ou point de contait, c’est-à-dire le même rayon de développée. Leb aise ment s’appelle encore alors oscilla-tion. Voyei Osculation , Dévelop-pée, Courbure, &c. (O)
* BAISAN , ( Géog. ) ville d'Afnquedans la Barbarie , à seize milles de Tri-poli.
* BAISSER , abaisser , ( Gratnm. )Baisser fe dit des objets qu’on veut pla-cer plus bas, dont on a diminué la hau-teur , & de certains mouvements ducorps. On baisse une poutre, on baisseles yeux. Abaisser fe dit des choses faitespour en couvrir d’autres ; abaisser lespaupières. Exhausser, élever , font lesopposés de baisser \ lever, relever, fontl cs opposés A'abaisser. Baisser est quelque-íois neutr e, abai/ser ne l’est jamais. Onbaisse en diminuanton fe baisse en fecourbant ; on s abaisse en s’humiliant. LesEívieres bassent ; les grandes personnesfont obligées de fe baisser pour passerpar des endroits moins élevés qu elles : ilest quelquefois dangereux de s '’abaiJJ'er.Á'ynon. Franç.
Baisser les hanches , fe dit, en Ma^nege , du cheval. Voye{ Hanches.
Baisser la lance , voyer Lance.(V)
* Baisser la vigne , ( Agriculture. )c’est lier les branches taillées à l’échalas.
BAISSIERE, f. f. ( Vinaigrier. ) c’estainsi qu’on appelle cette liqueur trouble& chargée qui couvre la lie de l’épaif-seur de quelques lignes, plus ou moins,lorsqu'un tonneau d’huile ou de liqueurfermentée , quelle qu’elle soit, tire à sa
fin. On dit baijsiere de vin, de cidre, debiere.
BAISSOIRS , s. m. pi. c’est le nomqp on donne dans les Jalines aux réser-voirs ou magasins d’eau, Le bâti en est
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de bois de chêne & de madriers fortépais , contenus par de pareilles piecesde chêne qui leur font adostées par lemilieu. La superficie de ces magasins estgarnie & liée de poutres aussi de chêne,d’un pied d’épaisseur, & placées à unpied de distance les unes des autres. Lesplanches & madriers qui les compo-sent , font garnis dans leurs joints decliantouilles de fer, de moufle Lc d’ctoupe,.poussées à force avec le ciseau , &,goudronnées. Le bâti est élevé au-dessus :du niveau des poelles. Ce magasin d’eau;est divisé en deux baijsoirs, ou parties:inégales , qui abreuvent à Moyenvic cinq;poelles par dix conduits. Voye1 la quan-tité d’eau & le toisé de ces baijsoirs , àl’article SALINE. Elles font élevées audeíliis du niveau des poelles , & suppor-tées par des murs.d’appui distants les uns.des autres de trois pieds ou environ ; ce;qui en assure la solidité.
BAJULE , bajulus, {Hijl. anc.) nomd’un magistrat du bas Empire. On croieque c’étoit lé nom qu’on donnoit auxpersonnes chargées de l’éducation du pré-somptif héritier de la couronne dansl’empire de Constantinople; & l’on tirece mot du latin bajulare, porter ; commepour signifier que les instituteurs de ceprince l’avoient porté entre leurs bras T& on en distinguoit de plusieurs degrés.Le précepteur portoit le titre de grandbajule , & celui de bajule simplementctoit donné aux fouprccepteurs. Si P ex—pression n’étoit pas noble, elle étoit dumoins énergique pour insinuer que b’édu-cation d’un prince étoit un fardeau bien-redoutable.
Bajule , (////?. moi . ) ministre d’étarchargé du poids des affaires. Notre his-toire remarque que Charlemagne donna"'-Arnoul pour bajule , c’est-à-dire pourministre à son fils Louis d’Aquitaine ;& les Italiens entendent par bajule d’unroyaume , ce que les Anglois nommentprotecteur , & ce que nous appelions-régent du Royaume dans une mino-rité.
BAIVE , f. m. ( H if. mod. ) faux dieu;des Lapons idolâtres , qu’ils adorent:: comme- Fauteur de la lumière & de lm