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pour acquérir la connoislànce de la qua-lité des différents grains & de la dispro-portion de leur produit respectif ; on voltpar-Ià combien l'usage des mesures estfautif dans le commerce des bleds. Auífivoyons - nous que les marchands sous-pefent le bled à la main dans les mar-ches , pour eííàyer d’en rnnnoírre la qua-lité par le poids.
Les Hollandois ont une méthode plussûre pour connoìtre le poids des grains ;ils se servent d’une balance d’essai & depoids proportionnés au poids d’Amster-dam, qui est le même que notre poidsde marc. Les négociants qui font le com-merce des bleds ont de petites balancescylindriques qui contiennent un kop ,mesure de grains qui est juste de la con-tinence de notre litron ; les poids donton se sert pour peser les grains à cettemesure d’essài , sont représentatifs d upoids de marc , dans la même proportionque la petite mesure de comparaisonTest à la grande mesure dont on veutconnoìtre se poids par celui d’une de sesparties.
Ceci va s’expliquer plus clairement dansla pratique ; car M. Doumer, négociantde Paris, austi bon citoyen que commer-çant éclairé , ayant su que le ministre' avoit connoissance de sa méthode d’a-cheter les grains, de les eííàyer à la Hol-landoife , & qu’il avoit fait faire une• balance graduée dont il se sert sur laproportion du litron avec le setier deParis, s’est empressé de la lui présenteravec ses poids, fa formule & un mémoirefur les avantages de cette méthode , afinque le ministre puisse remplir ses vuesbienfaisantes en la faisant donner au publicpar la voie de l'imprestion, dans le Traitéde la mouture économique.
La balance des grains est composée dedeux cylindres creux de cuivre , bienajustés, & d’un poids égal ; ils ont exac-tement 3 pouces i o lignes de largeur,fur 3 pouces 6 lignes de hauteur, qui sont
Î irécisément les dimensions que doit avoire litron ou la içznae partie du setier deParis, suivant l’ordonnance de la ville dumois de décembre 1672.
Aux deux côtés de chaque cylindre, fontTome I V.
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deux oreillons où passent deux cordonsde 7 pouces chacun de longueur qui vien-nent fe réunir au crochet , qui s’agraffeau fléau de la balance. Le fléau a 6pouces de longueur.
Rapport d u poids à la mesure.
Un litron est la 192ms partie du setier ;il faut pour la balance d'essai ajuster despoids proportionnels, dont le premiersoit également la 192ms partie d’une livrepoids de marc , ce qui se rencontre pré-cisément dans un poids de 2 deniers ou48 grains.
Ces 48 grains, poids de marc, font à9216 grains contenus dans une livre poidsde marc., comme 192 ( ou la me-
sure d’un litron ) est à un setier de Paris.Enfin 2 deniers poids de marc, font d’unelivre , la 192ms partie : le litron est d’unsetier, la 192 me partie.
Or la mesure étant pleine, le nombrede poids de 2 deniers qu’elle peseta, re-présentera des livres lorsque la mesurereprésentera le setier. ( Un setier vautdeux mines, une mine deux minots, uuminot trois boisseaux, un boisseau qua-tre quarts, un quart quatre litrons. Com-bien un litron ?... Multipliez toutes cesmesures les unes par les autres & vousaurez 192.
Formule.
2X2 =4x3= 12x4 = 48 48x4 *=192.
On fait donc un poids qui peso 2 den.& qui représente une livre de grain : lepoids réel de 2 den. doit être infculpéd’un côté du poids , & le poids figuréinfculpé de lautre côté , comme dans latable suivante.
Poids d'ejsai.
2 d. poids de marc représentent 1 1. de gs,
2
3
4í
10
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8
10
20
40