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Tome quatrième.
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vant principalement à faire connoîtreInégalité ou la différence de poids dansles corps pesans, & par conséquent leurmasse ou leur quantité de matière.

U y a deux sortes de balances, sart-rienne & la moderne.

L’ancienne ou la romaine, appeîlée auíîìpeson , consiste en un levier qui se meutsur un centre , & qui est suspendu prèsd’un des bouts. D’un côté du centre onapplique le corps qu’on veut peser ; del'autre côté l’on suspend un poids quipeut glisser le long du levier , & quitient la balance en équilibre; & la valeurdu poids à peser s’estime par les divisionsqui font marquées aux différons endroitsoù le poids glissant est arrêté.

La balance moderne , qui est celledont on se sert communément aujour-d’hui , consiste en un levier suspendu pré-cisément par le milieu : il y a un plat oubassin suspendu par une corde à chacundes deux bouts du levier, dans l’un &l’autre cas le levier est appellé jugum,traversant , ou fléau , dont les deux moi-tiés qui font de f un & de l’autre côté deTaxe se nommen tbrachia, ou les bras ;la partie par où l’on tient trutina , anseou chajse ; la ligne fur laquelle le leviertourne, ou qui en divise les bras, s’ap-pelle Y axe ou esìeu ; & quand on la con-sidéré relativement à la longueur desbras , on ne la regarde que comme unpoint, & on l’appelle le centre de la ba-lance ; les endroits où se placent lespoids se nomment points de suspensionou d’application.

Le petit style perpendiculaire au fléau,& qui fait connoître , ou que les corpsfont en équilibre, ou qu’ils pèsent plusl’un que l’autre , s’appelie Y aiguille , enlatin examen.

Ainsi dans la balance romaine , le poidsqui sert à contrebalancer ceux qu’on veutconnoître , est le même, mais s'appliqueà différents points ; au lieu que dans labalance ordinaire le contrepoids varie , &le point d’application est toujours le même.

Le principe fur lequel la constructionde l’une & de l’autre balance est fondée,est le même, & se peut comprendre parce qui suit.

BAL

The'orie de la balance. Le levier A B( voye\ Planche de Mechan. fig. 9. ) estla principale partie de la balance : c’estun levier du premier genre, & qui aulieu d’être posé sur un appui en C, centrede son mouvement, est suspendu par uneverge qui est attachée au point C ; desorte que le méchanisme de la balancedépend du même théorème que celui dulevier. Voye1 Levier.

Donc comme le poids est connu à l’in-connu , ainsi la distance depuis le poidsinconnu jusqu’au centre du mouvementest à la distance où doit être le poidsconnu , pour que les deux poids se tien-nent l’un l’autre en équilibre ; & par con-séquent le poids connu fait connoître lavaleur du poids inconnu.

Car comme la balance est un vrai le-vier , so propriété est la même que celledu levier ; savoir, que les poids,qui y fontsuspendus , doivent être en raison inversede leurs distances à l’appui, pour être enéquilibre. Mais cette propriété du levierque 1 expérience nous manifeste , n’estpeut-être pas une chose facile à démon-trer en toute rigueur. Il en est à peu prèsde ce principe comme de celui de l’équi-libre ; on ne voit l'équilibre de deuxcorps avec toute la clarté possible quelorsque les deux corps font égaux, & qu’ilstendent à se mouvoir en sens contraireavec des vitesses égales. Car alors il n’ya point de raison pour que l’un se meuveplutôt que l’autre; & si l’on veut dé-montrer rigoureusement l’équilibre lors-que les deux corps font inégaux , & ten-dent à se mouvoir en sens contraire avecdes vitesses qui soient en raison inversede leurs masses , on est obligé de rap-peller ce cas au premier, où les masses& les vitesses font égales. De même onne voit bien clairement l’équilibre dansla balance , que quand les bras en fontégaux & chargés de poids égaux. La meil-leure maniéré de démontrer l’équilibredans les autres cas, est peut-être de lesramener à ce premier, simple & évidentpar lui-même. C’estce qu’afait M. New tondans le premier livre de ses Principesseclion premiere.

Soient, dit-il {fig. 3. n°. 4. Máhdjs ■