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sulter de leur inégalité , soit. au moin sfort petite ; qu’il y ait le moins de îro-tement qu’ïl stì possible autour du pointfixe ou centre de la balance. Quand unebalance est trompeuse , soit par Vinéga-lité de ses bras, soit par celle de lesbassins, il est bien aisé de s’en assurer :il n’y a qu’à changer les poids qui sontdans chaque bassin, & les mettre l’un ala place de l’autre ; ces poids qui étoientauparavant en équilibre, cesseront alorsd’y être fi la balance est trompeuse.Voyei Appui.
BALANCE de M- de Roberval, est unesorte de levier, où des poids égaux sonten équilibre , quoiqu’ils paraissent situésà des extrémités de bras de leviers iné-gaux. Voyei Levier.
Balance hydrostatique , est uneelpece de balance qu’on a imaginée,pour trouver la pesanteur spécifique descorps liquides Sc solides. Voye\ GRA-VITÉ ou Pesanteur spécifique.
Cet instrument est d’un usage consi-dérable pour connoître les degrés d’al-liages des corps de toute espece , la qua-lité Sc la richesse des métaux, mines ,minéraux, &c. les proportions de quelquemélange que ce. soit, &c. la pesanteurspécifique étant le seul moyen de jugerparfaitement de toutes ces choses. Voy.Poids , Métal , Or , Alliage , ùc.
L’usage de la balance hydrostatique estfondé fur ce théorème d ’Archìmede ,qu'un corps plus pesant que Peau , pesomoins dans l’eau que dans Pair , du poidsd’une masse d’eau de même .volume quelui. D’où il fuit que si l’on retranche îepoids du corps dans Peau, de son poidsdans Pair, la différence donnera le poidsd’une masse d’eau égale à celle du solideproposé.
Cet instrument est représenté dans lesPlanches d’Hydrostatique , fig. 34 , &n’a pas besoin d’une description fort am-ple. O11 peso d’abord dans Pair le poidsE , qui n’est autre chose qu’un plateaugarni ou couvert de différents poids, &Je poids qu’on veut mesurer , lequel estsuspendu à Pexfrçmité du bras F', en-suite on met ce dernier poids dans unfluide, & oa voit par la quantité de
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poids qu’il faut ôter de dessus le plateau.E , combien le poids dont il s’agit aperdu, & par conséquent combien pesoun volume de fluide égal à celui ducorps.
Pour peser un corps dans Peau, on lemet quelquefois dans le petit seau deverre IK, & alors on ne doit pas oublierde couler le plateau R fur le petit pla-teau quarté H , asin que le poids de ceplateau , qui est égal à celui du volumed’eau, dont le seau occupe la place,puisse rétablir Péqui'ssire.
A l’égard des gravités spécifiques desfluides , on se sert pour cela d’une petiteboule de verre G , de la maniéré sui-vante.
Pour trouver la pesanteur spécifiqued’un fluide, suspendez à l’extrémité d’undes bras F un petit bassin, & mettezdedans la boule G; remplissez ensuite lesdeux tiers d’un vaisseau cylindrique OP,avec de Peau commune : lorsque vousaurez mis la boule dedans, il faudramettre fur le plateau E de petits poids,jufqu’à ce que les bras E, F, demeurentdans une pofition horizontale.
Ainsi P excès du poids de la boule furcelui d’un égal volume d’eau, fe trou-vera contrebalancé par les poids ajoutésau plateau E , ce qui la fera demeureren équilibre au milieu de l’eau. Or con-cevons à présent cette boule ainsi en équi-libre , comme si elle étoit réellement unequantité d’eau congelée dans la mêmeforme : si à la place de Peau qui envi-ronne cette partie congelée, nous subs-tituons quelqu’autre liqueur de différentepesanteur , l’équilibre ne doit plus sub-sister ; il faudra donc pour le rétablir,mettre des poids sor celui des plateauxR t F , de la balance qui fera le plusfossile.
Ces poids qu’il aura fallu ajouter dansla balance, feront îa différence en gra-vité de deux quantités, l’une d’eau, Pau-tre de la liqueur qu’on a voulu examiner,& dont le volume est égal à celui de laboule de verre. Supposons donc que lepoids du volume d’eau dont la bouleoccupe la place , soit de 803 grains ; sinous ajoutons à ce nombre celui des grains