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des premieres aux étrangers , & que nousen consumons beaucoup dans le royau-me , par exemple des indiennes & desfoies auJieu des toiles & foies des au-tres pays, qui nous coûteroient plus cher.
z°. La deuxième méthode est d'ob-server le cours du change ; car s’il estordinairement au-deífus de la valeur in-Srinseque ou de l’égalité des especesétrangères , nous perdons non feulementpar le change , mais encore par le coursgénéral de notre commerce. Mais cetteméthode est encore imparfaite, puisquenous trafiquons dans plusieurs pays ouL cours du change n est point établi. I3°. La troisième méthode , qui est |du chevalier lof. Child , fe prend de j1 accroissement ou de la diminution de |notre commerce ou de nos navires en Igénéral ; car si ces deux points viennentà diminuer, quelque profit que puissentfaire des particuliers , la nation perd,ôí elle gagne dans l’hypothefe contraire.Cet auteur établit comme une réglé in-laiîlible, que dans toutes les parties dumonde où. le commerce est grand , con-tinue fur ce pied , & augmente de jourt n jour , auffi-bien que le nombre desnavires, par succession de temps ce com-merce doit être avantageux à la nation ,même dans le cas où un gros commer-çant íè ruine ; car quoi qu’il puisse perdre,quelle multitude de gens qui gagnent parion moyen ? le roi , les officiers desdouanes, les charpentiers de vaisseau ,brasseurs, boulangers, cOrdiers-manu-facturiers , cordiers , porteurs, charre-tiers , mariniers, &c.
4°. Une derniere maniéré est d’obfer-ver l’augmentation & la diminution denotre argent, soit monnoyé soit en lin-gots : mais celle-ci est la moins sensible& la moins papable de toutes; cat f ar-gent paroit aux yeux du vulgaire plusabondant lorsqu’il en a moins affaire ,& plus rare selon que les occasions del’emp!oyer font plus fréquentes & plusavantageuses : par ce moyen il sembleque nous ayons plus d’argent lorsquenous avons moins de commerce : parexemple , quand la compagnie des Indesorientales a un grand débit à faire, l’ar-
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gent íb trouve pour l’ordinaire plus rareà Londres, parce que l’occasion engageles particuliers à en employer quantitéqu’ils a voient amassé à cette intention.’Ainsi un haut prix d’intérêt fera quel’argent paroitra plus rare , parce quechacun, aussi-tôt qu’il en peut rassem-bler quelque somme, cherche à la pla-cer. Child, Di/c. fur le Cornrn. ch. jx.Chambers . Diclinnn. (G)
Balance, en termes de teneurs de li-vres a parties doubles , signifie IV h t fi-,nal ou la solde du grand livre ou livrede raison , ou d’un compte particulier.
Balance se dit encore de la clôturede 1 inventaire d’un marchand , qui sefait en crédit & en débit dans lequelil met d’un coté , qui est la gauche,l’argent qu’il a en caisse , ses marchan-dises , dettes actives, meubles & immeu-bles ; & en crédit du côté de la droite,fes dettes passives & ce qu’il doit payeren argent ; & quand il a défalqué ce qu’ildoit d’un côté de ce qu’il a d’eiletsd’un autre , il connott , tout étant com-pensé & balancé , ce qui doit lui resterde net & de clair, ou ce qu’il a perduou gagné.
On fe sert quelquefois du mot de bi-lan au lieu de balance , mais impropre-ment. Bilan a une autre significationplus précise, i Voyez Bilan.
Balance signifie aussi la déclaration quefont les maîtres des vaisseaux, des ef-fets & autres marchandises dont ils fontchargés. Ce terme est en usage en ceíèns parmi les marchands qui trafiquenten Hollande par les rivières du Rhin &de la Meuse. ( G )
BALANCÉ, adj. terme de danse. Lebalancé est un pas qui fe fait en placecomme le pirouetté, mais ordinairementen présence , quoiqu’on puisse aussi lefaire en tournant. Comme ce n’elì quele corps qui tourne , & que cela ne chan-ge aucun mouvement, je vais décrirela maniéré de le faire en présence.
Il est composé de deux demi-cotipés,dont l’un fe fait en avant , & Pautrcen arriéré; savoir, en commençant vouspliez à la premiere position, & vous portezÍè pied à la quatrième, en vous élevant
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