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Tome quatrième.
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dessus la pointe ; ensuite de quoi vousposez le talon à terre ; & la jambe quiçst en l’air s’étant approchée de cellequi est devant, & fur laquelle vSus vousétés élevé, vous pliez fur celle qui a fait cepremier pas, & l’autre étant pliée fe porteen arriéré à la quatrième poíition , & vousélevez dessus ; ce qui finit ce pas.

Le balancé est un pas fort gracieuxque l’on place dans toutes fortes d’airs,quoique les deux pas dont il est com-posé soient relevés également l’un & l’au-tre ; & delà vient qu’il s’accommode àtoutes fortes de mesures, parce que cen’est que l’oreille qui avertit de pousserles mouvements ou de les rallentir. V.Position.

U est fort usité dans les menuets fi-gurés aussi bien que dans les menuetsordinaires , de même qu’au passe - pied.On le fait à la place d’un pas de me-nuet , dont il occupe la même valeur ;c’est pourquoi il doit être plus lent,puisque ces deux pas fe font dans l’é-tendue des quatre que le pas de menuetcontient. Voye\ Menuet.

BALANCEMENT , ( Musique ) c’estla même chose que trémolo. V~. Trem-blement , ( Musique. ) {D. C.)

Balancement, f. m. Fbjq Oscil-lation.

BALANCER la croupe a u pas ouau trot , fe dit, en termes de Manege ,du cheval dont la croupe dandine à sesallures ; c’est une marque de foiblestède reins. ( V )

BALANCER,/c balancer dans Vair , fedit, en Fauconnerie , d’un oiseau quireste toujours en une place en obser-vant la proie.

Balancer fe dit aussi en Venerie ,d’une bête qui chassée des chiens cou-rants, est lassée & vacille en fuyant :on dit, ce chevreuil balance.

Un levrier balance quand il ne tientpas la voie juste, ou qu’il va & vientà d’autres voies.

Balancer. On dit dans les manufac-tures de íoie qu’une lisse balance, quandelle leve ou baiste plus d’un côté que d’unautre ; ce qui est de conséquence dansle travail des étoffes riches.

BAL

La lisse balancée ou qui ne baiste pasjuste à un accompagnage , fait que la1 dorure est séparée ou barrée. Voye^Accompagnage, Dorure, Étoffesor et argent.

* BALANCIER , s. m. ouvrier qui faitles différents instruments dont on fe sertdans le commerce pour peser toutes fortesde marchandises. On fe doute bien que lacommunauté des Balanciers doit être fortancienne , elle est soumise à la jurifdictionde la cour des monnoies : c’est là que lesBalanciers sont admis à la maîtrise ■ qu’ilsprêtent serment ; qu’ils font étalonnerleurs poids, & qu’ils prennent les ma-trices de ces petites feuilles de léton àTissage des Joailliers & autres marchandsde matières , dont il importe de con-noître exactement le poids. Chaque Ba-lancier a son poinçon ; T empreinte s’enconserve sur une table de cuivre aubureau de la communauté & à la courdes monnoies. Ce poinçon composé dela premiere lettre du nom du maître,surmontée d’une couronne fleurdelisée ,sert à marquer l’ouvràge. La marque desbalances est au fond des bassins : des ro-maines , au fléau ; & des poids au-des-sous. L’étalonnage de la cour des mon-noies se connoît à une fleur-de-lis feulequi s’imprime aussi avec un poinçon.D’autres poinçons de chiffres romainsmarquent de combien est le poids. Lesfeuilles de léton ne s’étalonnent point ;le Balancier les forme fur la matrice,& les marque de son poinçon. Deuxjurés font chargés des affaires , des visi-tes , & de la discipline de ce corps. Ilsrestent chacun deux ans en charge ; unancien fe trouve toujours avec un nou-veau. Un maître ne peut avoir qu’unapprenti ; on fait cinq ans d’apprentis-sage , & deux ans de service chez lesmaîtres. Il faut avoir fait son apprentis-sage chez un maître de Paris , pour tra-vailler en compagnon dans cette ville.Les aspirants doivent chef - d’œuvreles fils de maître, expérience. Les veuvesjouisiènt de tous les droits de la maî-trise , excepté de celui de faire des ap-prentis. Les deux jurés Balanciers ontété autorisés par des arrêts à accompa-