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gner iles maîtres & gardes des six corpsdes marchands dans leurs visites pourpoids & mesures ; & il seroit très-à-pro-pos pour le bien public qu’ils fistèntvaloir leur privilège. Ils ont pour patronS. (Michel.
Balancier. , f. m. en Méchanìque ;ce nom est donné communément à toutepartie d’une machine qui a un mouve-ment d’oscillation, & qui sert ou àrallentir ou à régler le mouvement des au-tres parties parties. V. les articles fuivans.
BALANCIER : on donne ce nom dansles grosses forges, à la partie ou anse.de fer recourbée en arc, passée dans uncrochet attaché à une perche élastique ,à l’aide de laquelle les soufflets fontbaissés & relevés alternativement par lemoyen des chaînes qui fe rendent deux àdeux à des anses plus petites , ou à depetits crochets arcués & suspendus auxextrémités du balancier.
BALANCIER, terme d’Horloger, c’est uncercle d’acier ou de l’éton , qui dans unemontre sert à régler & modérer le mou-vement des roues. V. ECHAPPEMENT.
II est composé de la zone que les Hor-logers appellent le cercle des barettes ,& du petit cercle qu’ils appellent le centre.
On ignore fauteur de cette invention ,dont on s’est servi pour la mesure dutemps jusqu’au dernier siecle, où la dé-couverte du pendule en a sait abandon-ner Puíkge dans les horloges.
Voici à peu prés l’histoire des diffé-rentes méthodes dont on a fait usagedans supplication du balancier aux hor-loges , avant que Paddition du ressortspiral l’eût porté au degré de perfectionoù il est parvenu sur la fin du derniersiecle. Toute la régularité des horlogesà balancier vint d’abord de la force d’i-nertie de ce modérateur , & de la pro-portion constante qui régné entre fac-tion d’une force fur un corps , & la ré-action de ce corps fur elle. Cet effetrésultoit nécelïairement de la disposition Ide Péchappement. ( Voye[ ECHAPPE- I
ment. Voyei Action & Réaction.- jVoyei INERTIE j On attribue cette dé- ,couverte à Pacificus de Véronne. Voyei
Horloge. J
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Tous les avantages que les mesures dutemps faites fur ces principes avoient furcelles qui étoient connues lorsqu’ellesparurent, telles que les clepsydres , sa-bliers , & autres, n’empêchoient pas queleurs irrégularités ne fussent encore fortconsidérables : elles venoient principale-ment de ce qu’une grande partie de laforce motrice se consumant à surmonterle poids de toutes les roues, & la ré-sistance causée par leurs frottemens ; laréaction fe trouvoit toujours inférieureà faction , & le régulateur suivoit troples différentes impressions qui lui étoientcommuniquées par le rouage qui lui op-posait toujours des obstacles supérieursà la force qu’il en recevoit.
Voulant obvier à cet inconvénient,dans les horloges destinées à rester cons-tamment dans une même situation, lesanciens horlogers s’aviserent d’un arti-fice des plus ingénieux ils disposèrentle régulateur de façon qu’il pût faire desvibrations indépendamment de la forcemotrice ; ils mirent en usage l’inertie ducorps & fa pesanteur.
Ils poserent l’axe du balancier perpen-diculairement à l’horison, laissèrent beau-coup de jeu à ses pivots en hauteur, pas-sèrent ensuite un 61 dans une petite fentepratiquée, dans le pivot supérieur au-dessiis du trou dans lequel il rouloit ;ensuite de quoi ils attachèrent les deuxbouts de ce fil à un point fixe, telle-ment que le balancier suspendu ne por-toit plus fur Pextrémité de son pivotinférieur. Si l’on tournois alors le régu-lateur , les fils s’entortillant l’un fur Pau-tre, faifoient élever le balancier tantsoit peu ; abandonné ensuite à lui-même,il descendoit par son poids & les détor-tilloit : or cela ne se pouvoir faire sansqu’il acquît un mouvement circulaire.Poursuivant donc sa route de l’antre.côté, il entortilloit de nouveau les fils ,retombent ensuite, & auroit toujours con-tinué de fe mouvoir ainsi alternativementdes deux côtés, si la résistance de Pair,le frottement des fils 8t des pivots ,n’eussent épuisé peu-à-peu tout son mou-vement.
Cette méthode d’appliquer deux puis-