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» doit friser dessus : car íi elle etoit plus31 haute, elle ne prendroit pas le trait ;-, & si elle appuyoit trop fortement des-» sus, il y auroit du frottement fur le>» canal où le trait est étendu , ce qui31 diminueroit la puistànce qui le chaste.
,» A deux pieds en deçà de la détente» est le travail r 8 , autour duquel se
dévide la corde ; & lorsqu’on veut„ bander la machine, on accroche la31 corde de Tare à son centre parle moyen„ d'une main de fer 19. Cette main a31 deux crochets qui í'aiíiííònt la corde en3) deux endroits pour l’amener. La dis-31 tance d’un crochet à l’autre doit être31 plus grande que la largeur de la noix ,31 qui doit avoir une ouverture au milieu■31 comme celle des arbalètes , dans la-31 quelle on introduit le talon du trait31 contre la corde qui prend à la noix.
„ J’ai dit que les deux montants 3,4,31 étoient appuyés fur leur base à tenons31 & à mortoises ; ils dévoient être ap-31 puyés 6c retenus encore par de puis-„ jantes contrefiches. Héron & Vitruve31 lui-même mettent une espece de table31 ou d'échafaudage 20, sur lequel l’ar-31 brier est en partie soutenu , dont la31 hauteur jointe à l’épaisteur de i’arbrier31 devoir arriver juste à la hauteur de la31 corde 12. Je crois, dit toujours M. de31 Folard , que cette table n etoit faite31 que pour aider à soutenir l’arbrier ,31 qui devoir être composé d’une grosle31 poutre de seize diamètres & de deux31 pieds de longueur, d’une de largeur &31 d’une d’épaisseur , conforme au trait31 qu'elle lançoit. Ajoutez la force ex-31 traordinaire du bandage , capable de31 faire plier la plus forte poutre, si son31 épaisièur ne surpastè sa largeur. J’ima-31 gine toutes ces raisons , pour prouver31 la náceflìté de cette table , parce que31 je n’en vois aucune autre ; car à parler31 franchement, cette charpente paroît31 un peu superflue : mais comme il saut31 respecter s antiquité & l’expérience de31 ces sortes de machines que nous n’a-
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11 vons point, nous hasardons cette struc-» ture dans ce qui nous a paru inutile,11 qui ne Test peut-être pas. »,
Cette réflexion de M. de Folard estd’autant plus juste, que les anciens s’étantexpliqués d’une maniéré fort obscure surles différentes machines de guerre quiétoient en usage de leur temps, il estbien difficile de se flatter d’avoir devinéjuste tout ce qui concerne ces machines :a’jjsi fi M. de Folard, dit un habilejournaliste, ria pas toujours donne dansle vrai à cet égard, toujours peut - ondire qu’on lui a de grandes obligations,& qu:il en a peut-être approché plus quetous ceux qui ont travaillé avant lui furle même sujet. Bibliothèque raisonnée dessavants de FEurope , tome V.
Au reste les anciens historiens rappor-tent des effets de ces machines qui nousparoiílènt presqu’incroyables. M. de Fo-lard a eu foin de les rapporter dans sontraité de t attaque des places des anciens .Voyei Catapulte. (O)
BALISTIQUE , s. s. ( Ordre encyclo-pédique , Entendement , Raison , Phi-losophie ou Science. Science de la nature.Mathématiques. Mathématiques mixtes.Méchanique. Dynamique. Dynamiqueproprement dite. Balijlique. ) c’est lascience du mouvement des corps pesantsjetés en l’air suivant une direction quel-conque. Ce mot vient du grec ,
jacio , je jette, (a)
U article Projectile fera connoîtreles loix de la Balistique. La théorie dujet des bombes est une partie considé-rable de cette science, & c’est principa-lement cette théorie qu’on y traite. Nousavons là-deffus plusieurs ouvrages , Vartde jeter les bombes de M. Blondel , del’académie des Sciences , un des premiers,qui aient paru fur cette matière; le Bom-bardier François par M. Belidor, tée.Mais personne n’a traité cette scienced’une maniéré plus élégante & plus courteque M. de Maupcrtuis, clans un exce.Ulent mémoire imprimé parmi ceux de
(a) On trouvera à Partiel e Injìrument Balijíiquc une solution du P robiême balistique plussatisfaisante que toutes celles qui ont été données juiqu’tei.