BAL
<tera de pâte de poudre écrasée, danslaquelle on les roulera , ou on les enve-loppera de coton d’étoupille : il faut ce-pendant prendre garde de ne pas faire cesballes si grosses qu’elles ne puissent êtretotalement consommées en retombant dupot d’une fusée volante , crainte qu’eîlesne retombent en feu fur les spectateurs,ou fur des maisons où elles pourroientmettre le feu.
BALLES d?Imprimerie ; ce font deuxmorceaux de bois creuses, surmontés d’unmanche de bois, parfaitement 'ressem-blant à un entonnoir. Le creux de cetinstrument se remplit de laine bien nette& bien cardée, laquelle y est maintenuepar deux cuirs apprêtés & attachés avecde petits clous tout au tour de la bouchede 1 entonnoir ; c’est avec ces deux us-tenciles que l’on empreint d’encre laforme.
BALLES teigneuses , terme d’Impri-merie. Lorsque les cuirs neufs refusentl’encre, faute de kf avoir pas été assezcorroyés, ce qui fait paroítre fur les ballesdes taches noires & blanches , on dit queces balles font teigneuses . Pour remédiera ce défaut, l’on est çontraint de dé-monter & corroyer de nouveau les cuirs,& de les saupoudrer même de cendrepour imbiber le trop d’humidité dontils fe trouvent surchargés en quelquesendroits. Les balles peuvent encore de-venir teigneuses si la laine de dedans fortpar les bords ; car alors il fe forme uneefpece de duvet, qui se mêle avec l’en-cre , & introduit sur la forme nombred’ordures qui emplissent l'ccil de la lettre.
Balle , chei les Paumiers ; c’est uncorps sphérique fait de chiffons de lainecouverts de drap blanc d’environ deuxpouces & demi, ou trois pouces au plusde diamètre , dont on fe sert pour jouerà la paume : il doit être bien rond &bien ficelé. Les statuts des paumiers or-donnent qu’il soit couvert de drap neuf,& qu’il pese en tout dix-neuf estelins.L’estelin vaut la vingtième va tie d’uneonce. Pour faire la balle , il faut avoir duchiffon , une ma île de bois & 1 instru-ment appellé bilboquet. On prend duchiffon, on en forme un peloton que l’on
BAL 277
ficelle , on le bat dans le bilboquet, afin4,e noyer la corde dans l'étoffe dont il estfait. Quand il a la grosseur convenable,on le revêt de drap blanc : on le finitensuite sur le bilboquet, où on le remetpour abattre la couture de son vêtement,& la balle est faite. Voye{ PAUMIER. ,Bilboquet.
Balle , terme de Commerce ; on ap-pelle ainsi certaine quantité de marchan-dises enveloppées ou empaquetées dansde la toile avec plusieurs tours de cordebien serrées par-dessus , aprés les avoirbien garnies de paille pour empêcherqu'eîles ne fe brisent ou ne fe gâtent parl’injure du temps.
On dit une balle d’épicerie , de livres,de papier, de fil, &c. & l’on met furles balles des marques &c numéros, afinque les marchands à qui elles font en-voyées puistènt les reconnoître.
Une balle de coton filé est ordinaire-ment de trois, ou quatre cents pesant.Une balle de foie crue pèse quatre cents.Une balle de grosse toile est de trois ,
| trois & demie ou quatre pieces.
Selon M. Chambers, une balle de laineen Angleterre est la valeur de la charged’un cheval, & contient deux cents qua-rante livres de poids.
Vendre des marchandises fous cordesen balles ou en balles fous cordes , c’estles vendre en gros fans échantillon & fansles déballer.
On appelle marchandises de balle cer-taines quincailleries & autres ouvragesqui viennent de certains pays , particu-lièrement de Forés , & qui font ordinai-rement fabriqués par de mauvais ouvriers.
Une balle de dez est un petit paqueten papier, qui contient une ou plusieursdouzaines de dez à jouer.
On nomme porte-balles les petits mer-ciers qui vont par la campagne, & quiportent fur leur dos des balles de menuemercerie. (G)
B ALLE L , f. m. ( Hifi. nat. Botaniq. )efpece de lizeron , convolvulas, figuréetrès-bien dans presque tous ses détails,fous ce nom Malabare, pnr Van-Rheede,dans son Hortus Malabaricus , volume11, page 107 , planche LII, Les Brames