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hommes , en ne laistânt qne îes deuxcloisons des extrémités , auxquelles ilsajoutent nne espece d’éperon taillé enpointe pour mieux fendre Peau. Cessortes de canots sont sujets à tournersens destiis-destous, lorsqu’on n'a pasattention de garnir leurs côtés, d’autrestuyaux de bambous d un plus petit dia-mètre, c’est ainsi que les Malabares lesarrangent pour naviguer fur le fleuvede Cranganor ; &, chose qui paraîtradifficile à croire, c’est qu’ils ne crai-gnent point le crocodile dans ce fleuve,a caille de l’antipathie que cet animal aa r c le bambou. C’eít de ce sommât duMalabar que furent tirés les deux mor-ceaux , longs de 2.6 à 30 pieds , & de14 à 16 pouces de diamètre; partagésen 19 entre-noeuds, que Clusius dit auchapitre 18 du premier livre de ses Plan-tes extotiques , avoir vu, & qui se voyoientencore du temps de Rumphe, en 1690,suspendus sous le vestibule du jardin aca-démique de Leyde ; & on ne peut gueredouter que ce ne soit cette même es-pece de bambou qu’Alexandre le granddésignoit , lo-seu’il écrivoít à Aristote,qu’il avoit vu dans l’Inde des roseauxde 60 pieds de hauteur, qui surpaflbienten grosseur la pesté picea , ou le pieukedes Grecs.
Nombre d’Indiens idolâtres ont unrespect superstitieux pour les bambous decette taille monstrueuse, auxquels ilsprétendent devoir leur origine, c’estíut-tout l’opinion favorite des rois dePile de Bouton. Les Alphores , habi-tants de l’île Géra m , ont pour usage deremplir de vin de sagou des articula-tions de ce sommât encore vertes, deles bien boucher & de les enterrer ainsiun mois avant leurs fêtes de cérémonie,pour donner à ce vin une couleurverte, une force & une austérité dontils font grand cas. Quelquefois ils lais-sent enterrées ces articulations si long-temps, que leurs nœuds germent, pous-sent des racines & des branches , sur-tout dans les terreins gras & humides.
Cinquième espece. AmpEL.
Uampel des Javanois est une cinquie-
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me espece de bambou , dont Rumphe apublié une bonne figure sous le nomd’ arund’arbor sera , dans son Herba-rium SÍmbainicum , volume IV, page16 , planche IV. Les Malays l’appellentbulu-swangi, c’est-à-dire, bambou sau-vage ; ceux d Hua uohala waan-semane ;ceux de Ternate tab .tìco-nani ; ceux deBanda hulu-kei \ ceux de Baleya tibing-ampel, c’est-à dire , bambou portatif.
Sa racine, ou plutôt fa souche, adeux pouces au plus de diamètre, & estsi souple qu’on a de la peine à la casier.
Les bourgeons qui en sortent, nonpas tous les mois, mais aux nouvelles& pleines lunes, ont deux à trois pou-ces de diamètre , & s’élevent à la hau-teur de 1 o à 12 pieds , dans l’espacede 14 jours, de sorte qu’au bout detrois mois ils forment des tiges parfai-tes , c’est-à-dire, ligneuses, capables desupporter des fardeaux. Ces bourgeonsont la forme d’un cône à large base,couvert d’écailles aiguës , ridées, cou-vertes de poils épineux, qui tombent dèsqu’ils ont atteint la hauteur de 12 à 15pieds ; alors ils font verds, polis égale-ment , & forment des tiges astëz droi-tes , hautes de 28 à 30 pieds & au-delà,de 4 à 5 pouces de diamètre, à articleslongs d’un pied à un pied & demicomme courbes & sinueux , marquésd’un court sillon près des nœuds, àbois épais d’un travers de doigt au plus,três-solide, jaune & liste. Elles portentpresque, dès le bas jusqu’au haut, desbranches verticillées, au nombre de deuxou trois à chaque nœud , & souvententre ces branches de petits jets, coni-ques , obtus, horizontaux, semblables àdes épines. Ges branches sont si foibles »si souples, qu’elles pendent en bas, &s’appuient fur ce qui les avoisine.
Ses jeunes branches font couvertesdans la moitié de leur longueur, parcinq ou six feuilles longues de six à dixpouces , larges d’un travers de doigt,listes , vertes, striées subtilement dans.toute leur longueur.
Ses fleurs forment une espece de panicu-le au bout des tiges principales.
Culture. Vampel est commun dans