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Tome quatrième.
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même volume , pag , 3 , leleba. araahafsana ,du nom du bourg Amahuísu, voisin duchâteau de la Victoire , dans le districtduquel on la trouve.

Ses tiges n’ont qu’un pouce d’épais-sieur; elles sont peu droites , à articula-tions courtes & à bois plus épais quedans les précédons , & aussi dur que celuide l’ampel. Les gaines d’où sortent lesbranches , sont très-ridées & très-velues :sies feuilles sent minces, listés, semblablesà celles du leîeba pour la grandeur.

Usages. On fend ses tiges en petiteslattes, dont la solidité fait qu’on les lieau-dessus des nasses. Les Chinois choisis-sent ses feuilles les plus larges pour yenvelopper leur riz cuit dans leurs joursde fêtes appellées pdo-pelo.

Vingt-sixieme efpece. BEESHA..

Van-Rheede a fait graver dans sonHortus Malabarìcus , volume V, page119, planche LX, sous son nom Mala-bare beesha , une vingt-sixieme efpece debambou , que les Brames appellent \ivo ,les Portugais bambude de sc river , & lesHollandois pyl-rìet , & que l’Obel &Gaspard Bauhin désignent par le nomcêarundo Jcriptoria.

Le beesha ressemble à un arbrisseaudont les tiges s’élevent à la hauteur de16 pieds; leurs articulations sont cylin-driques , listés, pleines de moelle, avecune petite cavité au centre, & ramifiéesou divisées vers leur moitié supérieureen nombre de branches fines de deux àtrois lignes de diamètre, comme ver ti-tillées , ou sortent au nombre de deux àtrois de chaque nœud.

Les feuilles garnissent la moitié supé-rieure des branches, au nombre de huità neuf ; elles sont elliptiques, obtusesy leur origine , pointues à leur extré-mité , longues de cinq à six pouces,cinq à six fois moins larges, marquées dedix à onze nervures longitudinales , listes& semblables à celles de l’ily.

Les épis de sieurs sortent, comme lesbranches, au nombre de quatre à cinq,de chacun des nœuds supérieurs destiges ; ils ont deux à trois pouces delong, & portent chacun vers leur extré-

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mité deux à trois fleurs : chaque fleur estsemblable à un épi conique, pointuc’est-à-dire, qu’elle consiste en un caliceovoïde à deux balles pointues, contenantsept à huit corolles hermaphrodites àdeux balles aussi ovoïdes , pointues,blanchâtres , trois étamines & un ovaireovoïde , pointu , terminé par un styleverdâtre. L’ovaire , en mûrissent, de-vient une graine ovoïde , comprimée ,pointue , longue de 18 lignes, quatre àcinq fois moins large , jaunâtre , pleineintérieurement d’une farine dense , blan-châtre & insipide.

Culture. Le beesha croît dans diverslieux incultes du Malabar, sur-tout à.Betsjour , Corremaloer & Teckenkour..

Usages. Les Malabares font de cesbranches des fléchés, des corbeilles , &sur-tout des plumes à écrire. Cette planteest très-apéritive comme la plupart desgraminées : la décoction de ses feuillesse boit pour rappeller les réglés suppri-mées ; on s’en gargarise la bouche pourdissiper les douleurs de dents, & guérirles gencives ulcérées.

Vingt Jeptieme efpece. Nola-ILY.

Le nola - ily des Malabares, décritfous ce nom fans figures par Van-Rheede,dans son Hortus Malabarìcus , vol. V ,page 119, & nommé vajìnola par lesBrames, bambu gorri par les Portugais,& pyp riet par les Hollandois, est une-autre efpece de bambou commun à Ca-licolan &: Teckenkour.

II différé du beesha en ce que ses articu-lations sont plus longues & plus menues.

Ujdges. Les marchands Malabares eaportent les branches en Perse, en Arabie& autres pays voisins , où l’on en faitdes tuyaux de pipes pour fumer du tabac-

Vingt-huìtìeme efpece. Bulu-Tuy.

Les Malays appellent bulu-tuy , unevingt-huitieme efpece de bambou que.Rumphe décrit sens aucune figure , auvolume IV de son Herbarìum Amboini-cum , pag. 7, sous le nom de arundêdrborfpìculorum ou arundo jaculatoria , &que les habitants de Ternate appellenttabatico luy & tuy-tuy , ceux de Banda.