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Tome quatrième.
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suluk, ceux d’Amboine crtte la nìt , &ceux d’Huamoëla tinat.

Le bulu - tuy ressemble , au premierabord , au leleba ; mais il en différé assezpour en faire une autre espece : il res-semble à un arbrisseau très-épais, dontles tiges ont un pouce & demi de dia-mètre , & les branches environ 6 à 8lignes. Ses articles font longs de trois àquatre pieds , verd-pâles, couverts degaines ridées comme une peau de requinou de chien de mer ; de forte qu’on

Î ieut polir avec elles le bois , le fer &es os les plus durs : son bois est si dur,que lorsqu’on le coupe à grands coupsde couteau , il rend des étincelles. Outreses branches , il fort de ses nœudsnombre de petits rejettons ou branchesfans feuilles, si courts , si fermes, qu’ilsimitent des épines, & causent des bles-sures : il produit un si grand nombre derejettons autour de ses tiges, qu’on nepeut en approcher fans en couper unepartie. Son maître jet & ses racines nediffèrent point de celles du leleba.

Ses feuilles ressemblent à celles du ta-bac ; mais elles font moins rudes : ses fleursfont verticillées comme celles du leleba.

Culture. Le bulu-tuy croît en abon-dance dans les îles Moluques, rarementà Amboine, mais snr-tout à Manipa & ala petite île Ceram , dans les terres noires,argilleufes, tant dans les plaines que furles montagnes humides & pierreuses. Onen trouve aussi au milieu de Java , & on leplante autour des villages maritimes à~ cause de Tissage qu’on fait de ses cannes.UJages. Les habitants des Moluques,de Java & Baleya font de ses tiges desflûtes qu’ils appellent s//y; c’est de-làquelui vient son nom bulu-tuy , qui veutdire bambou à flûte , arundo tìbiaiis deRumphe. On en fait aussi d’excellentespiques ou zagayes appellées flagu-Jagu,en taillant leur extrémité en pointe,qui, brûlée, légèrement au feu, est sipénétrante, qu’elle perce de part en partle corps des hommes contre lesquels onles lance. On peut aussi en faire usagepour les bourdigues, car il est plus dura-ble que le tallam. Les cages ou bâtonsque Ton en fak pour les perroquets

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appelles loerì , & par corruption Ion ,émoussent tellement le bec & les pattesde ces oiseaux, qu’ils ne peuvent plusblesser personne. On en sait des tuyauxde pipe à tabac j. des baguettes de pêche,des cannes de promenade & des javelotsappellés caloway , très.usités aux Molu-ques, qui ont huit à neuf pieds de lon-gueur fur un doigt d’épaisseur, dont lebout se garnit, soit du mêm 0. bambou ysoit d’un autre bois. Les habitants deces îles lancent ces javelots ou fleobesd’un autre bambou creux comme d’unesarbacane, contre leurs ennemis, non-seulement dans une direction horizon-tale , mais encore verticalement dansT air pour les faire tomber perpendicu-lairement fur ceux qui fe seroient cachésderriere un buisson ou un rocher ; ils aug-mentent la malignité des blessures de cesfléchés, en les trempant dans un suc em-poisonné , ou en les garnissant d’un oscrochu en hameçon , tiré de la queue d’uneespece de raye, auquel il reste, mêmeaprès son exsiccation, une mucosité noire ,qui cause une blessure très-douloureusepar la quantité de petits crochets dontcet os est armé. Ses feuilles supérieures,qui ont trois pouces de longueur, étantpolies & bien nettoyées de leurs poils ,sont employées par les Malays pour ycuire leurs riz dans les festins.

Les tiges du bulu-tuy de Mussalanfr,'frottées avec le fable , prennent un beaupoli & beaucoup de blancheur. Leur boisest épais de deux à trois lignes, maismoins dur que celui du bulu-tuy com-mun , dont les tiges sont aussi moinsgrosses.

Vingt-neuvìeme espece. OuxiCK.

L’outick de la Chine & du Japon ,appelle arani’arbor nigra par Rumphe,dans son Herbarium Amboinìcum , vol.JL’’, page 18 , qui en donne une courtedescription sans figure , paroît s’éloignerun peu des bambous ordinaires : fes tigesont un pouce & demi de diamètre, cinqà six pieds de hauteur, les articulationslongues d’un demi-pied , lisses, luisantes,d’un beau noir , presque entièrement, ligneuses, si solides, qu’on peut, avec

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