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Tome quatrième.
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plutôt, les autres plus tard, à propor-tion de la chaleur du terrer n, & de laforce -qu’avoit lc bourgeon lorsqu’on l’aplanté. Néanmoins Rumphe dit qu’àAmboine, dans les cantons montuenx ,raisins des forêts occidentales, & exposésà des pluies froides, il y en a qui fonttrois ans à fructifier.

Si par hasard la panicule des fleurs aété rompue dès son origine, le bourgeonen repousse à ses côtés une seconde quis’échappe à travers les gaines des feuillesqu’elle fend. Si c’est la tête du bourgeonou de la tige qui est amputée fans quela panicule des fleurs soit endommagée,alors elle continue à pousser , mais sesfruits ne prennent ni toute leur grosseur,m une maturité parfaite.

Récolte. Si on laistoit fur le régime lesfruits jusqu’à ce que les derniers fussentmûrs, on risquerait de perdre les pre-miers qui feraient pourris ou enlevés par-les chauve - souris ou autres animaux,le régime étant quelquefois un ou deuxraqis à mûrir en entier. Pour éviter cetinconvénient, on enleve chaque paquetde fruits à mesure qu’ils mûrissent, oubien dès qu’on voit les premiers paquetsrauniron coupe le régime entier poul-ie fisspendjre à la maison , après avoircouvert de chaux le bout coupé ; alorson mange journellement les fruits àmesure qu’ils jaunistènt & mûrissent. 11y en a qui pour avancer leur maturité,les enveloppent dans des feuilles de laplante même, les mettent dans un troufait au coin de leur case, & quelquesjours après les retirent mûrs & plus jaunesque des coins. Ceux qui voyagent furmer, plongent ce régime dans l’eau demer, & le íufpendent ainsi à leur vaistéau.

Lorsque quelque tige de bananier aproduit ainsi ses fruits, il faut la couper,afin que ses rejettons ou cayeux colla-téraux aient plus d air ; on en enlevemême quelques-uns lorfqu’ils font tropnombreux, pour laisser fortifier les autres.Un coup de hache ou de sabre suffit pourcouper les tiges les plus grosses.

Qualités. En quelque endroit qu’oncoupe le tando , il rend une liqueur unpeu laiteuse ou blanc-verdâtre, très-

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abondante, d’une saveur d’abord douce& aqueuse , mais ensuite très-austere &astringente , qui , peu après , prend unecouleur rougeâtre ou purpurine. Cetteliqueur tache le linge & les habits furlesquels elle tombe, & ne s’efface jamais.On la mêle donc au jus des feuilles dulablab ou pois de sept ans, qui donneune belle couleur verte , pour la fixer& l’empêcher de pâlir.

Usages. Malgré fa saveur astringente,le fruit du tando est d’un grand usagechez le peuple Malais, qui en fait faprincipale nourriture. Pour le rendremangeable il faut le faire cuire dans l’eau,ou rôtir jusqu’à ce qu’il devienne assezmou. On en recommande l’usage à ceuxqui ont le ventre libre.

On a remarqué que les feuilles du bana~nier jetées au milieu des flammes, dans unincendie,leséteignoientou endiminuoientla- force , autant par Pair humide qui enfort, que par la quantité d’eau qu’ellesrendent. Lorsque les boutons de la petitevérole font mûrs & commencent à sedétacher , on enveloppe le malade dansles feuilles du tando pour procurer dusoulagent nt.

Ses feuilles servent aux habitants desMoluques de nappes & de serviettes dansleurs repas. Lorsqu’elles font seches fanss’être déchirées, on leur donne avec unspierre listé ou une porcelaine , un poliappellé lìlal > , d’où vient le nom dsbia bilalo , qu’on donne à ces coquilla-ges. Par ce moyen elles font listés &unies comme un papier brun & fin. Dece papier les Malays font 'e petits rom-leaux , longs de quatre à cinq pouces ?dans lesquels ils enveloppent du tabacsec j ils mettent le feu à leur extrémité,& introduisent lautre bout dans leurbouche pour fumer. Us s’en servent en-core pour envelopper diverses choses,sur-tout du sucre ou des tablettes dssucre qu’on envoie quelquefois de cettefaçon en Europe. On peut austì écrirefur cette forte de papier des lettres; maiselles ne se conservent pas long-temps fans.se briser.

Le cœur ou la substance moyenne quiformoit la tige à fleurs du tando , .fc