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. Huitième espece. MEDjr,
Le medji ou pistàng-medji, dont lefruit a été figuré par Rumphe, vol. V.de son Herbarium Amboïnicum , page131 ,pl. LX. fig. G , sous le nom de mujâmensaria , estnommé byocohihu àBaleya.C’est fans doute le buembala du Malabar,le cadolini des Portugais, & le cadelafonde Scaliger.
C’est de toutes les efpeces qui crois-sent à Amboine, celle qu’on préféré pourles tables , comme on sert le radja à Ba-tavia , à cause de la groíîeur & de labonté de ses fruits. Ils font droits, oufort peu courbes, longs de sept à neufpouces, trois fois moins larges, commu-nément ronds ou marqués de cinq anglessi légers, qu’on n’en distingue guere quetrois. Ils mûrissent facilement, jaunissent,deviennent mous au tact, & s’écorcenttrès-aifément. Leur peau est épaisse; maisfragile. Leur moelle ou chair est plusblanche que dans les autres efpeces, bril-lante dans fa cassure comme du sucre ra-siné, & d’un goût aussi doux, aussi délicatque si l’on y eût mêlé de l’eau de rose :elle approche auffi de la figue ou de lapomme cuite avec du beijrre & du sucre.Ce fruit pourrit aussi facilement qu’ilmûrit. Il ne vaut rien rôti ni frit, àmoins qu’on ne l’emploie à demi-mûr ;autrement il faut le manger crud. On lesert fur les tables au desièrt, & c’estde-là qu’il cire son nom de medji oupijsang-medji , qui veut dire bananierdes tables. Les Malays le mangent avecun morceau de fagou, de baggea & denanari. Les Hollandois y mêlent un mor-ceau de pain & de fromage.
Sa tige croît un peu plus haut que dansles autres efpeces , & fes feuilles sontvariées de nombre de taches brunes.
Qualités. Ses tiges & fes feuilles sontgmeres, c’est pourquoi on ne mange pointson cœur, & on ne fume point du tabacavec fes feuilles , comme avec les efpecesprécédentes.
Variétés. II y a une variété de cetteespece que l’on nomme mâle à Amboine.Son fruit est plus court & taché de noir;jl paroît être le turenale-bala du Malabar.
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Neuvième cjpeçe. Djernang.
Le djernang ou pissang-djernang desMalays , c’est-à-dire > le bananier àpointe, appellé acuum-pijsang parRum-phe, parce que son fruit conserve à sonsommet le style de la fleur, qui y formeune espece de pointe, diffère assez dumedji, dont il a toutes les qualités.
Son fruit est droit, long de huit pou-ces , plus de trois fois moins large, trian-gulaire , à écorce plus adhérente , à chairrouííatre, quoiqu’aussi luisante , maisplus acide.
Son régime a sept pieds de longueur,& mene à maturité jusqu’à 17 paquets oufickats , chacun de 1 ; fruits, en sortsqu’il porte jusqu’à 250 fruits , qui mû-rissent tard à proportion de leur grandnombre ; cela va jufqu’à quatre mois. Cesrégimes font la charge d’un homme ; onest souvent obligé de les soutenir d’unpieu pour les empêcher de rompre.
Dixieme espece. Baratsjo.
Les Malays appellent baratsjo oupijsang-baratsjo , ou pijjjang culit tabalune autre espece de Medji, que les habi-tants de Ternate appellent cojocoratsjeou pijsang-maas , & les Hollqndois boUwanger fk warangan.
Son fruit ressemble à celui du djernang,c’est-à-dire , qu’il a la chair rouííatre,pâle ; mais il n’a que sept pouces de Ion -gueur. Il est pentagone, à écorce très -épaisse : fa chair mollit comme de la cire ;mais on nç le mange point crud qu’il nesoit bien mûr, autrement on le fait rôtirou frire.
Ompeme espece. CuTSJUPAU.
Le cutsjupau , ou putjoe pan , ouiííàng-mera des Malays, ne diffère duarafsjo qu’en ce que son fruit, qui aaussi sept pouces de longueur, est brunextérieurement & mêlé de jaune. Sa chaiçest blanche & acide.
Sa tige, la base de fes feuilles & defa panicule de fleurs , font purpurines opd’un pourpre verdâtre.
Douzième espece. Sàlpicàdo.
Le salpicado ou pissang-sa’picado des
Malays^