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Malays , différé du cut jupau , en ce queIon truit, qui est de la même grandeur,est jaune extérieurement & piqueté denoir, comme l’efpece de vêtement ap-pelle salpicado , parce qu’ìl est tachécomme de grains de sel rouges fur un fondblanc.
11 est commun à Ternate & très-rareà Amboine. On le mange crud commele medji auquel il est un peu inférieur.
Treizième espece. Bacovo.
Le bacovo de Guinée , autrement ap-pelle bacove par les François , bâcovenpar les Hollandois, baccoucou à Cayenne,bacoba ou pacoba au Brésil ; pacoereselon Marcgrave , page i pj de son His-toire du Brésil , pacoaire selon Lery, Ipacorta & pacoros selon Gardas , est uneautre espece de bananier que les Portu-gais appellent cenorins &cséno riens , selonI inícot. C’est le cadali-bala du Malabar,
& le plantanoguinea des Espagnols.
La bacove a la tige verd-jaune, tache-tée de noir, & les feuilles bordées derouge. Son régime porte dix paquets defleurs fertiles, chacun de douze fruits,c’est-à-dire , environ cent à cent vingt-cinq fruits très-ferrés , droits , presquecylindriques, longs de six pouces, deuxfois moins larges, jaunes, à écorce fine& chair blanc - jaunâtre très-délicate &d’une odeur suave, qui fe mange crue.
Variétés. I-’érada-cadali du Malabar enest une premiere variété encore plus dé-licate , à laquelle on donne la préférence.
Le fcheru-cadali est une seconde va-riété un peu plus petite.
Quatorzième espece. SWANGI.
Le fwangi ou pissang-fw angi, c'est-à-dire , bananier sauvage, a le fruit long& gros comme lc bacovo , mais triangu-laire & irrégulier, de maniéré qu’un des• deux côtés est plus étroit que les deuxautres. Sa chair est d’un ]aunc foncé,rouífâtre , ferme , acide & auílere , demanière qu’on ne peut le manger crud,mais cuit ou frit. On le prépare mêmeçn bouillie pour les enfants au défaut dufiro , quoiqu’il lui soit bien inférieur.
Sa tige est plus haute que dans lesTome IV.
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autres efpeces. Sa panicule porte peu dcpaquets ou íickats de fleurs fertiles oude fruits. Son cœur est beaucoup pluscourt & plus épais que dans les autresefpeces.
Usages. Sa racine, pilée dans l’eaufe donne dans les vertiges causés par desnourritures mal faines.
Quinsieme espece. BlDsl.
Les Malays appellent bidji ou pijsang -bidji , pijsang batu , & les Malabarescalern bala , une quinzième espece debananier fort approchante du bacovo,dont Rumphe a figuré le fruit ,page 132,pi. LX, fig. F, de son Herbarìum Am~boinicum.
1 II en diffère en ce que sa tige, sesfeuilles & son cœur, djantong , font en-tièrement vertes comme dans le tuca,n 0 . 18. Il multiplie aussi bien davantage,en forte qu’en peu dc temps ses rejet-ions ont bientôt couvert un grand espace.Son fruit a six pouces de long, mais il estplus renflé, arrondi fans côtes, une fois& demie moins large, tour verd , à peauépaisse , chair molle & douce , pleine degrains en osselets, durs, noirâtres , sem-blables à ceux du pivoine, & qu’il fautsucer & rejeter.
U/ages. Ce fruit fe mange rarementcrud ; mais on le rôtit, & oîi cn ordonnel’ufage pour arrêter les cours du ventre.
Seìsieme espece. Bala.
Le bala est le bananier lc plus communau Malabar & au Sénégal. Van-Rheedeen a donné une figure assez complettefous ce nom Malabare, dans íon HortusMalabarìcus , vol. 1 , p. 17, pi. XII ,XIII & XIV. Les Brames 1 appellentleely. Pline l’a indiqué, comme nous1 avons dit ci-dessus , fous le nom depal a , dans son Histoire naturelle , liv.XII, chapitre 6 , où il appelle son fruitarietia. C est l’iminga ou l’ininga de Sof-faia , le sigo d’orta , c’est-à-dire , figuierdes ]ardins des Portugais.
II ne différé presque de la bacoveque par la grandeur & par ce qui fuit.Sa tige a douze pieds de hauteur, furenvirqn un pied de diamètre ; elle est
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