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livre du banquo , devenant débiteur dès |qu’il cede son droit à un autre , qui estenregistré pour créancier à fa place ; desorte que les parties ne font que chan-ger de nom , fans qu’il soit néceíïâirepour cela de faire aucun payement réel& effectif.
II est vrai qu’il fe fait quelquefois despayemens en efpeces, fur-tout lorfqu’il is’agit du négoce en détail, ou que lesétrangers veulent avoir de l’argent comp-tant pour emporter avec eux, ou que lesnégociants aiment mieux avoir leur fondsen monnoie courante , pour le négocierpar lettres de change. La nécessité deces payemens effectifs a donné lieu depourvoir à un fonds d’argent comptant,qui bien loin de diminuer le capital,l’augmente plutôt par la liberté qu’ildonne à chacun de retirer son argentquand il lui plaît.
Par le moyen de cette banque la ré-publique , fans gêner la liberté du com-merce & fans payer aucun intérêt , fetrouve maîtreflè de cinq millions de du-cats à quoi le capital de la banque estlimité , ce qui monte à plus de trentemillions de livres monnoie de France :elle répond du capital, & c’est pour elleen toute occasion une ressource sûre quila dispense d’avoir recours à des imposi-tions extraordinaires, même dans les pluspressantes nécessités. Le bon ordre quirégné dans l’administration du banco ,prouve également Futilité & la soliditéde cet établissement.
Dans la banco les écritures fe tiennenten livres, fous & deniers de gros. La li-vre vaut dix ducats de banco , ou 240gros, parce que le ducat est composé de2.4 gros. La monnoie de change s’entendtoujours ducat de banco , qui est imagi-naire, 100 defquelsfont 120 ducats mon-noie courante. Ainsi la différence des du-cats de banco & des ducats courants,est de 20 pour cent, étant défendu auxcourtiers de traiter à plus haut prix.
La banco fe ferme quatre fois l’année ;savoir,le 20 mars, le 10 juin,le 20 feptem.&c le 20 décembre , & chaque fois pour 20jours : mais on n’en négocie pas moinsfur la place. II y a encore des clôtures
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extraordinaires qui font de huit à dixjours, pour le carnaval, la semaine sainte,& on le ferme encore chaque vendredide la semaine, quand il n’y a point defête , & cela pour faire le bilan. Voye[Bilan.
M. Savary , dans son dictionnaire , ex-plique la maniéré dont fe négocient oufe payent les lettres de change au banco.Voyez le dictionn. du Comm. tome I.pag. 81 v. ( G )
* BANCOK, ( Ge'og. ) fortd’Asie, auroyaume de Siam , dans les Indes. Long.119. lat. 13. 25.
BANCUDU, f. m. ( Hifi. nat. Bota -niq. ) arbre des îles Moluques, ainsi ap-pelle par les Malays qui rappellent aussimancudu & bencudu lacki-lacki. Les Ma-caífares l’appellent beugcudu & cancudu ,les habitanS de Java wangcudu, ceux deBaleya , tiba , ceux d’Amboine nenu ounenu kiri. Rumphe en donne une bonnedescription & une bonne figure quoi-qu’incomplette fous le nom de bancudusanguftifolia, bancudu lakki lakki dans sonHerbarium Amboinicum , volume IIT ,page 157, planche XC VIII.
Cet arbre s’éleve à 40 pieds de hau-teur. Son tronc est droit cylindrique ,grêle, haut de dix à quinze pieds, d’un àdeux pieds de diamètre, couronné parune tête ovoïde, médiocrement épaisse,formée de branches opposées en croix,dont les jeunes font vertes quarrées, com-me articulées, & sillonnées dans leursentre-nœuds.
Ses feuilles sont opposées en croix , el-liptiques , pointues aux deux extrémités,longues de huit à neuf pouces, deux àtrois fois moins larges , verd-obfcures ,lisses , unies dessus, luisantes, relevéesen-dessous d’une nervure longitudinale âhuit ou neuf paires de côtes courtes, quife réunifient ensemble pour former unebordure qui entoure la feuille sans allerjufqu’à ses bords, & portées fur un pé-dicule cylindrique , très - court ; entrechaque paire de feuilles , on voit fur lescôtés des branches deux stipules ou écail-les triangulaires.
í De l’aifelle des feuilles alternes , on[ plutôt à l’oppofé des feuilles, car il en