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Tome quatrième.
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astringent. Ses feuilles s’applistuent fur lesblessures pour les cicatriser & engendrerles chairs. On l’appelle confoude des Indessux îles Moluques , parce qu’à l'hôpitalde Balaria , on tire de ses feuilles un selqui est très en usage pour nettoyer tousìes ulcérés qui ont le plus de malignité.

Troisième efpece. BAYA.

Les Macasiàres appellent du nom debaya une troisième efpece de bancudu quiparoît être la même que celle que lesBrames appellent ma - cada - pala , lesMalabares cada-pilava, & dont Van-Rheede a publié une bonne figure, quoi-cju’incomplette, au premier volume deson Hortus Malabaricus > page 97 , plan-ches LII. M. Linné la désigne sous leîiom de morinda 2 cìtrífolia arborea ,pedunculis folitariis ; dans son Syjlemanaturœ , édition de 1767, page 1 66.

Le baya ne différé du meucudu qu’ence que, ,1“. il croît dans les lieux sablon-neux & pierreux ; ses blanches fontplus épaisses ; 3A ses feuillés plus peti-tes, plus étroites à proportion , longuesde huit pouces au plus ; 4". ses têtes defleurs toujours droites, élevées & nonpendantes; 5 0 . ses fruits grands commeun limon , longs de près de quatre pou-ces & presqu’une fois moins larges , d’a-bord verds à couronne ou calice de fleursblanchâtres , ensuite blanchâtres dehors &dedans dans leur maturité ; 6 V . ses grai-nes font noirâtres.

Qualïte's. Il fleurit & fructifie 2 fois l’an.

' Usages. Son fruit se mange crud commecelui du meucudu pour résoudre les du-retés de la rate. La décoction de ses feuil-les hachées avec celles du boa-rau , quiest une efpece de monbin, fe boit dansles coliques.

L’écorce de ses racines , cuite aveccelle de l’arbre alumineux leha , & lesfeuilles de l’herbe appcllée ayloya , queRumphe appelle prunella molacca hor-tenfis , & dont il donne la figure au vol.VI de fou Herbarium Amboinicum ,page30, planche XIII , donne une teinturerouge, propre à teindre les fils en rouge.L’aihola n’est employé que pour donner àcette couleur, convoie à toute autre , deU fixité».

B Á N

Le suc exprimé de ses feuilles, & cuicavec l’huile des feuilles de figuier d’enfer,c’est-à-dire, de l’argemone à fleur blan-che , s’applique fur les parties attaquéesde la goutte pour en calmer les douleurs.Le bain de ses racines pilées dans l’eaua la même vertu. {M. Adanso n-.)

*BANDA, ( Ge'og .) sept îles d’Asie, versle quatrième degre'de latitude méridionale .

BANDA, f. m. ( Hifl- net. Ichthyolo-gie. ) poiííon d’Amboine , ainsi nommépar Coyett, qui en a donné une bonnefigure enluminée au n 0 . 84 de la premierspartie de son recueil.

Ce poiílòn a la forme de celui que Sal-vien appelle peigne , peclen. 11 a le corpsmédiocrement allongé, très-comprimé onapplati par les côtés, couvert de grandesécailles , la tête arrondie très - obtuse ,ainsi que la bouche qui est petite , lesyeux grands & brillants.

Ses nageoires ne font pas épineuses :elles font au nombre de sept ; savoir „deux pectorales médiocres , arrondies,deux ventrales fous elles, petites & poin-tues , une anale fort longue, un peu plushaute devant que derriere, une dorsaleun plus haute devant que derriere, &qui s’étend de la tête à la queue ; enfincelle de la queue qui est tronquée &quarrée.

Le fond de fa couleur est verd , avecdes lignes jaunes qui fe croisent oblique-ment en lozanges, qui imitent & suiventla grandeur des écailles. Le dessus de la.tête est verd , mais le dessous & ses côtés „ainsi que les nageoires pectorales & ven-trales , font blancs. La nageoire dorsale& l’anale sont rouges à rayons verd-noirs,avec deux bandes longitudinales, qui fontjaunes dans la nageoire dorsale, & bleuesdans celle de l’anus. Les rayons de laqueue font verds, avec des raies rougesincarnat qui font l’alternative avec eux,& qui font pontillées de rouge plus foncé..On voit quatre taefies rouges de chaquecôté derriere la tête. Ses yeux font rou-ges, entourés d’un cercle bleu avec uncroistânt noir derriere.

Le banda est commun dans les rochersdes îles d’Amboine, .& de bon goût : or*

; le mange..