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Tome quatrième.
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la nature de celles qui séparent les ovai-res, quoiqu il n’y en ait point de pareil-les , ou au moins d’auíTi longues dans lesautres especes de rojoc , on seroit tentéde croire que ce seroit le style du pistil,qui reste ainsi sous cette apparence, mêmeaprès la chiite de la corolle.

Deuxième efpece. MEUCUDU.

Les habitants de Banda appellent meû-cudu ou maucudu , & les Malays bancududaun be\aar, une seconde efpece de ban-cudu ou de rojoc , queRumphe a décrite& figurée très-bien , quoique fans détails,fous le nom de bancudus latifolia , au vo-lume III , de son Herbarium Amboim-cum , page i, planche XCIX. Bon-tius l’a décrite au livre VIII , chapitre 7,de son Hijloire des Indes , fous le nomde consolida Indica , & dit que les ha-bitants de Java f appellent maccondou&cmacandou.

C’elt un arbre haut de trente pieds , àracine jaune , couverte d'une écorce noi-râtre , à tronc droit, haut de quinze àvingt pieds, cannelé , de deux à troispieds de diamètre, couvert d’une écorcebrune, & couronné d’une tête sphérique,tres - dense, formé de branches alternescylindriques , épaisses, courtes , serrées,ouvertes fous un angle de quarante-cinqdégrés, quarrées vers leur extrémité, ver-dâtres , molles, herbacées , articulées &:sillonnées de deux côtés opposés alterna-tivement à chaque articulation.

Ses feuilles ont sept à quatorze pou-ces de longueur , une fois moins de lar-geur. Elles font relevées en - dessous decinq à six paires de côtes d’un verd-clair , & portées fur un pédicule très-court , très-épais , demi - cylindrique,ferme, convexe en-deísous, plat en-des-sns, creux intérieurement, & plein d’unemoelle aqueuse.

Les péduncules des fleurs ont un pouceenviron de longueur, & portent une têtejaune , blanchâtre d’un pouce de diamè-tre , pendante , composée de 40 à 60fleurs blanches , semblables à celles dubancudu , mais dont la corolle est blan-che dedans, velue à son collet, verd-cîairedehors, & partagée en quatre à six divi-Tome IV.

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fions qui règlent le nombre des étamines.

Les fruits ou les têtes qui proviennentde l’aííemblage des 40 ou 60 ovaires enmaturité, sont ovoïdes, obtus, pendans,de deux pouces de longueur , un tiersmoins larges, d’abord verds, ensuitejaunes de cire ou de raisin mûr , très-succulents, amers , & qui se mangent aumoins dans certaines maladies. Loríqu’ilssont tombés fur la terre ils pourrissenttrès-promptement, & acquièrent uneodeur fétide d'excréments.

Culture■ Le meucudu croît à Amboinedans les forêts, mais en moindre quan-tité que le bancudu. Il est plus communautour des champs cultivés & des villa-ges. On le plante aussi dans les jardinsà cause de ses mages médicinaux.

Qualités. Toutes les parties de cetarbre , son écorce & ses feuilles ont uneodeur forte de sureau , & une saveurarnere & sauvage.

Son bois est plus blanc & plus tendreque celui du bancudu ; il n’a que peu oupoint de rougeur.

Son fruit est amer; & peu de tempsaprès être tombé fut la terre, il prendune odeur fétide d’excréments humains.

Usages. Ses racines ne fervent aucune-ment dans les teintures Ses feuilles fontles parties principales dont on fait usage.Dans les coliques du bas ventre, causéespar des vents, par la distènterie & parf accouchement, on les trempe dans l'huiledu cocotier : on les fait ensuite amortirfur le feu , on les applique ainsi sur leslombes , & la douleur fe dissipe.

Dans les dyfuries , qui font une mala-die endémique dans certaines années auxîles Moluques , & qui sont telles quesurine est glaireuse calcaire, & d’uneâcreté qui excorie le canal de l’uretre,on fait boire tons les jours un verre dusuc de son fruit pilé, criblé à travers unlinge, & mêlé avec un peu de chaux :ce même fruit fe mange dans fa maturité,ou cuit fous les cendres, quand il n’estpas mûr ; ou bien , on cuit son suc mêléavec du vinaigre pour résoudre les du-retés de la rate, & dans la maladieappel-lée theatu. 11 arrête aussi les crachementsde sang , & est un excellent vulnéraire