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Tome quatrième.
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hlìs, peâunculis unifions , de M. Linné ,dans son Syfiema naturœ , édition 12 ,de 1767 , page 157.

Cette plante est vivace , s’étend fur laterre de la longueur de dix à douze pieds,jettant par intervalles au-dessous de sesfeuilles un fúfceau de plusieurs racineslongues de trois pouces, dune à deuxlignes de diamètre. Ses tiges font cylin-driques de trois lignes de diamètre, lisses,divisées en plusieurs branches alternesfort larges, fur lesquelles font disposéesfur un même plan & à des distances de -deux à trois pouces, des feuilles alternesorbiculaires , d un pouce & demi à deuxpouces de longueur , un quart plus lar-ges , creusées jusque vers leur milieu d’unecrenelure profonde, charnues , très-graf-fes , entieres ,-lisses , luisantes, à ner-vures peu sensibles , portées horizonta-lement fur un pédicule cylindrique très-épais, de même longueur qu’eltes , &taisant corps avec les tiges & les branches.

De faisselle de chaque feuille fort uncorymbe prefqu’aussi long qu’elle , parta-ge jusqu’à son milieu en deux à troisbranc es qui portent chacune une fleurprefqu aussi longue, ou au moins de deuxpouces à deux pouces un quart de lon-gueur & de largeur, purpurine en clo-che , à pavillon ondé fur les bords, fansdentelures , marqué de cinq plis, enve-loppé à son origine par un calice sphéroï-de , quatre à cinq fois plus court, à cinqfeuilles inégales persistantes. Les étami-nes au nombre de cinq, partent du basdu tube de la corolle , à une hauteur dif-férente , de forte qu’elles font inégales,tine fois plus courtes qu’elles: leurs filetsfont velus , comme triangulaires, très-pointus , &t les anthères ovoïdes égalentpresque leur longueur. Du centre du ca-lice s’éleve un ovaire conique fur un pe-tit disque jaune qui fait corps avec lui,& il porte à son extrémité un style aussilong que les étamines, surmonté de deux

stigmates blancs , sphériques, hérissés depetites pointes blanchâtres.

L’o aire en mûriílànt devient une cap-sule sphérique de neuf à dix lignes de dia-mètre , brune, partagée intérieurementçn deux loges qui s’ouvrent en quatre

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valves ou battants triangulaires. Chaqueloge contient deux graines séparées parune demi-cloifon membraneuse, sembla-ble aux cloisons entieres qui forment cha-que loge. Ces graines font triangulairesà deux côtés plans & le dos convexe,brunes , très dures, longues de quatre li-gnes couvertes d’un duvet extrêmementcourt & épais.

Qualités. Le bangada jette du lait ouune liqueur laiteuse, comme les autreslizerons , lorfqu’on fait une incision àquelqu’une de ses parties.

Usages. Toute la plante cuite & macé-rée dans seau, s’appliqueen cataplasme fur-ies parties attaquées de la goutte, dont elleappaife les douleurs. La décoction de sesfeuilles dans le lait de chevre , fe boitpour dissiper les hémorrhoïdes. ( M ..Adanson. )

§ BANGI, f. m. ( Hifi. nat. Botan.)efpece de chanvre des Indes, très-impar-faitement décrite dans la plupart desvoyageurs, & confondue par .plusieursbotanistes, fur-tout par M. Linné, avecle chanvre ordinaire de l’Europe. Voy .son Syfìema naturœ , édition in-11 , im-primée en J767, pag. 6fâ.

On fait que le chanvre a deux indivi-dus , dont l’un porte les fleurs mâles &f autre les fleurs femelles. Les Malaba-res appellent les individus mâles kalengi -cansjava , & les femelles tsjeru cansjava ,c’est-à-dire l’herbe des fous, herba fialto-rum , selon Rumphe , & c’est fous cesdeux noms que Van-Rheede en a donnéune figure assez complette dans son Hor -tus Malabaricus , vol. X , planche LX StLXI pages 1 - o 6 m. Le nom Bramedes pieds femelles est tsjada-bangi, &celui des mâles est bangi , dont Acostaa fait par corruption, Te mot bangue ,qui a été copié dans tous les dictionnairesqui ont été faits depuis lui. Les Malaysl’appellent gingi , les Arabes axi , & lesTurcs afaratb ou afiarath. Rumphe en adonné une bonne figure fous le nom decanncbis indien , au volume V de sonHerbariurn Amboinicum , page 209, pi.LX AH, figure 1 & 2.

Le bangi reíîèmble à notre chanvre ,en ce qu’il a comme lui la racine blan-

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