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agréable ; son odeur est forte, porte à latête, & est par-là, fort différente de celledu gingembre , qui est aromatique.
Usages. Sa racine entre dans la com-position de la boisson, que les femmesdes Malays appellent djudjambu , &qu’elîes préparent pour diverses maladies,comme la jaunisse, les obstructions, lesvents , & les coliques de toute espece.Pour faire cette boisson , ils mêlent en-semble les racines des trois especes dugingembre, savoir , le gingembre vrai,qu’iís appellent ale ou aléa , le lampu-jang , le banglz & le Jbkur, qui paroi têtre une espece de curcuma. Cette racinemâchée avec le girofle , s’applique fur leventre, dans les coliques causées par lefroid.
Comme la teinture jaune du curcumaest peu tenace, parce qu’elle est commegraííb, lorsque les Malays veulent teindreleurs toiles en cette couleur, ils joignentà la racine du curcuma , celle du bangle,qui la fixe & lui donne de la solidité.
Remarques. Cette plante pourroit bienêtre le cyperus indicus , que Dioscoridedit, liv. I, chap. 4, avoir la forme dugingembre, une saveur amere, la propriétéde teindre en jaune lorsqu’on la mâche,& de faire tomber les poils, lorsqu’onl’applique sur la peau ; au moins le bangleen a-t-il l'amertume, & le curcuma, lesautres qualités. (M. Adanson. )
BANGOR, ( Ge'og . )' ville d’Angle-terre dans la 'principauté de Galles, ancomté de Carnavan , fur le détroit deMenay , vis-à-vis Pile d’Anglesey. Long.13. 4. lat. 53. 14.
BANGOR, ( Ge'og. ) petite ville d’Ir-lande , dans la province d’Gifler au comtéde Downe , fur la baie de Iíarichfergus.Elle envoie deux députés au parlement.Le duc de Schomberg étoit comte deBangpr. (f)
BANGOT, f. m. {Hifi. nat. Tchthyol.)espece de muge volant, exocoetus , desîles Moîuques, figuré par Edwards , plan-che 210, n 9 . 1. fous le nom de hìrundolu^onis venenata , ruberrima , bangodicta ; par Valentyn , fous le nonv de hetbpnt duyfjs , pijcium Amboincntìum , :figure 489, page 501 , & fous celui de ;
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ìkang terbang berampat fajap , vlìegendevifcli met vieugels , ibidem . figure 165 ,page <598. C’est le aboadors des Portu-gais , selon Kolbe, description du Capde Bonne-Espérance , chapitre 13 , & deRochefort, Histoire des Antilles , cha-pitre 16. M. Gronovius, dans son Mu~fceum Ichthyologicum, page 9 , le con-fond avec le parabele fecunda de Pison,Histoire naturelle du Brestl , page 61.M. Linné dans son Syftema Natures ,édition de 1767 , page Ç21 , le confondausti avec le muge volant de la Médi-terranée. Coyett en a donné, sous le nom<se terbang y partie I, /z®. CLXIII, unefigure enluminée, mais très-imparfaitequant à la nageoire de la queue, & àcelle de l’anus qui manque. C’est vrai-semblablement le stelaw des Israélites ,dont il est parlé dans Moïse , livre ILdes nombres , article 13. y
Ce poistòn est d’un rouge-violet. Sesnageoires font vertes au .nombre de sept;savoir , deux pectorales fort longues ,étendues jusque vers la moitié du corps,à dix-fept rayons; deux ventrales loinderriere elles , fort courtes, de septrayons ; une dorsale assez courte , dequinze rayons ; celle de l’anus est fortpetite , & celle de la queue est fendue,de maniéré que la branche supérieure estbeaucoup plus courte que finférieure.
Sa tête est écailleuse , sa bouche sansdents; la membrane des ouies a dix osse-lets. Son corps est prismatique triangu-laire , rond sur le dos , tranchant fousle ventre.
Son cœur est triangulaire ; son foielong sans divisions , étendue fur toute lalongueur de l’abdomen, adhérent au ven-tricule. Celui-ci n’est bien distinct desintestins, que par un léger renflement àson orifice , après lequel il se confondavec les intestins, qui s’étend droit jusqu’àl’anus.
Le bangot est commun dans la mer desIndes , & différent par fa couleur & parle nombre des rayons de fa nageoire dor-sale , qui est plus grand que dans la na-geoire dorsale du muge volant de la Mé-diterranée. II vole comme sescongeneres.Edward le dit venimeux, faut doute
parce