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Tome quatrième.
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par-dessus, & ont en bas une canelle ourobinet pour tirer le vinaigre. Banneauest auffi le nom de tinettes de bois, qu’onmet des deux côtés d’un cheval de bât ouautre bête de somme, pour transporterdiverses sortes de marchandises : il con-tient environ un minot de Paris.

BANNERET, s. m. (Histoire de laChevalerie. ) Voye ç fur le titre & laqualité de banneret , la neuvietne disser-tation de du Lange à la fuite de Join-ville, les dissertations du P. Honoré deSte. Marie , fur la chevalerie, la miliceFrançoise du P. Daniel, livre III. letraité de la noblesse par de la Roque,Chap. X. le laboureur de la pairie ; duTiff.t recueil des Rois de France , Pas-quier, le P. Ménétrier.

Le banneret avoit un rang supérieurau bachelier, ou fimple chevalier , carces deux mots qu’on a voulu distinguer,font absolument synonymes. En effet, leschevaliers bacheliers dans les anciennesmontres des gens d’armes , font comprisfans aucune différence fur le même piedque les chevaliers , ils recevoient égale-ment le double de la paye des écuyers ,& la moitié de celle d s bannerets. Jecrois qu’ils sont les mêmes que les che-valiers appel'és chevaliers d’un écu dansï’ordre de chevalerie, peut-être à causequ’ils n’avoient pour leur défense queleur propre écu , & non comme les ban-nerets les écus de plusieurs autres che-valiers. Voyez encore dans le livre d’An-toine de la Sale , intitulé la salade ,comment un chevalier étoit fait ban-neret. Le même auteur rapporte les céré-monies usitées pour Pinstitution des ba-rons, des vicomtes , des comtes, desmarquis (k des ducs.

Si le chevalier étoit assez riche, assezpuissant pour fournir à fêtât un certainnombre de gens d’armes , & pour lesentretenir à íes dépens, on lui accordoitJa permission d’aiouter au simple titre dechevalier, ou cl evalier-bachelier, le titreplus noble & plus relevé de chevalier ybanneret. La distinction de ces banneretsçonsistoit à porter une bannière q narréeau haut de leur lance j au lieu que cellesdes simples chevaliers étoit prolongée en ,

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deux cornettes, ou pointes , telles queles banderolles qu’on voit dans les céré-monies des églises. D’autres honneursétoient encore offerts à 1 ambition desbannerets ; îl s pouvoient prétendre auxqualités de comtes, de barons, de mar-quis, ducs, & ces titres leur assuraientà eux , & même à leurs femmes, un rangfixe auquel on reconnoissoit du premiercoup d’œil, la grandeur & l’importancedes services qu’ils avoient rendus à f état :divers ornements achevoient de caracté-riser leur mérite & leurs exploits. Mé-moires fur la Chevalerie , par M. de.Ste. Palaye. ( D. J. )

BANNERETS ou CHEVALIERSBANNERETS, f. m. pi. ( íhjì. mod. &Art milit. ) étoient autrefois des gentils-hommes puissants en terre & en vassaux,avec lesquels ils formoient des especes decompagnies à la guerre. On les appelloitbannerets , parce qu’ils avoient le droitde porter bannière.

Ilfalloit pour avoir cette prérogative,être non feulement gentilhomme de nom& d’armes, mais avoir pour vassaux desgentilshommes qui suivissent la bannièreà 1 armée sous le commandement du ban-neret. Ducange cite un ancien cérémonialmanuscrit, qui marque la maniéré dontse faisoít le chevalier banneret , & lenombre d’hommes qu’il devoit avoir àfa fuite.

" Quand un bachelier, dit ce céré-» monial, a grandement servi & suivi la33 guerre , & que il a terre assez, & qu’ilm puisse avoir gentilshommes ses hommes» & pour accompagner ía bannière , il>3 peut licitement lever bannière , & non31 autrement ; car nul homme ne doit31 lever bannière en bataille, s’il n’a du33 moins cinquante hommes d’armes, tous33 ses hommes & les archiers & les arba—33 lestriers qui y appartiennent; & s’il les3 i a, il doit à la premiers bataille où iln se trouvera apporter un pennon de ses33 armes , & doit venir au connétable ou33 aux maréchaux, ou à celui qui fera lieu-33 tenant de soft, pour le prince requérir33 qu’il porte bannière ; & s’ils lui octro-is yent, doit sommer les hérauts pour té-7) moignage, & doivent couper la queue