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Tome quatrième.
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» dupennon, &c. Voy. Pennon. » Lorsdes chevaliers bannerets >, le nombre de lacavalerie dans les armées s’exprimoit parcelui des bannières , comme il s’exprimeaujourd’hui par celui des escadrons.

Les chevaliers bannercts , suivant leP. Daniel, ne paroiísent dans notre his-toire que sous Philippe- Auguste. Ils sub-sistèrent jusqu’àla création des compagniesd’ordonnance par Charles VII. alors il n’yeuc plus de bannières, ni des chevaliersbannerets : toute la gendarmerie fut miseen compagnies réglées. Voye% ^OM-PAGNIES ^ORDONNANCE t? HoMM.ES

c’armes ; vovci aujfi Noblesse. (Q)

BANNETON , f. m. che^ les Boulan-gers , est une espece de panier d’osier sansances, rond , & revêtu en dedans d’unetoile. On y met lever le pain rond.

Banneton , est une espece de cofrefermant à clef, que les pêcheurs construi-sent sur les rivières pour y pouvoir garderleur poiston. Il est percé dans Peau &sert de réservoir. On dit auísi bascule ouboutique.

BANNETTE , espece de panier , faitde menus brins de bois de châtaigner ,fendus en deux & entrelacés les uns dansles autres, qui sert à mettre des marchan-dises pour les voiturer & transporter.Souvent on se sert de deux bannettes pourles marchandises qui font un peu de con-séquence : on en met une dessous , &l’autre dessus qu’on nomme la co esse ;quelquefois on ne se sert que d’une ban-nette avec une toile par-desíús.

BANNETTE , est encore un terme usitéparmi les Boucaniers François, poursignifier un certain nombre de peaux detaureaux , bouvarts, vaches, Ùc. La ban-nette contient ou deux taureaux, ou untaureau & deux vaches, ou quatre vaches,ou trois bouvarts, autrement trois jeunestaureaux. On appelle ces cuirs bannettes ,à cause de la maniéré dont ils sont pliés.

BANNIE, f. f. signifie en quelquesCoutumes , publications. On dit en Nor-mandie banon dans le même sens.

Banni se dit austi dans quelques cou-tumes adjectivement, & signifie publie oncrie on justice C’eíl en ce sens qu’on dit,uaç terre bannie , une ípave bannie. [H]

BAN 36e

* BANNIERES , f. f. ( Jurisprudence.)registres distingués de ceux des audiences,pour l’enrégistrement de toutes les ordon-nances & lettres patentes adressées auchâtelet, & pour tous les autres actesdont la mémoire doit être conservée à lapostérité. Us ont été commencés en 1461par Rpbert d’Étouteville , prévôt deParis : on les a continués ; on en étoit en1722 au treizième volume. C’est l’unedes attributions du greffier des insinua-tions , qui a été créé depuis ce temps,d’en être le dépositaire & d’en délivrerdes expéditions.

BANNIERE , f. f. terme de Marine.Voyeç Pavillon. Le mot de bannièren’est en usage que dans quelques cantonsde la Méditerranée, où l’on dit la ^/z—niere de France , la bannière de Venise,pour dire le pavillon de France , le pa-villon de Venise. Mettre les perroquetsen bannière. Voyei Perroquet. (Z)

tì/í NNIMUS , ( Hist. mod.) mot dela basse latinité , qui exprime dans Puni- ,versité d’Oxford l’expulsion d’un membrequi a mérité cette peine. On affichoitdans un carrefour ou autre endroit pu-blic , la sentence d’expulsion, à ce quenul n’en prétendît cause d’ignorance. G)

BANNISSEMENT , s. m. ( Jurìsp. )est un exil ordonné par un jugement enmatière criminelle, contre un accusé con-vaincu.

Le bannissement est ou perpétuel ouà temps.

Lorsqu’il est perpétuel , il équivaut àla déportation qui étoit en usage chezles Romains ; il emporte la mort civile ,& conséquemment confiscation de biens.

Mais quand il n’est qu’à temps, il ré-pond à peu près à la relégation des Ro-mains j il ne fait point perdre au banniles droits de citoyen, & n’emporte pointla confiscation de ses biens.

La peine du banni , qui ne garde pointson ban , est la condamnation aux ga-lères. (H)

* BANNOCHBURN ou BANNO-CHRON, ( G-eog.) petite ville d’Ecostè,à deux milles de Sterling , fur une rivierede même nom.

1 BANQUE j f, f. ( Commerce. ) nous