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â la banque pour faire des paiements, 1ceux qui, dans le temps que la caisse dela banque est fermée, ont besoin de leurargent, négocient leurs billets à plus oumoins de perte, suivant le crédit que cespapiers ont dans le public ; ce qui arriveordinairement suivant les circonstances& le bon ou mauvais succès des affairesde l’état.
Banque royale de Paris , est celle quifut établie en cette ville par arrêt duconseil du 4 Décembre 1718, dont lefonds ne pou voit passer six cents millions.On appeiloit en France bureaux de labanque royale , les lieux où se saisoientles diverses opérations de cette banque ,les paiements & les virements de parties,soit en débit, soit en crédit , pour ceuxqui y avoient des comptes ouverts. Lesprincipaux de ces bureaux, après ceux deParis, furent placés à Lyon, à la Rochel-le , Tours, Orléans & Amiens. II y avoirdeux caistès dans chaque bureau: l’uneen argent pour acquitter à vue en billets,& 1 autre en billets pour fournir de Tar-gent à ceux qui en demandoient.
“ Dans les états qui font le commerce»’ d’economie , dit fauteur de Yespritt> des Loix , on a heureusement établi des« banques qui , par leur crédit , ontf) formé de nouveaux signes des valeurs :» mais on auroit tort de les transporterfy dans les états qui font le commerce dufy luxe. Les mettre dans des pays gouver-t) nés par un seul, c’est supposer l’argent» d’un côté & de l’autre la puissance,fy c’est-à-dire , la faculté de tout avoirfy sans aucun pouvoir, & de l’autre lefy pouvoir fans aucune faculté ». Espritdes Loix , tome II , page 7.
Les compagnies & les banques achè-vent d’avilir l’or & l’argent dans leurqualité de signe, en multipliant par denouvelles fictions, les représentations desdenrées
BANQUE, trafic , commerce d'argentqu’on lait remettre de place en place,d’une ville à une autre , par des corres-pondants & commissionnaires , par lemoyen des lettres de change.
Le mot banque vient de I’Italien banca ,formé de 1 Espagnol banco , un banc sur
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lequel étoient astis les changeurs , oubanquiers, dans les marchés ou placespubliques, ou d’une [table fur laquelleils comptoient leur argent , & qu’onnomme austì en Espagnol banco. Guichardsait venir le nom de banque du Latinabacus , table, buffet. Voy. Abaque.
II n’est pas nécessaire en France, d’êtremarchand pour faire la banque ; elle estpermise à toutes fortes de personnes,même aux étrangers. En Italie, le com-merce de la banque ne déroge point à lanoblesse, particulièrement dans les répu-bliques.
Un négociant qui fait la banque , &qui veut avoir de Tordre, doit tenir deuxlivres principaux j Tun, appelle livre destraites , pour écrire toutes les lettres dechange qu’il tire fur fés correspondants ;& T autre, nommé livre des acceptations ,fur lequel il doit écrire par ordre de date,les lettres de change qu’il est obligé d’ac-quitter , en marquant le nom du tireur,la somme , le temps de l’échéance, & lesnoms de ceux qui les lui ont présentées.
Banque, fe dit aussi du lieu où lesbanquiers s’astemblent pour exercer leurtrafic ou commerce ; on nomme ce lieudifféremment, selon les pays : à Paris,c’est la jilacc du change ; à Lyon , lechange ; a Londres & à Rouen , la bourse ;à Marseille, la loge, &c. (G)
Banques à sel ; ce sont des greniersfur les frontières de la Savoie, voisinesde la France , où Ton débite du sel auxfaux-sauniers François, à raison de quatrefous la livre, argent de France, poids deGeneve, qui est de dix-huit onces à lalivre , pendant que les Savoyards lepayent quatre sous de Piémont. La livrede Piémont n’est que de douze onces, cequi fait neuf deniers de plus fur l’argent,& un tiers fur le poids, qui vaut un fousept deniers, c’est-à-dire, deux fous qua-tre deniers fur le tout ; ainsi la différenceest de plus de moitié. C’est une des fuitesdes traités par lesquels la France s’est obli-gée de fournir à la Savoie jusqu’à la con-currence de 45 à 50 mille minots conduits& rendus dans les différents endroits indi-qués par les traités.
La France fournit encore joeo quintaux