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Tome quatrième.
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réunirons fous ce titre plusieurs expres-sions & termes de commerce usités dansle trafic de la banque , comme avoir uncompte en banque , avoir crédit en ban-que , ouvrir un compte en banque , donnercrédit en banque , écrire une partie enbanque , créditer quelqu'un en banque ,écritures de banque.

Avoir un compte en banque , c’est yavoir des fonds &: s’y faire créditer oudébiter , selon qu’on veut faire des paie-ments à ses créanciers en argent, ou enrecevoir de ses débiteurs en argent debanque , c’est-à-dire en billets ou écritu-res de banque.

Avoir crédit en banque , c’est être écritfur les livres de la banque , comme soncréancier ; & y avoir débit , c’est en êtredébiteur.

Ouvrir un compte en banque , c’est lapremiere opération que font les teneursde livres d’une banque , lorsque les parti-culiers y portent des fonds pour la pre-miere fois.

Donner crédit en banque ; c’est chargerles livres de la banque des sommes qu’ony apporte, en forte qu’on fait débiter facaistè, c’est-à-dire, qu’on la rend débi-trice à ceux qui y déposent leurs fonds.

Ecrire une partie en banque : c’est faireenrégistrer dans les livres de la banque ,lç transport mutuel qui se fait par lescréanciers & les débiteurs des sommes oude portions des sommes qu’ils ont enbanque , ce qu’on appelle virement departies. Voyt\ VIREMENT.

Créditer quelqu'un en banque ; c’est lerendre créancier de la banques le débiter,c’est l’en rendre débiteur.

Ecritures en banque , ce font les diver-ses sommes pour lesquelles les particu-liers , marchands , négociants & autres,se sont fait écrire en banque.

Banque demprunt, en Hollandoisbankvanleeninge , c’est une eípece demont de pitié établi à Amsterdam, oùl’on prête de l’argent aux particuliersqui en ont besoin, moyennant qu’ils ydéposent des gages pour la fureté dessommes prêtées, & qu’ils payent l’intérêtréglé à tant par mois par les bourguemes-&rçs qu échevins • c’est ce qu’on apppelle

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plus communément la maison des lom-bards , ou le lombard. Voye\ Lombard.

Banque , ( Commerce. ) fe dit encorede certaines sociétés, villes ou commu-nautés , qui fe chargent de l’argent desparticuliers pour le leur faire valoir à grosintérêts , ou pour le mettre en sûreté.

Il y a plusieurs especes de banques éta-blies dans les plus grandes villes commer-çantes de l’Europe, comme à Venise,Amsterdam , Rotterdam , Hambourg,Londres, Paris, &c.

On j peut voir ce que nous avons ditfous le mot Banco , de celle de Venise ,sur le modele de laquelle les autres ontété formées , & dans le Dictionnaire duCommerce , de Savary , les détails danslesquels il entre fur les banques d’Amster-dam & de Hambourg, auíîi bien que succelle qui fut érigée en France en 1716,par le sieur Law & compagnie, sous lenom de banque générale , convertie enbanque royale en 1718 , & dont les billetsqui avoient monté à la somme de deuxmilliards six cents quatre-vingt-seize mil-lions quatre cents mille livres, furentsupprimés par arrêt du conseil du 10 octo-bre >72.0. Nous ne parlerons ici que dela banque royale d'Angleterre & de la ban-que royale de Paris , fur le pied qu’ellessubsistent aujourd’hui, & ce que nousen dirons est emprunté du même auteur.

Banque royale d'Angleterre ; elle a lesmêmes officiers que l’échiquier. Voye%ECHIQUIER. Le parlement en est garant ;c’est lui qui assigne les fonds nécessairespour les emprunts qu’elle fait fur l’état.

Ceux qui veulent mettre leur argent àla banque en prennent des billets, dontles intérêts leur font payés , jusqu’au boutdu remboursement, à raison de six pourcent par an.

Les officiers de la banque royale fontpublier de temps en temps les paiementsqu’ils doivent faire, & pour lors ceux quiont besoin de leur argent le viennent rece-voir. Il est cependant permis aux parti-culiers d’y laisser leurs fonds ; s’ils lqjugent à propos, & les intérêts leur enfont continués fur le même pied de sixpour cent par an.

Comme il n’y a pas toujours des fond*