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Canon.) sont des officiers qui font venirde Rome ou de la légation d’Avignontoutes les bulles, dispenses, provisions,& autre expéditions que le pape s’est ré-servé d’accorder seul. Voye\ EXPÉDI-TIONNAIRE. ( H)
Banquier , ( terme de Jeu. ) c’est celuiqui taille au pharaon , à la bajsette , &c.& qui dans ces jeux a toujours de l’avan-tage : les autres joueurs s’appellent ponte.Voye\ Pharaon, Bassette,Ponte.(O)
* B ANSE, f. m. ( en Chauderonnerie.)longue manne quarrée faite de branchesd’osier ou de châtaignier à l’usage desChauderonniers : c'est dans des hansesqu’ils enferment & transportent leurs ou-vrages.
* BANTAM , (Geog.) ville d’Asieaux Indes, dans l’île de Java, capitale duroyaume de même nom, divisée en deuxparties par une riviere. Long. 123 , 3.lat. me'rid. 6. 20.
BANTAM, f. m. (H fl. nat. Ichtyo-logie.) poisson ainsi nommé à Amboine,& très-bien gravé & enluminé dans lapremiere partie du Recueil de Coyett,figure 184.
Son corps est médiocrement alongé,très-comprimé par les côtés, pointu auxdeux extrémités , & couvert déraillesastèz petites ; ía tête est écailleuse & pe-tite , ainsi que sa bouche qui est conique,obtuse.
Ses nageoires font au nombre de cinqseulement & à rayons mous : savoir, deuxpectorales très-petites comme triangu-laires; une dorsale triangulaire, petite,sur le milieu du dos ; une anale triangu-laire, petite, derriere le milieu du ven-tre , & celle de la queue qui est fort gran-de , fourchue jufqu’aux trois quarts endeux branches étroites ; il n’y a point denageoires ventrales.
La couleur générale de son corps est unbleu-clair'fur les côtés & le ventre, &plus foncé fur le dos jusqu’à la ligne laté-rale , qui prend son origine du haut deTouverture des ouies, & va fe rendre aumilieu des côtés de la queue, en se rap-prochant une fois plus du dos que duyçntre : ses nageoires sont jaunes, ainsi
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que le dessous de fa tête, laquelle estbleue en dessus ; la prunelle de ses yeuxest blanche-argentine , entourée d’un irisjaune.
Remarques. S’il suffit de n’avoir pointde nageoires ventrales pour avoir un cer-tain rapport avec les anguilles, on peutpenser que le hantarn seroit de la famillede ces poissons, quoique son corps ne soitpas d’une forme cylindrique. ( M.Adhn-SON.)
BANTIALA, f. m. ( Hifl. nat. Botan.)nom Macaílàrs d’une plante parasited’Amboine , que les Malays appellentruma-fumot, qui signifie nid de fo urmis .Rumphe en distingue deux especes.
Premiere e/pece. Bantiala.
Le bantiala , proprement dit, a ététrès-bien gravé , quoique fans détails,dans l’Herbarium Amboinicum de Rum-phe, vol. VI, page n9 , planche LV rfigure 2 , sous le nom de nidus germinansformicarum rubrarum.
C’est un tubercule sphéroïde de quinzeà seize pouces de diamètre, ridé exté-rieurement, couvert de rugosités â-peu-plés comme le citron 011 l’orange ditepampelmous , d'un beau verd , à écorcemoïse , tendre, séparée de la substanceintérieure qui est charnue, succulentecomme la chair d’une pomme bien mûre,partagée en plusieurs cloisons compara-bles aux rayons ou gâteaux des ruches àmiel des abeilles, & habitée par desfourmis. La partie inférieure de ce tuber-cule produit nombre de petites racinesfibreuses qui s’implantent dans l’écorcedes arbres , fur les branches desquels vitle bantiala.
De la partie supérieure de ce tuber-cule part une seule tige simple, trian-gulaire , pandante , d’un pouce & demide diamètre, deux fois plus longue, char-nue, verte, pleine, toute couverte, àpeu près comme la tige des jeunes pal-miers , 'd’écailles triangulaires , imbri-quées, qui sont les bases des feuilles qu!y forment une espece de gaine.
Cette tige est entourée & comme cou-ronnée de dix à douze feuilles elliptiques,pointues aux deux extrémités , longues deAaa 2