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même ni ses fleurs, qui font, comme l’onfait, une partie eflèntielle aux.botaniíles,pour décider quelle place doit occuper,dans le régné végétal, cet arbre dont lamonstrueuse grostéur offre un fait desplus singuliers de Thistoire naturelle & dela botanique.
Conclusion. En faisant une récapitula-tion de tous les caractères tracés dans ladescription des diverses parties du bao-bab , en comparant ces caractères avecceux des plantes qui font les plus con-nues , on s’appercevra facilement ^u’ilappartient à la famille des malvacées,c’est-à-dire, de ces plantes qui ont unrapport très-prochain avec celle que l’onnomme mauve. Comme les mauves , ilfait une exception à la réglé générale detous les arbres & arbustes dont les feuillessortent d’abord de la plante en boutons ,c’est-à-dire, enveloppées de petitesécailles; ses feuilles, de même que cellesde tous les autres arbustes de cette classe,sortent nues fans être enveloppées , pasmême par leurs stipules qui ne font pasassez grandes pour les recouvrir : commeles mauves , il a un bois blanc & forttendre : comme elles il porte des stipulesattachées aux branches à l’origine desfeuilles : comme elles il perd ses feuillesen automne, même au Sénégal, où pres-que tous les arbres conservent les leurs :comme elles il abonde en suc mucilagi-neux : comme elles il a des poils, dontquelques-uns font en aigrette ou en fu^seau : comme elles il porte des fleurshermaphrodites qu’on pourroit appellerbelles du matin , parce qu’elles ne s'ou-vrent que depuis neuf heures du matinjufqu’à une heure après midi : commeelles il a un calice & les autres parties dela fleur placées autour de l’ovaire & nonau dessus ni a i dessous : comme elles ila des pétales distincts entr’eux ou séparéspar leur partie extérieure qui regarde lecalice, & réunis par leur face intérieureau cylindre des étamines : comme ellesil a les étamines réunies par le bas en uneefpece de gaine attachée aux pétales , &qui enveloppe l’ovaire auquel il touche :comme elles il a l’ovaire posé immédia-tement fur le fond ou le réceptacle du
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calice, & le style de cet .ovaire creuxcomme un tuyau dans toute fa longueur :comme elles il porte un fruit dans lequelles semences font rangées en tous sensautour d un axe quia été auparavant labase même du style de la fleur : commeelles eníìn , il a des graines dont Tem-bryon est recourbé en demi - cercle &composé de deux lobes.
Le baobab fe trouve donc rangé natu-rellement dans cette famille de plantes,& il doit être placé , comme nous avonsfait, dans la section de celles qui n’ontqu’un calice. Voje% nos Familles desplantes , vol. II. page 399.
Tout ceci est extrait d’un mémoiretrès - circonstancié fur l’histoire de cetarbre , que je lus à l’académie royale dessciences en 175b, & qui n’a été impriméque dans le volume des mémoires deladite académie, pour Tannée 1761 , avecfigures, aux planches VI & Vif page.218 à 243. (M. Ad s/nso n .)
§ BAPALME , ( Ge'ogr . ) B a p aima ,ville fortifiée de France en Picardie , à 5lieues d’Arras & autant de Cambrai, dansun pays sec, fans rivières ni fontaines ;ce n’étoit au XI fiecle qu’un château oùs’étoit cantonné un nommé Beranger,chef de voleurs , en 1090 : Eudes , ducde Bourgogne , comte d’Artois , T érigeaen ville , & la fit fermer de murs eni}; 1 ). Charles V fit fortifier cette place.Vauban & le chevalier de Ville y travail-lèrent fous Louis XIV. Il y a un état-major. Long ic, 3 , 52. lat. 50,60,6,12. (C) .
BAPTEME, f. m. ( Theol. ) sacrementpar lequel on est fait enfant de Dieu &de TEglife , & qui a la vertu d’essacer lepéché originel dans les enfants , & lespéchés actuels dans les adultes.
Le mot baptême en général signifielotion , immerfion , da mot grec, / 3 éss]o oufiu'i/ìíÇa ]e lave , je plonge , & c’est en cesens que les Juifs z^eWoïent baptême cer-taines purifications légales qu’ils prati-quoient fur leurs prosélytes après la cir-concision. On donne le même nom à celleque pratiquoit S. Jean dans le désert àT égard des Juifs, comme une dispositionde pénitence pour les préparer, soit à la