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chef, se jeterent sur la Podolie. L’armée ’de la couronne étoit sur la frontière; elle 1atsendoit sa solde : déja le murmure, iavant-coureur de la révolté, se faisoitentendre dans le camp. Bogujlas saisitcette circonstance : « mes amis , dit-il,fy en s’adreíïànt aux soldats, la république■f> ne daigne plus se souvenir de ses dé-», fensetirs. Les seigneurs ne font occupés?> qu’à s’ouvrir un chemin au trône ; &■fy nul d’eux ne songe que les défenseursfy de ce trône, prêts à mourir de faim,fy font abandonnés à la merci des Tarta-res. Croyez-moi, pénétrons dans lafy Tartarie ; allons chercher chez nosfy ennemis la récompense que la patriety nous refuse ; & revenons chargés deleurs dépouilles , 1 . Ce discours si con-forme à l’efprit d’indépendance, quirégnois alors dans l’arnrée, fut répété danstous les rangs ; & Bogujlas d’une voixunanime fut proclamé général : il con-duisit les rebelles dans la Tartarie , livra-au pillage les villes & les campagnes,revint en Pologne, & envoya des députés-à la diette pour demander d’un ton ferme•& menaçant, la paie de dix ans que lanégligence des ministres avoit laissé s'ac-cumuler. La diette occupée d’objets plusimportants , fit peu d attention à cettedemande. Cependant l’armée dirigea famarche vers la Rustre, où, pendant unan, elle causa un dégât affreux, tandis queles Tartares imitoient en Pologne lafureur de ces rebelles qui s’honoroient dunom de confédérés. Cependant la dietteles déJaroit ennemis de la patrie. Bo-gujlas publioit des manifestes pour se jus-tifier ; mais bientôt son despotisme aigrittous les esprits : la jalousie des autres offi-ciers acheva de les aliéner ; le suppliced’un député qu’iì fit périr pour avoirmanqué d ? audace à la diette, fit succéderJ’horreur au mécontentement ; enfin uneamnistie publiée par la république lui en-leva quarante compagnies à la fois, & lereste menaça d’une désertion générale.Bog fias craignit alors de se voir exposé,fans d'.fenle, au reííèntiment de la répu-blique ; il fe soumit, oublia ses chimériquesprétentions à la couronne, & rentra dansî.aíp-ule dont il étoit sortj. (M SL Gacy.j
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BARAQUE, s. f. ( Architecture.) lieuconstruit de charpente; revêtue de plan-ches de bateau, & couverte de doffes, &pratiquée près d’un grand attelier , oudans un grand chantier pour servir auxouvriers de magasin pendant Phyver 3 &de retraite pendant l’été. (P)
Bakaque, f. s. ( en Art milit. ) estune hute ou petite loge pour des sol-dats dans un camp. Voye\ Hute.
Ce mot vient de barracas en Espagnol,petite cabane que les pécheurs font furle bord de la mer.
Celles pour la cavalerie étoient autre-fois appellées baraques ; & celles pourl’infanterie , hâtes ; mais le terme bara-que est à présent usité indifféremment pourles deux.
Pour faire les baraques , on fiche qua-tre perches fourchues en terre, & on enmet quatre autres en travers ; ensuite onéleve les murailles avec ides mottesde terre, des claies, ou tout ce quele lieu fournit de propre pour cela : ledessus est couvert de chaume ou de ga-fon, selon la commodité qu’on en s.Quand l’armée est en quartier d’hyver ,les soldats font ordinairement des bara-ques ; en été , ils fe contentent de leurstentes. (Qj
BARASA , ( Géog. sainte. ) ville dela Palestine , dans la tribu de Gad.
BARAT, f. m. ( Commerces) vieux motFrançois &hors d’usage, qui signifioit au-trefois tromperie , fourbe , mensonge. C’eiidu barat que vient le terme de baratte-rie , dont il y a un titre dans les ordon-nances de la Marine. (G).
BARATHRE, f. m. ( Hìjl. a tic.) gouf-fre , lieu très - profond dans Tactique ,où l’on avoit coutume de précipiter lesscélérats. 11 étoit revêtu de pierre detaille , en forme de puits ,• & dans le murde revétiffement, on avoit scellé d’esi-pace en espace , des crampons de fer cro-chus , dont quelques - uns avoient lapointe en haut , & d’autres de côté,pour approcher & déchirer les criminelsdans leur chute. Ce nom chez les Grecsest encore commun à toute forte de gouf-fres, d’abymesj & de 'concavités de 1 aterre. (G)