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Tome quatrième.
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BAR

BARATTE , s. f. ( Economie rufiiif.) |

Vaisseau fait de douves , plus étroit par Ien-haut que par en-bas , & qui sert àbattre la crème dont on fait le beurre.

L’ouverture de la baratte se couvreavec une sebille trouée qui s’y emboîte ,

& par le trou de laquelle passe un longbâton qui sert de manche au bat-beurre.

Le bat-beurre est un cylindre de boisépais d’environ deux pouces , percé dejpluílCtlsS tlOUS , ÔC 'Líi'iim.íJnr'lip rìp. pi ils 311bout d’un long bâton ; les trous du cy-lindre fervent à donner passage au lait debeurre à mesure que le beurre s’avance.

Ce font les tonneliers qui fabriquent& vendent les barattes ; & elles font àl’ufage des habitants de la campagne.

BaRATTERIE , f. f. ( Commerce.')malversation , tromperie. Voye\ BarAT.Baratterie de patron , ( Commer-ce. ) en termes de commerce de mer ,signifie les larcins,déguijements , & altéra-tions de marchandises que peuvent cau-ser le maître & l’équipage d’un vaisseau,& généralement toutes les supercheries& malversations qu’ils mettent assez sou-vent cn usage pour tromper le marchandchargeur & autres intérestes.

On trouve dans ^ordonnance de laMa-rine dh mois d’Août 1681 , liy. II. & III.les détails des differentes baratteries , quepeuvent commettre les patrons ou maî-tres de vaisseau, & les peines décernéescontr’eux dans ces occasions. ( G )

* BARBA, ( Géog. ) petite ville duroyaume d’Alger, en Barbarie.

BARBACANNE, f. f. ( en Architeclu-re. ) c’est une ouverture étroite & lon-gue en hauteur , qu’on laisse aux mursqui soutiennent des terres, pour y don-ner de l’air , ou pour en faciliter l’entrée&c la sortie des eaux ; on la pratique sur-tout lorsque l’on bâtit en des lieux sujetsa l’incndation ; elle se nomme auísi ca-noniere & ventouje , & en latin collu-viarium. ( P )

Barbacanne , c’est ainsi qu’on ap-pelle en Fortification , les ouvrages avan.ces d’une place ou d’une citadelle ; leprincipal usage de la barbacanne , est d’êtrele boulevard des portes ou des murailles.

Voyei Défense.

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Ce nom rend le promurale , ante mu-rale , murus exterior des Romains , &ce que les François nomment contre-mur. H dénote auísi un fort à l’entréed’un pont ou à la sortie d’une ville , avecune double muraille , comme celle quel’on voit à Rouen à l’un des bouts deíòn pont de bateaux. C’est pourquoi plu-sieurs lui donnent encore le nom de bar-bacanne. Il étoit d’usage aussi pour si-gnifier une ouverture des murailles, par

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l’ennemi ; mais on ne s’en sert plus àprésent. Voye ç CRÉNEAU & EMBRA-SURE. ( Q )

BARBÀCOAS (les) , Géogr. peuplesdu Popeyan , dans l’Amérique méridio-nale. Ils habitent vers les montagnes,entre la mer Pacifique & la riviere deCauca. ( + )

* BARBADE , ( Géog. ) île de l’Amé-rique , & l’une des Antilles. Long. 318.40. la t. 13. 20.

• * BARBANÇON, ( Géog. ) princi-pauté dans le Hainault.

* BARBANDA , ( Géog. anc. ) villejadis considérable de la haute Egypte, iln’en reste plus que quelques ruines entreGirgio & Asna.

* BARBARA , ( Log. ) terme par le-quel on designe le premier mode d’ar-gument de la premiere figure : un syllo-gisme en barbara a ses trois propositionsuniverselles affirmatives. Voye{ SYL-LOGISME.

* BARBARCA , (Hijì. nat. bot .) plan-te qui pousse plusieurs tiges à la hauteurd’un pied & demi, branchues, creuses,plus petites que celles de la rave , &ayant quelque restemblance à celle ducresson , vertes, noirâtres & luisantes ;ses fleurs font petites, jaunes, à quatrefeuilles disposées en croix. II leur succé-dé de petites gousses tendres, rondes &longues , qui cont.ennent des semencesrougeâtres : fa racine est oblongue , mé-diocrement groííè , & d’un goût acre. Ellecroît dans les champs, & on la cultivedans les potagers.

Elle contient du sel essentiel & del’huile ; elle est détersive & vulnéraire ;elle excite l’urine ; elle est salutaire dans