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Barbarie presque que des monnoies étran-gères. Ils ont pourtant leurs burbas, leursdoublas , leurs rubics, & quelques au-tres pieces. Le commerce est le mêmepar-tout fur cette côte , excepté à Sa-lé & au bastion de France. L’or &l’ivoirequi viennent de Salé en Europe , y sontapportés de Sudan & de Gago en Guinéepar des casilas Arabes. Les plumes d’au-truches viennent de Sara. Le commercede Tamboucton, capitale de Gago, selait singulièrement , c’est un échanged’or en sel. Le marchand met son sel àterre sur des nattes de jonc , & se retire :îe Negre vient, il examine le tas de selqui lui convient, il met à côté la pou-dre d’or qu’il en veut donner , & se re-tire à son tour : le marchand se rappro-che ; si la quantité d’or lui convient, ilprend une poignée de sel qu’il met à côtéde Tor ; si elle ne lui convient pas il nemet rien; il se retire ensuite : le Negrese rapproche & emporte son sel ou aug-mente la quantité d’or , ou retire son or,& tout cela se fait sans parler. Le silenceest ordonné par la loi , comme le seulmoyen de prévenir les querelles entre lesmarchands, & il s’observe rigoureusement.
Le bastion de France fait faire la pê-che du corail, & en trafique particuliè-rement. Voye^ à Particle CORAIL cettepêche & ce commerce.
* Barbarie ( mer de ), Géog. c’estainsi qu’on appelle toute la partie de laMéditerranée , qui baigne les côtes desroyaumes de Tunis , d’Alger , & de Fez,6c qui s’étend jusqu’aux îles de Sicile &de Sardaigne. On ne comprend quelque-fois fous ce nom , que ce qui baigne lescôtes d’Alger & de Fez.
* Barbarie ( les seiches ou baffes de ),; Qéog■ anc. & rnod. ce font les écueilsdu golfe de Sedra , que les anciens ap-pellcient Syrtis magna ou major. Onentend aussi par ce nom , quelquefois ,.le golfe de Sedra même.
BARBARIN , f. m. ( Hist.nat. Zoo-log. ) poisson de mer , mieux connufous le nom de surmulet. Voyc\ SUR-MULET.
BARBARIN , poisson de riviere , petitbarbeau. Voye^ BARBEAU. ( Ij
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BARBARISME , f. m. ( terme â*Gramm. ) le barbarisme est un des prin-cipaux vices de l’élocution.
Ce mot vient de ce que les Grecs &les Romains appelloient les autres peu-ples barbares , c’est-à-dire étrangers ; parconséquent tout mot étranger mêlé dansla phrase greque ou latine e'toit appellébarbarisme. Il en est de même de toucidiotisme ou façon de parler, & de touteprononciation qui a un air étranger ; parexemple , un Anglois qui diroit à Ver-sailles , est pas le Roi allé à la chaste ,pour dire , le Roi rìest-il pas allé à lâ-chasse ? ou je suis sec , pour dire, s aisois , feroit autant. de barbarismes parrapport au françois.
U y a aussi une autre efpece de barba-risme', c’est lorsqu’à la vérité le mot estbien de la langue, mais qu’il est pris dan»un sens qui n’est pas autorisé par l’ufagede cette langue , ensorte que les naturelsdu pays font étonnés de l’emploi quel’étranger fait de ce mot : par exemple ynous nous servons au figure du mot en-trailles , pour marquer le sentiment ten-dre que nous avons pour autrui ; ainsinous disons il a de bonnes entrailles,c’est - à - dire il est compatissant. Unétranger écrivant à M. de Fenelon , ar-chevêque de Cambrai , lui dit : Mgr, vousave^ pour moi des boyaux de pere. Boyauxou intestins pris en ce sens , font un bar-barisme , parce que selon l’usage de no-tre langue, nous ne prenons jamais ce$mots dans le sens figuré que nous don-nons à entrailles.
Ainsi il ne faut pas confondre le bar-barisme avec le solécisme ; le barbarismeest une élocution étrangère, au lieu quele solécisme est une faute contre la régu-larité de la construction d’une langue ;faute que les naturels du pays peu vensfaire par ignorance ou par inadvertence,comme quand ils se trompent dans legenre des noms pu qu’ils font quel-qu’autre faute contre la syntaxe de lentlangue.
Ainsi on fait un barbarisme i°. endisant un mot qui n’est point du diction-naire de la langue. 2 9 . En prenant un motdans un sons différent dè celui qu’il q
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