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dans l’ufage ordinaire, comme quand onse sert d’un adverbe comme d’une pro-position , par exemple , il arrive aupa-ravant midi , au lieu de dire avant midi.3 tt . Enfin en usant de certaines façons deparler , qui ne font en usage dans uneautre langue.
Au lieu que le solécisme regarde lesdéclinaisons, les conjugaisons , & la syn-taxe d’une langue , i q . les déclinaisons,par exemple, les emails au lieu de direles émaux : î°. les conjugaisons , commesi l’on disoit il alli pour il alla : 3 ? . lasyntaxe , par exemple, je ríai point del'argent , pour je n’ai point d'argent.
J’ajouterai ici un passage tiré du IV-livre a d Herennium , ouvrage attribué àCicéron : La latinité, dit sauteur , con-Jìjîe à parler purement , Jans aucun vicedans Vélocution. « II y a deux vices qui>» empêchent qu’une phrase ne soit latine,
,, le solécisme & le barbarijme ; le solé-,, cisme, c’est lorsqu’un mot n’est pas bien,, construit avec les autres mots de la„ phrase ; & le barbarisme , c’est quand„ on trouve dans une phrase un mot qui„ ne devoit pas y paroicre, selon fustige„ reçu Latìnìtas ejì quœ Jermonempurum conservât , ab ornni vitio remo-tum. Vitia in Jermone, quominus , is la-tinus fit , duo pojsiunt ejse ; JoleciJ'musLi barbarisimus. Solecijinus ejì , cum ver-bis pluribus conjequens verbum J'uperiorinon accommodatur. Barbarifmus est càmverbum aliquod vitiofì affertur. Iíheto-ricorum ad Herenn. Lib. IV. cap. xìj-(F)
BARBARISME, (Musique.) J’ai luquelque part qu'on se sert de ce mot pourexprimer faction d’un compositeur qui,n’étant pas encore connu, prend des liber-tés qui ne conviennent qu’aux grandsmaîtres, veut introduire des nouveautés,ou même emploie trop souvent les licen-ces que les grands maîtres ne se permet-tent que rarement. Il est clair que celuiqui, le premier, s’est servi du mot barba-risme dans ce sens , n’a fait que le tranl-porter de la Grammaire à la Musique.(F D. C.)
* BARBATA ou BARBUE, { My-tholog. ) surnom qn’on donuoit à Vénus ;Tome 1V %
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en effet , on la représentoit quelquefoisavec de la barbe & avec les deux sexes.
*JBARBATH oaMARBATH, ( Géog.anc. & rnod. ) ville de f Arabie heureuse;dans une petite province nommée Sehagtou Hadhratnuth , qui est l’Adramytenedes anciens.
* BARBATO, ( Géog.) riviere del'Andalousie , en Espagne, qui coule dansl’évêché de Cadix , & se jette dans l’O-céan Atlantique à Porto-Barbaro.
* BARBATO ou PORTO - BAR-BATO , ( Géog. anc. & mod. ) petiteville d’Espagne, dans l’Andalousie , furl’Océan Atlantique à l’embouchurc de lariviere Barbato. C’est , selon quelquesGéographes , la ville Belo ou Bello desanciens ; d’autres veulent que Belo ou,
? Bello des anciens soit Conil ou Belona„
; BARBE , le poil qui croît au mentoní1 & autres parties du visage , sur-tout de$mâles adultes. V. Poil.
La barbe est la premiere marque dapuberté ; c’est un indice que la semencecommence à se faire ; elle continue , sile sang produit la même humeur proli-fique : elle cesse de poustèr , ou tombe,si cette sécrétion importante est empê-chée. On connoît par - là pourquoi labarbe & les cheveux tombent souventdans la vieillçílè. La voix d’un garçonressemble à celle d’une fille avant la sé-crétion de la semence, après quoi estedevient grave & rauque , & ce symptô-me paroit avant la barbe. ( L )
La barbe a été assujettie à diverses cou-tumes & cérémonies. Kingson nous astíìrequ’une partie considérable de la religiondes Tartares consiste dans le gouverne-ment de leur barbe ; qu’ils ont fait unelongue & sanglante guerre aux Persans T& les ont déclarés infidèles , quoique deleur communion à d’autres égards, pré-cisément à cause que ceux-ci ne se fai-soient point la moustache à la mode sui-vant le rit des Tartares.
Athenée remarque , d’apròs Chrysippeque les Grecs avant Alexandre , avoienttoujours conservé leur barbe , & que lepremier Athénien qui coupa la sienne ,tut toujours après cela dans les médaillessur-nojftfné h tondu, Plutarquç
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