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Tome quatrième.
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considérables de la hauteur du mercure :mais lorsque la poulie commence à semouvoir, son mouvement est plus grandqu’il ne devroit être alors. Voilà fansdoute un inconvénient auquel on ne peutremédier qu’avec beaucoup de peine. Celarometre est encore sujet à d’autres in-convénients qu’on a eu foin de marquerdans les TranJ. Philos. n°. 185 .page 241.auílì n’en fait-on aucun usage. Mujjch. .

Baromètre conique. C’est une machineplutôt curieuse qu’uti'e. Elle consiste enun tuyau conique verticalement placé,dont Pextrêmité supérieure , & qui est laplus petite, est fermée hermétiquement.Ce baromètre n’a point de vaisseau ou debaísin , fa figure conique y suppléant,pourvu que 1 extrémité inférieure de cetuyau ait un diamètre fort petit : caralors le mercure le soutient de lui-mémedans ce tuyau, étant soutenu par les par-ticules de l air, comme par un piston so-, lide ou un fond. Quand ce tuyau est rem-pli , si le mercure s’y soutient, son poidsest équivalent au poids de satmosphere ;& si satmosphere varie, le mercure mon-tera ou descendra. Ainsi quand le poidsde satmosphere s’augmente , le mercureest chassé dans la partie du tuyau la plusétroite ; & par ce moyen la colonne estétendue , & son poids est augmenté. Aucontraire quand satmosphere décroît, lemercure s’abaisse dans la partie la pluslarge du tuyau ; & par ce moyen fa colonneest plus courte, & fa pression par consé-quent est affoiblie.

Pour rendre ceci plus intelligible, sup-posons que ce baromètre soit représentépar le tuyau A B ( fig. 6 . ) qui est conique,& que ce tuyau étant renversé, se trouverempli de 30 pouces de mercure depuisA jusqu’à C ; & comme la variation dumercure dans le baromètre est de trente àvingt-sept pouces, supposons que la mêmequantité de mercure A C dans la partieinférieure du tuyau D B, ait la hauteurJDB de vingt-fept pouces ; alors il estcertain que lorsque le mercure se trouveradans le baromètre ordinaire à la hauteur de30 pouces, le mercure dans le tuyau occupeia l’eí'pace A C ; & quand le mercurefera dans le baromètre à 27 pouces, le mer-

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cure du tuyau occupera Fespace DB ; ainsila variation du mercure dans le baromètrefera depuis A jusqu’à D , qui est un espacede près de trente pouces, pendant que cettevariation ne fera que de 3 pouces dans lebaromètre ordinaire. Ce baromètre est deFinvention de M. Amontons. Miífsch.

L’inconvénient de ce baromètre est quepour empêcher le mercure & i’airde chan-

! ger de place , & de se mêler ensemble , ilfaut que le diamètre intérieur du tuyau| soit très-petit cette petiteíîè tend lefrottement de la liqueur si sensible, qu’cîlepeut F empêcher d’agir librement : ainsicet instrument n’eft guere bon que pourles manns, qui n’y regardent pas de siprès, & qui s’en servent depuis trente-cinq ans, parce qu’il est fort commode.En ester , il suffit de le renverser lorsqu’on.le veut garder, & quand on veut connoî-tre le poids de Fair , il suffit de prendre letuyau à la main , & de le tenir dans unesituation verticale. Pour empêcher quele mercure n’en forte par en-bas , commeil pourroit arriver dans les mouvementsviolents du vaisseau, on met au-dessousdu tuyau , proche de B , un peu de cotonà travers lequel l’air passe librement ; &s’il arrive alors par quelque accident qu’iltombe un peu de mercure de la colonneA D , il suffit de retourner le tuyau ; &ce qui est tombé se rejoint d’abord à lacolonne. 11 y a encore un autre baromètreà 1 usage des marins. Ce baromètre qui aété aussi inventé par le docteur Hook ,pour pouvoir servir sur mer , où le roulisdu vaisseau rendroit les autres impratica-bles , n’est autre chose qu’un thermomètredouble, ou deux tubes à demi - remplisd’esprit-de-vin , dont F un est fermé her-métiquement par les deux bouts, & ren-ferme une certaine quantité d’air; & l’au-tre est fermé par un bout, & ouvert parl’autre. Or l’air, comme l’on fait, agit furl’efprit-de-vin , & le fait monter par deuxraisons ; par fa propre gravité , commedans le tube de Torriceîli ; & par fa cha-leur , comme dans le thermomètre. Si doncles deux tubes sont divisés par degrés , en.-forte qu’ils s’accordent 1 un avec I’autre.au temps où Fair y est renfermé, il s’en-^ fuit que lorsqu’ils s’accorderont encore