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Tome quatrième.
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BAR.

ensuite, la pression âe Patmosphere sera >ia même que dans le temps que l’air a cterenfermé. Si dans le thermomètre qui estouvert à l’air , la liqueur est plus haute ,en considérant en même temps combiens autre s’éleve ou s’abaifíe par l’opérationde la chaleur ou du froid , on verra quel’air est plus pesant: au contraire , quandle thermomètre ouvert est plus bas encomparaison de l’autre, 1 air est plus îegerque dans le temps que l’instrument a étédivisé par degrés. Mais il faut se restòu-venir que la condensation & la raréfac-tion de l’air . sur quoi toute cette ma-chine est établie, ne dépendent pas seule-ment du poids de í’atmosphere , ma:squ’elles sont austi causées par Pacrton dcîa chaleur & du froid, sis est pourquoi cettemachine ne peut pas être nommée un ba-romètre , mais plutôt un instrument quiindique les altérations de Pair. Voye[MANOMETRE.

Cependant cet instrument est regardécomme étant fort bon pour faire connoî-cre si le temps doit être mauvais, demême que les changements de vents, &

1 approche du froid. Transacl. Philos.

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Le baromètre statique , dont se fontservis Boyie , Otto de Guericke, ùc. estdéfectueux, tant par Faction du chaud ,que parce qu’il est peu précis &: peu com-mode : il consiste en une astèz grande bou-teille de verre , tenue en équilibre par unpoids de cuivre , dans des badins de balan-ce fort légers : ces deux corps étant (Péga-se pesanteur, mais d’inégal volume, si lemilieu ou fluide dans lequel ils pesent éga-rement est changé , le changement de leurpoids s’en suivra; de sorte que si Pair de-vient plus pesant, le corps le plus granddeviendra plus léger en apparence, parcequ il perdra plus de son poids que le pluspetit, qui est le plus dense : mais si lemilieu est plus léger, alors le corps leplus grandi emportera furie plus petit.

Phénomènes du baromètre. Ces phé-nomènes font différents, & les auteurs nefont pas plus d'accord fur leurs causes ,que fui 1 usage que l’on en peu t faire pourprédire les changements de temps. Sor lehaut de ]& montagne de Saonden en An-

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gleterre, qui a 1240 toises de hauteur, lodocteur Halley trouva le mercure de 3pouces huit dixiemes plus bas qu’au pied :d’où il paroi t que le mercure basile detÍ de pouce par trente toiles. Derh.am afait pareillement des expériences de lahauteur au mercure fur le haut & aupied de cette montagne, & croît qu’ilfaut 32. toises d’élévation perpendiculai-re, pour que le mercure baisse de d unpouce : d’où cet auteur a cru qu’on pou-vois tirer non-seulement la hauteur dei’atmofphere, mais austi une méthodepour mesurer la hauteur des montagnes.Suivant cet auteur, si le mercure ici basest à 3 0 pouces, à 1000 pieds de hauteur ,il fera à 28 st pouces ; à 2000 pieds, à2-7 ,M ; à 3 00 ° > 26 /st ; à 4000, 25 Asà <5000 , 24 Tist ; à un mille, 24 ; Z

deux milles, 20 tÁ ; à cinq milles, 11 t il jà dix milles, 4 jàí ; à quinze milles, 1à vingt milles, ofe; à trente milles, t®à quarante milles, Ais. Mais on supposédans ce calcul que l’atmofphere est par-tout une densité à-peu-près égale, & quesi on la divise en portion d’égale hauteur,le poids de ces portions est presque lemême, ce qui est bien éloigné d être vrai ;car Patmo r phere devient continuellementmoins dense à mesure qu’on s’éloigne dela terre; & ainsi une même quantité d’airoccupe toujours un volume de plus enplus grand. C’est pourquoi si on divisePatmosphere en différentes couches,toutesd’une hauteur égale, ces couches pèse-ront d’autant moins qu’elles seront pluséloignées du centre de la terre. M. Ma-riette , dans son Ejsai sur la nature dePair, a donné un calcul de la hauteur dePatmosphere , fondé sur les observationsdu baromètre faites au sommet des mon-tagnes. Ce calcul est fondé fur ce principe,que Pair fe condense en raison des poidsdont il est chargé ; fauteur trouve quinzelieues environ pour la hauteur de Pat-mosphere , qui est austi à-peu-près laquantité que M. de la Hire trouve par lathéorie des crépuscules. M. Mariette,ajoute austi à son calcul un estai de mé-thode pour déterminer par les mêmesprincipes la hauteur des montagnes : mais1, onregatde aujourd’hui astèz généralemene

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