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toutes cêS méthodes, comme plus curieu- 'ses que sûres & utiles. V. ATMOSPHERE.
On trouve que la plus grande hauteurdu baromètre à Londres, étoit à 30 pou-ces §, & son plus grand abaistèment à i8-pouces ; à Pobservatoire de Paris, fa plusgrande élévation est de 28 pouces A, &fa moindre 16 A fur la mesure du pied deParis, qui est plus grand de tIt que celuide Londres : ces observations s’accordentà celles qui ont été faites par M. Wolf àHall en Saxe. A Alger le mercure s’éleveà 30 pouces A ou A par le vent de nord,quoique ce vent soit accompagné de pluie& d’orage. H est vrai qu’il y a une expé-rience dans laquelle la hauteur du mer-cure surpasse de beaucoup ces nombres ;le mercure étant parfaitement purifié &suspendu dans un tube à la maniéré deTorricebi, monte à la hauteur de 73 pieds,quoiqu’à la moindre secousse il baillé à lahauteur ordinaire; Ce phénomène n’a pascausé peu d’embarras lorfqu’il a été ques-tion d’en découvrir la cause. Voici l’ex-plication que M. Muílchenbroek en donnedans ses ejsais de Physique. Lorsqu’on apurgé le mercure de Pair qu'st contient,il devient un corps beaucoup plus deniéque lorsque l’air se trouvoit placé entreses parties : ce mercure peut austî alorss’attacher fort étroitement à la surface duverre ; ce qui fait que ses particules'yrestent suspendues ; & comme ces parti-cules s’attirent très-fortement, elles sou-tiennent des particules voisines, & lemercure demeure suspendu par ce moyenà une très-grande hauteur : mais si onsecoue le tuyau , alors les particules dumercure qui étoient contiguè's au verreen font détachées, tout retombe. Onpeut voir dans l’ouvrage cité Pexplicationplus détaillée de ce phénomène singulier,
& la réfutation de toutes les autres hypo-thèses qu’on a imaginées pour en rendreraison.
M. Boyle remarque que les phénomè-nes du baromètre font si variables , qu’ilest extrêmement difficile de donner desréglés générales de son élévation ou deson abaissement. 11 semble cependant quece soit une réglé assez générale, que quandíes vents, soufflent dç bas en haut, le mer-
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cure est plus bas : mais cela n’est pas tou-jours vrai. L’illustre M. Halley nous adonné les observations suivantes. Dansun temps calme, quand il doit pleuvoir,le mercure est communément bas, & ils’éleve quand le temps doit étre_ serein.Quand il doit faire de grands vents ac-compagnés de pluies, le mercure descendplus ou moins bas , selon le vent quisouffle. Toutes choses égales, la grandeélévation du mercure arrive quand lesvents soufflent de l’est ou du nord-est.Après que le vent a soufflé violemment,le mercure, qui, pendant le temps quele vent soufíloit, étoit fort bas, s’éleveavec rapidité. Dans un temps calme,pendant lequel il gèle, le mercure se tienthaut. Dans les lieux les plus exposés aunord, le mercure souffre plus de variationque dans les lieux exposés au midi : àNaples st varie rarement de plus d’uopouce ; au lieu qu’à Upminster il variede 2 A pouces , & à Petersbourg de 3 m-Transacl. Phitos. n w . 434. p- 401. Entrs& proche les tropiques, le mercure nsvarie que peu ou point du tout.
Le docteur Real remarque que, touteschoses égaies, le mercure est plus haut dansl’hiver que dans Pété , & ordinairementle matin qu’à midi ; qu’il l’est encore dansun temps serein , un peu plus que devantou après, ou que quand il pleut, Sz qu’:ldescend ordinairement plus bas après lapluie qu’auparavant : s’il arrive qu’ils’éleve après qu’il a plu, c’est ordinaire-ment un indice de beau temps. Il arrivecependant des changements considérablesdans Pair, fans que le baromètre varie sen-siblement.
Par rapport à l’usàge des baromètres ,un habile physicien remarque que par sonsecours nous recouvrons la connoiíîàncoqui est dans les animaux, & que nousavons perdue, parce que nos corps ne fontpoint exposés à 1 air comme les leurs: Ltparce que nous nous livrons à Pintempé-rance , & que nous corrompons la sensibi-lité de nos organes. Par rapport aux pré-dictions des baromètres , M. Halley déjàcité trouve que l’élévation du mercureprésage le beau temps après la tempête ,& que le vent soufflera, de l’est ou du